La Chine préconise la bile d’ours pour lutter contre le coronavirus, 1 mois après l’avoir interdit

Par Emmanuelle Bourdy
29 mars 2020
Mis à jour: 30 mars 2020

Alors que le régime chinois a interdit, il y a environ un mois, la vente et la consommation d’animaux sauvages à des fins alimentaires, il vient de recommander l’utilisation du Tan Re Qing dans le traitement des formes graves de coronavirus. Le Tan Re Qing étant une injection qui contient de la bile d’ours. C’est l’agence britannique EIA (Environmental Investigation Agency) qui a révélé cette information dans une enquête le 23 mars, ainsi que le relate le National Géographic.

En effet, la Commission nationale de la santé – qui est responsable des politiques nationales de santé en Chine – a publié le 4 mars une liste dans laquelle figurait, entre autres, cette solution thérapeutique à base de bile d’ours.

L’utilisation du Tan Re Qing inquiète les défenseurs de la faune et montre toute la contradiction du régime communiste chinois. D’un côté il interdit le commerce d’animaux sauvages à des fins alimentaires mais d’un autre côté, il autorise l’utilisation de parties d’animaux dans la fabrication de remèdes pour la médecine traditionnelle chinoise.

COUVERTURE SPÉCIALE SUR LE VIRUS DU PCC

La médecine traditionnelle chinoise utilise la bile d’ours depuis le 8e siècle, car elle contient une quantité importante d’acide ursodésoxycholique (ou enursodiol), utilisé dans la dissolution des calculs biliaires et le traitement des affections hépatiques. Toutefois, depuis des décennies, l’acide ursodésoxycholique est disponible comme produit de synthèse dans le monde entier.

Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du Covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la gestion déplorable du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

Clifford Steer, professeur de l’université du Minnesota à Minneapolis, a étudié les vertus de l’enursodiol mais à sa connaissance, il n’a pas la preuve que ce traitement soit efficace contre le « virus du PCC ».

Aron White, militant au sein de l’ONG Environmental Investigation Agency (EIA), a découvert des réseaux de trafiquants via les réseaux sociaux. Ce militant dénonce les pratiques criminelles liées aux espèces sauvages. Il explique au journal : « Nous avons constaté que les recommandations du gouvernement étaient reprises par les trafiquants pour promouvoir leurs produits illégaux comme traitement. »

Aron White précise par ailleurs : « On constate une préférence prononcée des consommateurs pour les produits issus d’animaux sauvages, souvent considérés plus puissants ou plus ‘authentiques’. Donc, l’existence d’un marché légal issu de la captivité n’allège en rien la pression exercée sur les populations sauvages ; ça ne fait qu’entretenir la demande qui incite au braconnage. »

De plus, les méthodes utilisées pour prélever cette bile d’ours et les conditions de vie de ces animaux sont inhumaines. Elles « génèrent de la souffrance, des douleurs et des infections », selon Animals Asia (une organisation à but non lucratif qui tente de stopper ce trafic ignoble) cité dans le National Géographic.

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