La croisière en mer Baltique, un must de Rivages du Monde

Par Christiane Goor et Charles Mahaux
9 janvier 2021
Mis à jour: 9 janvier 2021

La saison 2021 se place pour Rivages du Monde sous le signe du renouveau à plus d’un titre. Nouveau départ au lendemain de la pandémie, nouveau paquebot construit en 2019 au Portugal, le World Explorer. Un navire à taille humaine avec 98 cabines toutes extérieures à même de pouvoir se glisser dans des fjords plus étroits et accoster dans des ports plus reculés. Le 1er mai une croisière vous emmènera pour une dizaine de jours à la découverte de quelques capitales scandinaves et balte avant d’amarrer pour 2 nuits à St-Pétersbourg. Embarcation immédiate au fil de nos souvenirs !

Quand on choisit de consacrer autant de jours pour découvrir les capitales baltiques, on ne sait trop si la croisière sera trop longue, voire même répétitive et peut-être lassante d’autant que le Nord n’évoque jamais le farniente du Sud. Expérience faite, on ne voit pas passer le temps et d’une escale à l’autre, les coups de cœur se multiplient sous une lumière souvent radieuse…

L’incontournable vieux port de Nyhavn à Copenhague. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Le tempo des escales

Une journée en mer, deux ou trois escales plus tard, le temps a déjà perdu toute sa dimension, il semble s’étirer jusqu’à se diluer dans l’ambiance nonchalante de la vie à bord, uniquement scandée par les escales et les visites choisies ou privées. Le dépaysement est à chaque fois au rendez-vous entre le paradis vert de Oslo enchâssé dans un fjord, l’ambiance décontractée de Copenhague où tout est organisé pour les piétons et les cyclistes, la situation unique de Stockholm enchâssée sur 14 îles, le charme médiéval des villes hanséatiques ou encore la beauté architecturale des somptueux palais de Saint-Pétersbourg. Un lien indissoluble unit toutes ces destinations : une identité commune forgée au fil des siècles entre des pays dont la vocation maritime est indéniable. C’est aussi l’occasion d’apprécier la taille humaine de notre paquebot qui ne déverse pas sur les quais des milliers de passagers comme c’est le cas avec d’autres vaisseaux qui apparaissent comme des villes flottantes à côté de notre navire intimiste.

La nature norvégienne est libre d’accès pour tous et l’Opéra d’Oslo, inauguré en 2008, a été construit dans le même esprit. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Première étape, Oslo, une capitale jeune, verte, en pleine expansion. En 10 ans la population a augmenté de 21% mais les 640000 habitants se partagent une ville cinq fois plus grande que Paris. Les espaces verts sont légion, les statues parfois monumentales, souvent audacieuses rythment la balade et servent de fil conducteur entre le cœur historique d’où émergent les tours carrées de l’hôtel de ville, symbole du prix Nobel de la Paix, et le nouvel aménagement du port dont la figure de proue est sans conteste l’opéra de marbre blanc qui semble plonger dans le fjord comme une langue glaciaire.

Est-ce sous l’impulsion de Gustav Vigeland qui a modelé le parc le plus renommé d’Oslo qui porte son nom, toujours-est-il que la ville est parsemée de hautes statues imposantes qui lui donnent une âme particulière. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

A Copenhague, les bateaux s’amarrent non loin de la Petite Sirène qui est ici ce que la Tour Eiffel est à Paris. La ville aux dimensions modestes n’en est pas moins dynamique. Si le centre n’a guère changé avec ses terrasses branchées sur le port de Nyhavn, la Tour ronde du quartier latin et le style royal de Christianborg, il n’en est pas de même ailleurs où les bâtiments historiques sont accouplés avec des édifices modernes souvent avant-gardistes. Incontournable, le superbe Diamant Noir, cube en granit aux lignes biseautées, est une extension surprenante de la bibliothèque nationale. La cité libre de Christiana, ultime bastion de l’époque Peace&Love, a tout d’un capharnaüm bariolé qui attire les visiteurs. Rien de tel que la bicyclette, gratuite pour les touristes, pour découvrir cette ville qui compte plus de vélos que d’habitants !

