J’étais un serial lover et riait quand quelqu’un m’a suggéré la méditation. Puis voici ce qui est arrivé quand je l’ai essayé

Par Epoch Times
17 novembre 2017
Mis à jour: 17 octobre 2019

Je m’appelle  Matúš Benko. J’ai une épouse et un jeune fils et nous vivons en Autriche, où je travaille comme chercheur post-doctoral à l’Institut de mathématiques appliquées à l’informatique de l’université de Linz. C’est mon histoire de comment je suis passé d’une personne égoïste manquant de respect et traitant mal les femmes, à une personne attentionnée ayant trouvé l’équilibre et un sens à la vie. Voici comment j’ai fondamentalement changé ma vie et mes relations. 

Depuis mon jeune âge, j’ai eu de nombreuses petites amies et bien que la plupart d’entre elles étaient très gentilles et aimables, je les quittais souvent sans raison valable. J’ai blessé tellement de gens au cours de ce processus.

Avant mon 16e anniversaire, ces relations étaient simplement enfantines et à court terme. Ma première relation de longue durée a commencé vers l’âge de 17 ans. Cette fille était très gentille, intelligente et une bonne personne. Durant la première année de notre relation nous n’avons pas eu de gros problèmes, de disputes ou malentendus. Puis, elle est partie pour ses études, nous avons continué une relation à longue distance pendant plus d’un an, mais je suis finalement tombé amoureux d’une autre fille, j’ai terminé ma relation avec ma petite amie sans trop de considération pour ses sentiments.

Dernièrement, en repensant à ces relations passées, je me suis rendu compte d’une vérité simple, mais que je ne pouvais pas voir alors − j’étais accro à tomber amoureux. Particulièrement, je cherchais constamment le sentiment de tomber amoureux. C’était comme si je n’avais jamais pris en compte que j’avais déjà une petite amie, ou comme si je croyais en quelque sorte que je ne devrais pas me contrôler pour autant. Je pensais que si je tombais amoureux de quelqu’un d’autre, cela voudrait dire que je n’aimais pas vraiment ma petite amie, que nous n’étions pas destinés à être ensemble. Je pensais que je devais juste suivre mes désirs, partir avec une nouvelle fille dès que j’y étais enclin.

Après avoir terminé ma première relation à long terme, je suis parti avec la nouvelle fille dont j’étais tombé amoureux.

Mais alors que j’étais avec elle, mon comportement est devenu de plus en plus absurde. Je continuais à tomber amoureux d’autres filles, encore et encore.

J’aimais ma petite amie, elle prenait soin d’elle, mais globalement je la traitais mal, je n’étais pas fidèle.

Matúš, à 23 ans. (courtoisie de Matúš Benko)

Nous avons réussi à rester ensemble pendant près de quatre ans, jusqu’à ce qu’elle ne me quitte finalement. La relation ne pouvait survivre que grâce à son incroyable tolérance et sacrifice. Elle a gardé son cœur ouvert, elle a répondu à mon mauvais traitement avec un grand pardon. Je crois qu’elle a même vu de la bonté en moi à des moments où je n’en voyais pas moi-même.

J’ai remarqué que son haut standard de comportement avait eu un grand impact sur elle − elle est devenue à la fois plus mature et une meilleure personne durant cette période. Pendant ce temps, je tombais dans un lieu très sombre. 

Durant ma jeunesse, j’avais l’habitude de boire beaucoup. Lorsque j’étais plus jeune, cette habitude était relativement inoffensive et drôle. Plus tard cependant, boire devenait comme ‘réveiller la bête’. Je me souviens de plusieurs occasions où je suis devenu très saoul, j’ai complètement perdu le contrôle − j’étais dans un état où je ne me souciais de rien, j’abandonnais tout contrôle de moi. Par exemple, je me souvenais à peine que j’avais une petite amie, et lorsque j’en étais à demi conscient, cela ne me retenait pas.

J’avais l’impression d’avoir complètement perdu mes qualités humaines et d’avoir été pris par une force sombre et égoïste. C’était très destructeur et perturbant. 

Alors qu’ au fond de moi, je pensais être une bonne personne – même si j’avais fait beaucoup de choses idiotes par le passé – avec le temps, j’en suis venu à croire que j’étais en fait à l’opposé du bien. Je faisais des choses que je considérais comme terribles et que je n’aurais pourtant jamais imaginées faire. Néanmoins, j’ai juste pu faire le premier pas pour comprendre le problème ; je ne savais pas comment le résoudre. J’ai commencé à croire que j’étais fondamentalement mauvais, j’ai commencé à me voir de cette façon.

Trouver une voie de sortie 

Je pense qu’il y a une grande différence entre savoir qu’il y a quelque chose de mauvais et pouvoir y faire quelque chose, car cela nécessite une volonté forte et de la discipline pour changer. Il est difficile d’imaginer comment pouvoir s’en sortir sans la direction et la sagesse que j’ai finalement trouvées.

