« L’effet Trump » sur l’environnement

Comment les mesures prises par le président pour alléger le fardeau de réglementation affectent-elles les consultants en environnement ?
Par Richard Trzupek, Heartland Institute
25 septembre 2018
Mis à jour: 14 avril 2019

Par Richard J. TRZUPEK

Comme mon travail quotidien consiste à aider l’industrie à se conformer à la législation sur l’environnement, on me demande souvent si les politiques environnementales de l’administration Trump ont nui à mon entreprise. C’est une question qui est presque toujours posée quand un républicain occupe la Maison-Blanche, à cause de la fausse impression que les présidents du Parti républicain américain (GOP) laissent les « pollueurs pourris » s’en tirer à bon compte.

En fait, de Nixon aux deux présidents Bush, c’est le contraire qui s’est produit. Les administrations républicaines ont contribué à la législation sur l’environnement autant que les administrations démocrates. La seule différence est que les efforts des démocrates ont été acclamés par les groupes environnementaux comme le Sierra Club et le Natural Resources Defense Council, tandis que le GOP a été vilipendé par les mêmes groupes quoi qu’il fasse.

C’est différent avec le président Donald Trump. Il est le premier président depuis l’adoption de la Loi sur l’assainissement de l’eau et de la Loi sur l’assainissement de l’air dans les années 1970 à alléger de façon significative le fardeau de la réglementation de l’industrie. Il est le premier président à refuser d’être intimidé par les ONG environnementales et leurs alliés médiatiques.

Il comprend clairement que la complexité n’est pas synonyme de responsabilité. C’est le contraire qui est vrai. Plus le schéma de la réglementation est inutilement complexe, plus la communauté réglementée devient frustrée.

Quel est l’intérêt d’essayer de s’y conformer quand le système contient tant de mines dissimulées qu’il est presque certain que vous en déclencherez une par inadvertance ? Ou, comme j’ai tendance à le dire, aux États-Unis aujourd’hui, la législation sur l’environnement concerne-t-elle la paperasse ou la pollution ?

« L’effet Trump »

Alors, comment les mesures significatives prises par le président Trump pour alléger le fardeau de la réglementation de l’industrie affectent-elles mon entreprise et celle des milliers d’autres qui font le même genre de travail que moi ? La réponse pourrait vous étonner : je suis aussi occupé que je l’ai été tout au long de mes 30 ans de carrière.

Bien que je ne puisse prétendre parler au nom de toutes les personnes impliquées dans les conseils en environnement, pratiquement tous les collègues et concurrents que je connais croient que « l’effet Trump » a été presque entièrement positif dans notre secteur d’activité.

Il y a deux raisons à cela. L’une est assez évidente : une économie en pleine expansion entraîne une augmentation du nombre de nouveaux projets dans le secteur industriel. Qu’il s’agisse d’agrandir une usine existante ou d’en construire une nouvelle, les promoteurs doivent obtenir des permis environnementaux et les exploitants doivent se conformer aux normes d’émissions, aux exigences de déclaration, aux règles de tenue de registres et autres. Plus il y a de projets, plus la dimension de la tarte est grande, et donc plus les gens dans mon secteur d’activité sont capables d’en prendre un morceau.

La deuxième raison pour laquelle l’effet Trump est bon pour les consultants en environnement est plus nuancée. La plupart des gens du public et de la presse semblent croire que les règles et les politiques de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis sont le point culminant de la réglementation environnementale. Ce n’est tout simplement pas le cas. Dans le concret, la grande majorité des installations industrielles soumises à la réglementation environnementale est décidée au niveau national ou local.

Législation de l’État

L’État ou l’organisme local est la principale autorité chargée de délivrer les permis un peu partout. L’EPA n’assure la surveillance de ses programmes que dans une certaine mesure. Une partie du système de réglementation comprend le principe selon lequel les États peuvent être, mais ne sont pas tenus de l’être, plus rigoureux dans leurs programmes de réglementation que les exigences fédérales minimales. C’est souvent le cas, en particulier dans les États traditionnellement bleus (démocrates).

Il peut encore être difficile de faire affaire avec les programmes d’État. Cela n’a pas changé. Dans des États comme la Californie, cela peut être douloureux. Dans des États comme le Texas, bien que le processus d’obtention de permis ne soit pas un plaisir, il est cordial et raisonnable dans la plupart des cas. Il y a beaucoup de zones grises entre les deux. Le fait est que c’est l’État ou l’organisme local, et non le fédéral, qui définit les règles du jeu.

Dans la plupart des cas, la surveillance fédérale ajoute inutilement des niveaux de complexité et de confusion à la structure réglementaire, ce qui ne profite qu’à ceux qui peuvent utiliser ces niveaux de complexité et de confusion pour faire avancer leurs programmes.

Les Américains devraient être fiers des progrès environnementaux que nous avons réalisés au cours des 50 dernières années. Le président Trump n’a rien fait pour inverser ces progrès. Au lieu de cela, ses réformes raisonnables garantissent que nous continuerons à nous améliorer.

Richard J. Trzupek est chimiste, consultant en environnement et analyste au Heartland Institute. Il est aussi l’auteur de Regulators Gone Wild: How the EPA Is Ruining American Industry.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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