La Chine fustige le discours « malveillant » de Pompeo contre Pékin

Par Epochtimes.fr avec AFP
31 octobre 2019 Mis à jour: 31 octobre 2019

La Chine a fustigé jeudi les propos acerbes tenus la veille par Mike Pompeo contre Pékin et le Parti communiste chinois, dénonçant une « attaque malveillante » du secrétaire d’Etat américain. Lors d’un discours, M. Pompeo avait déclaré mercredi qu’il entendait faire monter la pression sur le gouvernement chinois.

« Aujourd’hui nous avons finalement compris à quel point le Parti communiste chinois (PCC) est ouvertement hostile aux Etats-Unis et à nos valeurs », a-t-il martelé à New York au Hudson Institute, un cabinet de réflexion conservateur.

Un parti léniniste qui impose sa loi à ses citoyens et au monde

Le secrétaire d’Etat a dénoncé un « parti léniniste » qui impose sa loi à ses citoyens et au monde. « Ce n’est pas l’avenir que je veux et ce n’est pas l’avenir que les gens épris de liberté en Chine » veulent, a assuré M. Pompeo. Un discours inhabituellement fort qui a fait réagir jeudi la diplomatie chinoise.

« Les propos de Mike Pompeo constituent une attaque malveillante contre le Parti communiste et le gouvernement chinois », a dénoncé lors d’un point presse régulier Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ce discours « expose au grand jour les préjugés politiques et l’anticommunisme profondément enracinés dans l’esprit de quelques hommes et femmes politiques américains », a-t-il souligné, y voyant « de l’arrogance et de la peur ».

La Chine cherche à dominer le monde

Mike Pompeo a affirmé que la Chine cherchait à dominer le monde. Il a également fustigé la dénonciation par Pékin des manifestations en cours dans sa région autonome de Hong Kong et le traitement de la minorité musulmane ouïghoure au nom de la lutte antiterroriste.

Ses propos font suite à un discours presque similaire tenu la semaine dernière par le vice-président Mike Pence.

Mercredi, la Maison Blanche a annoncé que Donald Trump espérait toujours signer un accord commercial avec la Chine dans les prochaines semaines, malgré l’annulation du sommet de l’Apec où il devait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping mi-novembre au Chili.

Un accord mettrait fin à un conflit commercial qui menace la croissance mondiale, lancé en mars 2018 par Donald Trump pour mettre fin à des pratiques commerciales qu’il juge « déloyales ».

 

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