La guêpe Pepsis cause la deuxième piqûre d’insecte la plus douloureuse au monde

Par Michael Wing
16 juin 2020
Mis à jour: 16 juin 2020

Elle ne vous piquera généralement pas sauf si elle est provoquée, mais si c’est le cas, vous souhaiterez probablement qu’elle ne l’ait pas fait.

Contrairement à son nom anglais, Tarantula Hawk (faucon tarentule), la guêpe Pepsis, ou Pepsis grossa, n’est ni une araignée ni un oiseau. C’est une guêpe qui tire son nom du fait que les femelles sont connues pour chasser les tarentules et les emporter vers leur cache.

Sa piqûre est également connue pour être la deuxième piqûre d’insecte la plus douloureuse au monde.

Cette espèce de guêpe, originaire des déserts du Nouveau-Mexique mais omniprésente sur de nombreux continents, est également la plus grande guêpe du monde, mesurant jusqu’à 5 cm et arborant des couleurs bleu-noir métallisées et des ailes brillantes orange ambré.

(Tom Wurl / Shutterstock)

Bien qu’elles portent le nom de leurs proies velues à huit pattes, les mâles et les femelles consomment également du nectar de fleurs, en particulier des asclépiades parfumées, ainsi que des fruits fermentés, selon le New Mexico Magazine.

Pourtant, c’est leur aiguillon acéré d’un demi-centimètre qui préoccupe le plus les humains. Bien que la guêpe soit généralement considérée comme docile et ait été surnommée « doux géant », elle piquera sur la provocation et selon de nombreux témoignages, c’est loin d’être une expérience agréable.

L’entomologiste américain Justin Schmidt, qui a inventé l’indice de douleur aux piqûres d’insectes, a classé la Pepsis grossa à quatre, le score le plus élevé de l’échelle. La piqûre de guêpe est classée deuxième seulement sur l’indice de douleur, en dessous de celui de la fourmi « balle de fusil » des forêts tropicales d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, qui se positionne à « quatre plus » sur l’échelle.

Pourtant, c’est la description qualitative de l’indice qui fait la plus grande impression. Justin Schmidt a décrit la piqûre de la guêpe Pepsis comme « instantanée, électrisante et totalement débilitante », selon le New Mexico Magazine.

(feathercollector/Shutterstock)

Christopher Cokinos, un autre chercheur, l’a décrit ainsi :

« Pour moi, la douleur est comme une matraque électrique qui vous frappe, induisant une douleur immédiate et atroce qui empêche simplement de faire quoi que ce soit, sauf, peut-être, crier », a rapporté KGUN.

Cependant, il faut le dire, c’est bien pire pour les tarentules.

Les guêpes femelles, avec leurs pattes dures, acérées et leur long dard, sont entièrement équipées pour combattre les araignées géantes. Une seule piqûre de guêpe provoque une paralysie instantanée de la tarentule, qu’elle emporte ensuite dans un terrier creusé dans le sol, qu’elle a préparé à proximité. Elle dépose ensuite un seul œuf sur le corps de l’araignée et recouvre le trou, la piégeant à l’intérieur avec l’œuf.

(Sari ONeal / Shutterstock)

Lorsque l’œuf éclot finalement, la larve se fraye un chemin dans le corps encore immobilisé de l’araignée et dévore lentement ses entrailles pendant des semaines, jusqu’à ce que la nouvelle guêpe soit mature et qu’elle émerge de la carcasse.

Cependant, la guêpe tarentule n’est pas sans se préoccuper de ses propres prédateurs. Le géocoucous et la grenouille-taureau, par exemple, sont tous deux capables de résister aux piqûres livrées par la guêpe et d’en faire un repas.

Les mâles de l’espèce, quant à eux, sont beaucoup moins dangereux que les femelles. Ils sont également beaucoup plus petits, avec des aiguillons relativement minuscules et sont incapables de s’attaquer aux grandes araignées velues. Au lieu de cela, ils se régalent de nectar et de fruits fermentés, se perchent dans des endroits élevés et passent leurs journées à chercher des femelles.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