Une jeune femme porteuse de trisomie âgée de 22 ans devient un modèle professionnel et inspire de nombreuses personnes au sujet du handicap physique ou mental

31 mars 2019 Mis à jour: 5 septembre 2019

Nous devons tous être capables d’accepter et de comprendre ceux qui nous entourent et qui sont différents, en particulier ceux qui ont un handicap physique ou mental.

Une fille qui est née avec la trisomie 21 en inspire d’autres – et ne laisse pas sa condition l’empêcher de réaliser ses rêves. Elle croit fermement en elle et est devenue une source d’inspiration pour de nombreuses personnes, devenant ainsi une conférencière accomplie et un modèle professionnel au fil du temps.

Lorsque Grace Strobel est née il y a 22 ans, ses parents, Jeff et Linda, ont appris qu’elle portait la trisomie 21, un trouble génétique qui se traduit par des retards de développement et une déficience intellectuelle. Ses parents ont été bouleversés lorsqu’on leur a dit, quelques heures après sa naissance, que la petite Grace Strobel n’apprendrait jamais à lire ou à écrire – on lui a même suggéré de la placer dans une « institution » spéciale pour les handicapés.

On a dit aux parents Jeff et Linda : « Il n’y a aucune honte à cela », a rapporté STL Today. « Il y a encore des institutions qui la prendront. Prenez votre temps pour y réfléchir. »

Jeff et Linda n’étaient pas prêts à suivre ce conseil sans rien faire et se sont plutôt mis à aider Grace Strobel du mieux qu’ils pouvaient.

Après avoir quitté l’hôpital avec la nouvelle difficile à accepter, Jeff et Linda ont commencé le programme éducatif de Grace Strobel dès qu’ils sont arrivés chez eux.

Le couple est devenu l’entraîneur, le tuteur et le thérapeute de leur petite fille, ainsi que ses parents aimants. Ils ont investi toute leur énergie pour aider leur fille à devenir la meilleure qu’elle pouvait et à être capable de faire face aux événements et aux défis de la vie.

Comme parcourant une course à obstacles tous ensemble, le couple a d’abord aidé Grace Strobel à ramper, puis à marcher. À l’âge de 3 ans, Linda consacrait environ quatre à cinq heures par jour aux travaux scolaires de Grace Strobel. En deux ans, à l’âge de 5 ans, elle était capable de mémoriser des mots et de lire, ce que les experts avaient qualifié d’impossible.

Quand Grace Strobel avait 8 ans, Jeff et Linda l’ont inscrite à l’école primaire pour travailler ses compétences sociales tout en continuant l’école à domicile.

« J’étais en mission. Je me fichais de ce que les autres disaient ou faisaient. Je me suis entourée de gens qui avaient de conceptions similaires aux miennes », dit Linda.

Bien que son environnement familial était un environnement d’amour, d’attention et de compréhension, il y avait des étrangers qui étaient cruels dans leurs remarques envers Grace Strobel. Quand elle avait 20 ans et qu’elle travaillait comme bénévole dans une cantine scolaire, un groupe d’enfants a commencé à se moquer d’elle et à la ridiculiser – alors sa mère décida qu’elle avait besoin d’aide et elle engagea un orthophoniste pour Grace Strobel.

Elle a rapidement été en mesure de faire une présentation à l’école Rockwood Valley Middle School, où elle avait été étudiante. Avec plus de 120 élèves à l’écoute, elle a expliqué ce qu’était la trisomie 21, les difficultés qu’elle éprouvait quotidiennement et, surtout, que la maladie ne l’empêchait pas de faire ce qu’elle voulait.

Peu de temps après, on lui a demandé si elle voulait devenir conférencière d’honneur pour un événement de la Funding Futures à Chicago, qui permet de recueillir des fonds pour financer la recherche sur la trisomie 21.

Grace Strobel a continué d’élever la barre et, en 2018, après qu’une séance photo d’elle a été diffusée sur les médias sociaux, elle a commencé à devenir mannequin pour Ola Hawatmeh, créatrice de mode de Saint-Louis, lors de la Fashion Week à Atlantic City, où elle a reçu beaucoup d’éloges. Elle est réservée pour la Fashion Week à New York cet automne.

Grace Strobel donne toujours des conférences publiques sur la trisomie 21 et espère aider à changer la stigmatisation envers ceux qui souffrent du syndrome et de d’autres handicaps, leur ouvrant ainsi des possibilités et des opportunités.

Faire preuve de gentillesse et de respect envers les autres est quelque chose que nous devrions tous aspirer à faire, tout en aidant les autres et en les encourageant à faire de leur mieux.

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