Le Diamant Noir achevé en 1999 et conçu en granit noir poli a des allures de boîte irrégulière pour abriter la plus importante bibliothèque de toute la Scandinavie. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Depuis le bateau ancré dans la baie car la rade n’est pas assez profonde, Visby attire le regard avec la splendeur de ses murailles jalonnées de 27 bastions qui veillent sur la vieille cité médiévale, sillonnée de ruelles pavées. Les maisons basses, chapeautées de tuiles rouges, sont bordées de superbes rosiers au parfum entêtant. Arpenter la ville, c’est découvrir ses boutiques d’artisanat et ses ateliers d’artistes, ses places bavardes et son jardin botanique sans oublier les ruines de ses 16 églises détruites en 1525 par le pouvoir de Lübeck et curieusement parfaitement intégrées dans le paysage urbanistique de Visby qui mérite bien le surnom de « Ville des roses et des ruines ».

Le plan de la vieille ville de Visby a été gardé en état, et avec celui de Tallin, est le seul protégé par les siècles dans toute le Scandinavie. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Allongée sur un site enchanteur à cheval sur 14 îles, Stockholm est une fille de la mer Baltique. Avec ses maisons colorées à pignon hanséatique et ses ruelles piétonnes, avec son château royal qui compte plus de chambres que Versailles, avec sa belle avenue de la plage qui a des allures haussmanniennes, avec ses espaces verts et son Ekopark urbain où vivent des centaines d’oiseaux et d’insectes, avec ses nombreuses marinas où l’on devine que chaque Suédois célèbre joyeusement l’été, tout invite à la flânerie. Sans oublier les nombreux musées dont le plus emblématique est le Vasa, du nom de ce navire de guerre qui sombra dans le port le 10 août 1628, le jour de sa première sortie, entraînant avec lui les membres d’équipage et leur famille. Aujourd’hui renfloué et restauré à l’identique, il permet de découvrir combien grandes étaient la richesse et la puissance du roi Gustav II.

Elue la première capitale verte de l’Europe en 2010, Stockholm est constituée à 40% de parcs et d’espaces verts. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Tallinn réjouit par la dimension de la vieille ville qui offre une belle escale au Moyen-Age, à l’époque où le port avait rejoint la Hanse. Rien d’étonnant à ce que l’Unesco l’ait ajoutée à sa liste prestigieuse du Patrimoine de l’Humanité, peu de cités pouvant se targuer d’avoir préservé autant de vestiges des 14ème et 15ème siècles. Si la vie se concentre dans la ville basse autour de la place dominée par l’hôtel de ville, la ville haute se déchiffre comme un livre d’histoire et on y sent vibrer un air de liberté qui n’a ce parfum que dans les nations qui en ont été privées pendant longtemps.

Tallinn et ses remparts historiques qui entourent toute la vieille ville. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

L’eau est partout à Saint-Pétersbourg, la dernière étape : une quarantaine d’îles, un fleuve, 42 canaux et 550 ponts… Née de la volonté d’un seul homme, Pierre le Grand, qui voulait ouvrir une fenêtre sur l’Europe qui fasse pâlir de jalousie les cours européennes, la ville a jailli des marécages asséchés à la force du fouet et elle ne cessera de s’enrichir avec les impératrices Elisabeth et Catherine la Grande. Même aujourd’hui, 300 ans plus tard, elle doit à Vladimir Poutine, le nouveau tsar de Russie originaire de Saint-Pétersbourg, la restauration de la plupart des quartiers de la vieille ville ainsi que celle de plusieurs palais prestigieux. Une croisière agrémentée d’une dégustation de caviar, d’un verre de vodka et d’une coupe de champagne est idéale pour contempler le foisonnement architectural baroque et néoclassique de la ville.

