La différence alarmante entre les médecins de la Chine ancienne et ceux de la Chine contemporaine

Par Daniel Cameron, Epoch Times
11 août 2019 Mis à jour: 12 août 2019

Comment les temps ont changé… On peut se demander comment l’ancienne terre de Chine, qui accueillait autrefois les plus formidables médecins, est maintenant tristement connue pour son génocide médical sous la forme de prélèvement forcé d’organes.

Lorsque le Parti communiste chinois (PCC) a cherché à détruire la culture chinoise vieille de 5 000 ans et inspirée du divin, les conséquences n’auraient pas pu être plus désastreuses.

La vertu des médecins de la Chine ancienne

Les médecins de la Chine ancienne n’étaient pas seulement des professionnels de la santé, mais des pratiquants spirituels du Dao. Ces experts en médecine ont cultivé leurs cœurs et leurs esprits par la méditation et en affinant leur conduite conformément aux principes confucéens, taoïstes ou bouddhistes. Ils ont approfondi leurs connaissances grâce à une étude assidue de la médecine et adhéré à des normes morales strictes dans leur travail.

Prenez le grand médecin Sun Simiao de la dynastie Tang, par exemple. Surnommé le docteur céleste Sun, ou le roi de la médecine de Chine, Sun est réputé pour ses contributions remarquables à la médecine traditionnelle chinoise et ses efforts infatigables pour servir les autres de tout son cœur.

Sun Simiao (©Wikimedia)

Le proverbe de Sun disant qu’une vie humaine est précieuse et vaut plus que 1 000 liangs d’or, en dit long sur le type de personne qu’il était (Liang est une ancienne unité de mesure chinoise).

Si l’on veut comprendre l’éthique du travail de Sun, il suffit de lire son document (ci-dessous), «Sur la sincérité absolue des grands médecins», surnommé «le serment d’Hippocrate chinois».

« Quand je vais soigner une maladie, je dois d’abord me calmer et rester ferme dans mes intentions.

Je ne céderai pas aux vœux et aux désirs inutiles, mais je devrais d’abord développer une attitude pleine de compassion.

Je jure de sauver tous les êtres vivants de leurs souffrances.

Si quelqu’un vient à moi à cause d’une maladie ou de toute autre difficulté, je ne me soucierai pas de savoir s’il est puissant ou humble, riche ou pauvre, vieux ou jeune, beau ou laid.

Ennemis, parents, bons amis, personnes de la race Han ou de toute autre ethnie, fous et sages, ils sont tous pareils pour moi. Je considérerai chacun d’eux comme un parent proche et aimé – ou même comme si c’était moi qui avais été frappé par une maladie.

Je ne m’inquiéterai pas de ma propre vie, de ma fortune ou de mes malheurs. Mon but est de préserver la vie des autres.

Je ne me cacherai pas dans les montagnes. Jour et nuit, dans le froid et la chaleur, dans la faim, la soif et la fatigue, je vais résolument à la rescousse. Si je peux agir de cette manière, je pourrai devenir un excellent médecin pour ceux qui sont malades. Si j’agis contrairement à ces préceptes, je ne suis qu’un grand voleur pour ceux qui sont en vie.

Trop souvent, les gens regardent avec mépris ceux qui souffrent d’abominables choses, telles que des ulcères ou de la diarrhée, mais je maintiendrai une attitude empreinte de compassion, de bienveillance et d’attention. Jamais chez un grand médecin il ne devrait y avoir une attitude de rejet.

Je ne me glorifierai pas de ma réputation. Je ne discréditerai pas les autres médecins en louant mes propres vertus.

Ainsi, je remplirai mes responsabilités et ma destinée en tant que médecin jusqu’à ce que je ne sois plus capable de remplir mes obligations, ou jusqu’à la fin de ma vie ».

Illustration – Shutterstock | 4045

Le génocide médical d’aujourd’hui

Mais les temps ont changé, de même que le critère moral général.

Les valeurs morales d’honnêteté, de loyauté, d’altruisme, de sagesse, d’intégrité et de bienveillance, influencées par la Chine de Confucius, ont été remaniées et remplacées par la culture du Parti communiste. Nous savons que le communisme n’accorde aucune valeur à la vie humaine.

Sous les ordres de Mao, l’élite culturelle chinoise a été assassinée en masse et au fil du temps, le PCC a fait chuter le niveau moral de la Chine, entraînant toutes sortes de problèmes sociaux, comme celui de l’industrie médicale.

Aujourd’hui, il existe de nombreux médecins en Chine qui ne reculeront devant rien – même les prélèvements d’organes – pour devenir extrêmement riches.

De 1999 à 2004, Annie (de son surnom) dit que son ex-mari et elle travaillaient au Centre de traitement de la thrombose de médecine chinoise et occidentale de la province du Liaoning.

«Il était neurochirurgien», a déclaré Annie au rédacteur en chef de The Epoch Times en avril 2006. «Il était responsable du retrait des cornées des pratiquants de Falun Gong, y compris des pratiquants de Falun Gong vivants».

©The Epoch Times

Elle a divorcé de son mari après qu’il lui a raconté qu’il avait enlevé les cornées de 2 000 pratiquants de Falun Gong entre la fin 2001 et octobre 2003, selon le rapport d’enquête Bloody Harvest.

