« Je vais mourir de tout ça » : désespérée, une cheffe d’entreprise crie son désarroi dans L’Heure des Pros

Par Emmanuelle Bourdy
14 novembre 2020
Mis à jour: 14 novembre 2020

Sylvie Brossard, cheffe d’entreprise indépendante, s’est exprimée sur CNews ce vendredi 13 novembre dans l’émission L’Heure des Pros de Pascal Praud. Terriblement impactée par la crise sanitaire, elle a expliqué la situation dans lequel elle se trouve à l’antenne, dans un total désarroi.

Pascal Praud, qui débat des grands thèmes de l’actualité dans L’Heure des pros, a invité la cheffe d’entreprise indépendante Sylvie Brossard, ce vendredi 13 novembre. Sylvie Brossard, profondément affectée par la crise sanitaire actuelle, a tout d’abord expliqué qu’elle a toujours été « indépendante » et qu’elle a toujours travaillé, sans ne « jamais rien demander à personne ».

« Ces gens-là décident de la vie et de la mort des autres »

Mais depuis que le coronavirus est arrivé, sa vie a complètement basculé. « Je [ne] supporte plus d’entendre les gouvernants. Castex, hier, je [ne le] supporte plus, je craque. Ces gens-là décident de la vie et de la mort des autres », s’est indignée la cheffe d’entreprise. Elle a poursuivi : « Ils mentent toute la journée. Je voudrais juste vous dire M. Praud : les politiques vous mentent, Bruno Le Maire vous ment. On vous explique qu’on met en place des tas de mesures, [mais] la plupart du temps, ce n’est pas vrai. »

Elle a argumenté en expliquant qu’elle est censée « avoir droit au fond de solidarité », mais qu’en raison « d’un contentieux fiscal », sa demande a été rejetée, ainsi que lui a répondu l’administration fiscale. Elle avoue : « Oui, j’ai un contentieux fiscal, mais je ne suis pas la seule en France, et je suis censée – tant que je n’ai pas été condamnée, et que je ne me suis pas battue – être présumée innocente. Donc ça, tout le monde s’en fout, [il n’] y a que les indépendants qui ont cette mesure, pas les autres, pas les grandes entreprises. Orange a un contrôle fiscal très important, eh bien je pense que les dirigeants d’orange et que les salariés d’orange ont droit à toutes les mesures et au chômage partiel, sauf que, par définition, quand on est indépendant on est seul. »

« Tout le monde se fout de nous, moi je suis aujourd’hui invisible, je fais partie de la barrière d’ajustement du gouvernement, alors qu’on est des millions et qu’on devrait être la richesse de ce pays. On parle beaucoup des petits commerçants mais on [ne] parle pas des indépendants », soulève-t-elle encore à l’antenne.

« Je ne sais pas comment je vais leur donner à manger demain »

La situation de cette mère de trois enfants, dont deux sont encore à sa charge, est très préoccupante. « Je ne sais pas comment je vais leur donner à manger demain,  je ne sais pas comment je paye ma mutuelle. La dernière fois que je suis allée faire des courses,  j’avais le vertige. Je ne sais pas de quoi demain sera fait », se désespère-t-elle. Pour finir, Sylvie Brossard déclare qu’il y a une chose dont elle est certaine : « Ce dont je suis sûre, c’est que je ne mourrai pas du Covid, par contre je vais mourir de tous les effets collatéraux du Covid. »

« J’ai une gamine qui est en terminale, qui est déjà hyper stressée de la situation, et qui voit sa mère qui est en train de craquer complètement, donc j’en ai assez, je vais mourir de tout ça, en silence comme tous les autres. Les commerçants et les indépendants de ce pays vont mourir », conclut la cheffe d’entreprise. Tirant, désespérée, la sonnette d’alarme, elle a encore ajouté : « J’avais envie de me suicider. »

Même si à l’issue de ce témoignage, Florian Bachelier, le questeur de l’Assemblée nationale, a contacté Sylvie Brossard en direct et a affirmé qu’il s’occuperait de sa situation, qu’en sera-t-il pour tous les autres ?

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