Joe Biden n’accueillera pas de dirigeants étrangers à la Maison-Blanche pendant « quelques mois »

Par Isabel van Brugen
18 février 2021
Mis à jour: 18 février 2021

Le président Joe Biden n’est pas susceptible d’accueillir des dirigeants étrangers à la Maison-Blanche pendant « quelques mois », a déclaré mardi l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

« Je voudrais vous annoncer d’ores et déjà qu’il faudra attendre quelques mois avant que le président n’ait une rencontre en personne ou n’invite un dirigeant étranger à venir en personne ici à la Maison-Blanche », a déclaré Mme Psaki aux journalistes lors d’un point de presse.

Elle a fait ces remarques en réponse à une question sur l’éventualité d’une rencontre prochaine de M. Biden avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a été le premier dirigeant étranger à recevoir un appel téléphonique du président.

Le bureau de M. Trudeau a déclaré, lors de la lecture de leur appel du 22 janvier, que les deux hommes avaient convenu « de se rencontrer le mois prochain ».

« On peut se rencontrer par vidéo, comme nous le savons tous. Je n’ai pas de calendrier de rencontre à vous communiquer ou à confirmer », a répondu M. Psaki.

Bien que le président ait téléphoné à un certain nombre de dirigeants étrangers depuis sa prestation de serment le 20 janvier, il n’a encore rencontré aucun d’entre eux en personne, en raison de la pandémie actuelle du virus du PCC (virus du Parti communiste chinois) et des restrictions de voyage mises en place pour freiner la transmission de Covid-19, la maladie causée par le virus.

Le président doit encore se rendre à l’étranger, et la Maison-Blanche n’a pas indiqué quand il pourrait le faire.

M. Biden s’est également entretenu au téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson pour discuter de la possibilité de conclure un nouvel accord commercial entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, ainsi qu’avec le président mexicain Andrés Manuel López Obrador sur les questions d’immigration.

M. Biden a également téléphoné aux dirigeants de l’Australie, de la Chine, de l’Allemagne, de l’Inde, du Japon, de la Russie et de la Corée du Sud.

Il est passé sous les feux des projecteurs pour n’avoir pas encore parlé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Toutefois, Mme Psaki a dit aux journalistes mardi qu’un appel aurait lieu « bientôt » et qu’Israël est un « allié » des États-Unis.

La vice-présidente Kamala Harris s’est entretenue lundi avec le président français Emmanuel Macron – son deuxième appel avec un dirigeant étranger. Joe Biden et Emmanuel Macron s’étaient entretenus le 24 janvier.

Selon une lecture de l’appel de son bureau, elle a exprimé à M. Macron « son engagement à renforcer les liens bilatéraux entre les États-Unis et la France et à revitaliser l’alliance transatlantique ».

Les deux « ont convenu de la nécessité d’une coopération bilatérale et multilatérale étroite pour faire face au Covid-19, au changement climatique, et pour soutenir la démocratie chez eux et dans le monde entier ».

Mme Psaki a également déclaré que des pourparlers sont en cours sur la tenue d’un discours présidentiel sur l’état de l’Union devant une session conjointe du Congrès faisant salle comble. « Il est évident que la situation sera différente » en raison des restrictions imposées par le Covid-19, a-t-elle déclaré.

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