«J’ai moi-même été gravement traumatisée et dévastée», poursuit Annie. «Si mon ex-mari ne m’avait pas dit qu’il avait prélevé des organes sur des pratiquants de Falun Gong vivants, je ne l’aurais pas cru.

Certains membres du personnel de cet hôpital étaient au courant, mais ils… Plusieurs chirurgiens ont participé secrètement à de telles chirurgies de prélèvement d’organes. D’autres membres du personnel n’ont pas osé révéler le secret, même quand ils étaient au courant. Ils ont évité d’en parler parce qu’ils ne voulaient pas être tués».

Annie réside maintenant aux États-Unis d’Amérique pour sa propre sécurité.

Un ancien chirurgien dit que le PCC vend des organes «à des chefs de gouvernement, hommes d’affaires ou riches étrangers»

L’ancien chirurgien Enver Tohti, qui a témoigné devant le Parlement écossais en 2013, a déclaré qu’il se sentait terriblement coupable d’un cas particulier de prélèvement forcé d’organes auquel il avait participé en Chine, en 1995.

«J’étais un robot programmé et j’ai fait ce pour quoi je m’étais programmé», confie Tohti, rapporte TheNewsLens.

L’homme dont il prélevait les organes respirait encore au moment de l’extraction, ce qui l’a réellement tué, c’est le scalpel du médecin.

«À ce moment-là, je n’avais aucun sentiment réel, car je me considérais comme un fier membre d’un grand pays et nous disposions d’ennemis de l’État».

Plus tard, il ne pouvait plus ignorer sa conscience.

Ne voulant plus être appelé pour de telles opérations contraires à l’éthique, Tohti s’est enfui en Angleterre et expose depuis comment le régime chinois est engagé dans des prélèvements forcés d’organes, qu’il a encore aujourd’hui.

Tohti a dit que le régime chinois «tue les gens pour leurs organes afin qu’ils puissent les vendre aux chefs de gouvernement, aux hommes d’affaires ou aux riches étrangers».

«Je n’aime pas les communistes», ajoute-t-il. «Le système communiste est très bon si vous voulez une dictature, mais s’il y avait un classement pour les mauvais gouvernements, alors le PCC serait le pire. Il ne traite pas les gens comme des humains».

Des prélèvements forcés d’organes sont perpétrés à une échelle sans précédent

Selon des enquêteurs indépendants, l’ancien secrétaire d’État canadien pour l’Asie-Pacifique, David Kilgour, et l’avocat des droits de l’homme, David Matas, le régime chinois prélève 100 000 greffes par an.

Les personnes dont les organes sont prélevés ne sont pas des criminels, mais des prisonniers d’opinion – principalement des pratiquants de Falun Gong – des innocents qui exercent la méditation, ne fument pas et ne boivent pas, mènent une vie saine et possèdent des organes relativement sains.

Les pratiquants de Falun Dafa présentent les exercices du Falun Dafa dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale du Falun Dafa à Times Square à New York le 13 mai 2015. (© The Epoch Times | Samira Bouaou)

Les taux de greffes en Chine ont monté en flèche au début de la persécution du Falun Gong par le régime, et l’industrie des greffes est extrêmement lucrative pour le régime chinois. Les sites Web des hôpitaux indiquent ouvertement les prix des organes – un cœur va de 130 000 à 160 000 $, des reins coûtent 150000 $ chacun, un foie coûte de 98 000 à 130 000 $, un poumon de 150 000 à 170 000 $ et une cornée de 30 000 $.

D’autres témoignages ont été collectés, , comme celui de l’officier du Bureau de la sécurité publique de la ville de Jinzhou, qui a fourni un témoignage rare sur le prélèvement d’organes vivants, affirmant qu’«aucun anesthésique n’a été utilisé», lorsque le cœur de la femme a été coupé.

Médecins sans conscience

Bien que le Serment d’Hippocrate vieux de 2500 ans ait été remplacé par la Déclaration de Genève, qui est une promesse faite par de nombreux médecins à leur sortie de l’école de médecine – qu’est ce qui se passait à ce serment en Chine ou à n’importe ou à toute autre promesse du médecin ?

La Déclaration de Genève inclut la phrase suivante: «Je n’utiliserai pas mes connaissances médicales pour violer les droits de l’homme et les libertés civiles, même sous la menace».

Selon les preuves présentées dans Bloody Harvest et The Slaughter, des hôpitaux chinois sont engagés dans un génocide médical, et l’éthique médicale est pratiquement inexistante.

Tel est le désastre moral actuel en Chine, conséquence directe du culte du communisme.

©The Epoch Times

C’est ainsi que la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité H. Rés.343 en juin 2016, qui «appelle le gouvernement de la République populaire de Chine et le Parti communiste chinois à mettre immédiatement fin à la pratique du prélèvement d’organes sur tous les prisonniers de conscience».

Même si c’est bien de voir des voix de justice se faire entendre, combien d’autres vies vont-elles être perdues avant que le monde se réveille?

Regardez la vidéo pour en savoir plus sur le «secret» le plus sale de la Chine:

RECOMMANDÉ