Ce qui m’a aidé à trouver un chemin de sortie, c’était une méthode de cultivation de soi et une discipline de méditation appelée Falun Dafa, aussi connue sous le nom de Falun Gong. J’ai commencé à m’intéresser à la méditation vers 2008, lorsque j’ai lu le livre ‘Catching the Big Fish’ de David Lynch, qui était mon réalisateur favori à l’époque. Dans le livre, il décrit les effets formidables que la méditation a eus sur sa vie et sa créativité, cela m’a beaucoup intrigué.

Plus tard une amie m’a dit qu’elle faisait des exercices dans un parc et qu’ils comprenaient de la méditation, elle m’a introduit au Falun Dafa. À ce moment, même si j’aimais beaucoup les exercices ainsi que les enseignements du Falun Dafa, je ne voulais pas suivre sérieusement la pratique.

Cela était, car dans un sens, je pensais que cela était trop bon pour moi.

Cependant au cours des cinq ou six années suivantes je suis souvent revenu aux principes que j’avais trouvés dans ‘Zhuan Falun’, le livre principal du Falun Dafa, qui continuait à me parler.

Finalement en 2014, j’ai mis de côté mes doutes et mes hésitations, j’ai décidé de suivre ce chemin de tout cœur.

Matúš pratiquant les exercices du Falun Dafa dans un parc à New York. (Courtoisie de Matúš Benko)

Le Falun Dafa enseigne qu’on peut trouver la paix intérieure en s’assimilant aux caractéristiques de l’univers − vérité, compassion, tolérance − en laissant aller les attachements à des habitudes destructrices comme la jalousie, la fierté et la peur. Par ce processus, une personne peut se cultiver elle-même en suivant des principes droits simples et retourner à sa vraie nature, ou vrai soi.

Le plus grand obstacle que j’ai eu sur mon chemin et l’étape essentielle, était d’apprendre à reconnaître que l’homme maléfique que j’étais devenu n’était pas mon vrai moi.

Une transformation 
Lorsque j’ai commencé à  pratiquer véritablement le Falun Dafa, de nombreuses choses dans ma vie ont semblé se régler par elles-mêmes. J’avais l’habitude de ressentir de l’anxiété et beaucoup de peur, j’avais du mal à m’endormir. Ces problèmes ont été résolus très rapidement, je l’ai à peine remarqué.

Matúš avec son fils Jonáš. (Courtoisie de Matúš Benko)

Après deux ans ensemble, nous nous sommes mariés, nous avons maintenant un jeune fils. Quant à tomber amoureux avec d’autres femmes, je ne peux pas imaginer que cela arrive, car je vois maintenant très clairement ce problème. Lorsque j’ai pris la décision que je voulais qu’elle soit mon épouse, j’ai fermé toutes les autres portes et mon cœur était à l’aise.

Je ne me suis pas poussé ou forcé, cela me semblait tout à fait naturel, car cela faisait partie de mon engagement d’être une bonne personne.

Je pense que la grande différence entre la façon dont, j’étais dans le passé et la façon dont je suis maintenant est que je ne suis plus autant conduit par les émotions et la sentimentalité. J’essaie plutôt de faire de mon mieux pour penser clairement et suivre les principes auxquels je crois. Je prends maintenant plus légèrement mes sentiments et mon intérêt personnel, les émotions qui occupaient autrefois mon cœur ont été remplacées par une compassion libératrice.

Globalement, j’ai senti que le commencement de ma pratique de cultivation de soi a été comme me libérer d’un sort.

Certaines personnes pensent que les émotions sont très précieuses ou même que les émotions donnent son sens à la vie. Elles peuvent penser qu’être libre d’émotions veut dire devenir cruel ou inhumain. Cela peut certainement arriver si quelqu’un prend le chemin de la tromperie, du cynisme ou de la violence. Mais lorsque quelqu’un cherche toujours à considérer les autres en premier, à regarder à l’intérieur, à améliorer ses valeurs morales et son soi intérieur, à apprendre à prendre les choses (comprenant les difficultés et les émotions) légèrement, le cœur de cette personne devient plus pur et bienveillant.

Matúš et son épouse Eva, mariés depuis juin 2014, au Metropolitan Museum of Art à New York. (Courtoisie de Matúš Benko)

Alors que la sentimentalité se dissipe graduellement le cœur se remplit de compassion, ce qui est une chose noble. Par exemple, si un homme est conduit par l’émotion, il pourra tomber amoureux d’une personne le lundi et haïr la même personne le mercredi, souhaitant ne plus jamais la voir. Tomber amoureux est toujours basé sur les émotions.

Bien que les raisons pour tomber amoureux puissent varier du physique au mental, ou au spirituel, elles sont toujours le résultat de ce que l’on apprécie ou de ce qui nous fait nous sentir bien. La compassion de l’autre côté ne change jamais ; elle est très calme, solide et ferme. Elle va au-delà du soi et ne résulte pas des préférences ou des sentiments personnels. C’est une grande sphère qui comprend nos amis, ainsi que nos ennemis.

RECOMMANDÉ