Détail de la magnificence du musée de l’Ermitage dont l’histoire a commencé en 1764 quand Catherine II a acquis 225 peintures d’artistes hollandais et flamands. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Le temps est compté, deux jours ne suffisent pas et il faut faire des choix entre les must que sont les musées de l’Ermitage, la cathédrale St-Isaac, la forteresse Pierre et Paul, les palais d’été de Catherine et de Peterhof dont les jardins et les fontaines rivalisent de magnificence avec ceux de Versailles. Il ne faut pas rater le spectacle des illuminations nocturnes ainsi que le spectacle fascinant des ponts à bascule qui ne se relèvent que la nuit pour permettre le passage des bateaux.

Magie de Saint-Pétersbourg découverte à l’aube : sur la Neva, chaque nuit, les ponts se lèvent durant quelques heures pour permettre le passage des péniches et autres bateaux. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

La vie à bord

Choisir le bateau pour partir en vacances, c’est épouser le concept même du voyage qui parcourt paisiblement sa route. Bercé par le roulis et le regard perdu sur l’immensité maritime, on perd la notion du temps et on découvre le bonheur inédit de la contemplation paresseuse. Dans les pays du Nord, les journées sont longues et les levers de soleil matinaux tout comme les couchers tardifs noient l’horizon de couleurs pourpres aux reflets dorés ou orangers. Un seul challenge : apprécier la lumière qui joue sur la ligne mouvante des vagues, croiser au loin un navire marchand, goûter la magie des petits matins sur le pont à l’approche de la terre le long de fjords majestueux ou vivre la douce euphorie du départ comme si larguer les amarres avait la saveur d’une liberté totale.

Entre fjord et forêt, Oslo est sans doute la capitale européenne la plus proche de la nature. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Les moins contemplatifs trouvent de quoi combler leurs heures de liberté sur le World Explorer même s’il est évident que ce bateau à taille humaine n’a rien d’un parc d’attractions comme le sont d’autres vaisseaux plus imposants qui sont une destination en soi. Des animations ne manquent pas entre des activités ludiques et des conférences qui permettent, entre autres, de mieux appréhender la réalité géopolitique de la Baltique. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, les profonds fauteuils de la bibliothèque bien achalandée les attendent et un puzzle toujours ouvert attire les passionnés qui lient connaissance. Pour ceux qui souhaitent entretenir leur forme, un spa, une salle de fitness et même une piste de course à pied à l’extérieur sont à leur disposition.

Le port de Visby est aujourd’hui un petit port de plaisance très couru durant la saison. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

La table est un autre plaisir qui réunit tout le monde dans un restaurant où les repas proposés sont variés et accessibles à tous, même les végétariens et les diabétiques y trouveront leur compte. Il faut souligner la réelle qualité gastronomique des menus offerts, une farandole de saveurs qui évoquent souvent des horizons aussi lointains que l’Asie ! Les petits déjeuners et déjeuners sont servis sous forme de buffet à déguster à l’extérieur si le temps le permet. Le vin et l’eau sont offerts lors des déjeuners et des dîners.

Arriver à Stockholm en bateau c’est s’offrir une traversée entre mer et campagne dans un archipel qui compte quelque 30000 îles, îlots et simples récifs. (Christiane Goor et Charles Mahaux)

Infos : sur https://rivagesdumonde.fr/croisiere-baltique-nord Cette croisière propose également une escale à Gudhjem sur l’île de Bornholm que nous n’avons pas découverte lors de notre première croisière en mer Baltique. Sachez aussi que le navire ne pouvant accueillir que 180 passagers, il est plus que recommandé de ne pas tarder à réserver, d’autant que de nombreux clients n’ont pas pu voyager en 2020. Le départ aura lieu à Zeebruges en Belgique avec un transfert en autocar depuis Paris, le retour se fera en avion depuis Saint-Pétersbourg à Paris.

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