La nature du chaos et de l’anarchie comme outils subversifs au service du communisme

18 juillet 2018
Mis à jour: 18 juillet 2018

Il existe aux États-Unis et dans d’autres parties du monde des groupes qui tentent activement d’inciter au chaos, que ce soit par la défense de l’anarchie ou par des mouvements subversifs destinés à déstabiliser les sociétés.

Nous l’avons vu clairement lorsque la sénatrice américaine Maxine Waters (démocrate, Californie), le 23 juin, a demandé à ses partisans de harceler les membres de l’administration Trump, en déclarant : « Assurons-nous de nous présenter partout où nous devons nous présenter, et si vous voyez quelqu’un du Cabinet dans un restaurant, dans un grand magasin, dans une station-service, vous allez alors créer une foule et les repousser, et dites-leur qu’ils ne sont plus les bienvenus, nulle part. »

Nous le voyons aussi dans des groupes comme Antifa, qui ironiquement prônent à la fois le communisme et l’anarchie – un système de contrôle absolu du gouvernement et un système sans gouvernement, respectivement. Pourtant, si nous comprenons les objectifs plus profonds du communisme et la nature de l’anarchie, l’union entre les deux systèmes a du sens.

Karl Marx a établi que le communisme se ferait par étapes, la première se conjuguerait par le socialisme, ou ce que Lénine a décrit comme le « capitalisme d’État », dans lequel l’État prend le contrôle de tous les moyens de production. Le but de la tyrannie socialiste est d’établir un communisme complet, dans lequel toutes les formes de hiérarchie existantes sont renversées, toutes les mœurs sont détruites et toute culture traditionnelle est anéantie. Le communisme est un état de désolation, et le socialisme est son outil pour y parvenir.

L’anarchie, d’autre part, préconise la création d’un communisme complet sans passer par l’étape de la tyrannie socialiste. William Godwin (1756-1836), l’un des fondateurs de l’anarchie moderne, a expliqué que grâce à l’anarchie personnelle, une personne visait à atteindre le « communisme volontaire ».

Les anarchistes y parviennent en détruisant intérieurement leur reconnaissance de la morale tout en brisant les liens de la morale et de l’ordre à toutes les étapes de la hiérarchie divine, par laquelle on appréciait que l’ordre naturel s’étendait du Ciel, en passant ensuite par les couches de la société humaine pour en arriver à la retenue personnelle qu’a un individu.

Les opérations de chaos s’intègrent profondément dans ce système. Le chaos n’est pas seulement l’état de désolation morale et sociale que le communisme et l’anarchie visent à atteindre, mais aussi un état de déstabilisation qui permet à un mouvement subversif de mettre en œuvre un nouveau système.

Dans le Dao De Jing (« le livre de la voie et de la vertu »), Lao Tseu a compris que le chaos était quelque chose qui émergeait lors de la perte du Tao, de la vertu, de la bienveillance, de la droiture et de l’étiquette.

Lao Tseu a écrit : « Le Tao est perdu, et ensuite la vertu ; la vertu est perdue, et ensuite la bienveillance ; la bienveillance est perdue, et ensuite la justice ; la justice est perdue, et ensuite l’étiquette ; ceux qui (n’ont que) l’étiquette n’ont qu’une mince coquille de loyauté et de sincérité ; et ensuite vient le début du chaos » [Confucius aurait dit que « toutes les vertus ont leur source dans l’étiquette ».]

La destruction de ces valeurs est un objectif que le communisme promeut. Marx et Friedrich Engels ont écrit dans le Manifeste communiste que « le communisme abolit les vérités éternelles, il abolit toute religion et toute morale ».

Le chaos est un état dans lequel tout ordre a été renversé et toutes les structures détruites. Le poète romain Ovide (43 av. J.-C.-A.D. 17/18) et son livre, Métamorphoses, nous permettent de mieux comprendre ce concept.

Dans Métamorphoses, Ovide décrit le chaos comme « une masse sans forme et sans coordination, rien qu’un poids de matière sans vie, dont les éléments mal triés ont été rassemblés sans distinction dans un même lieu ».

Ovide explique ensuite l’histoire de la création, qu’un dieu a séparé le ciel de la terre, le sol de l’eau, et ainsi de suite, pour sortir le monde du chaos. L’eau a été jointe pour créer des océans, le bois a été rassemblé dans les forêts, et les cœurs humains ont reçu des lois, des normes et des formes de culture pour maintenir l’ordre divin dans le monde.

Ce principe est lié à un concept clé de la subversion : à partir du chaos, un nouvel ordre peut être créé. La subversion communiste soutient que la société doit d’abord être déstabilisée et amenée à un état de crise avant de pouvoir être « normalisée » sous un nouveau système.

Lorsque l’État de droit est rendu injuste par la subversion, et lorsque les institutions sont rendues non fonctionnelles par la subversion, les gens soutiennent naturellement une restructuration de ces systèmes ; et les groupes intéressés à remodeler les sociétés en fonction de leurs points de vue utilisent les opérations de chaos pour créer une situation sociale qui permet ce type de recréation.

De même, cela se fait contre les individus, selon les principes de l’anarchie personnelle et du « communisme volontaire », ou par le biais de mouvements communistes directs destinés à détruire la culture et la moralité, comme la Révolution culturelle du Parti communiste chinois.

C’est aussi un principe satanique, selon lequel la moralité humaine ne peut généralement pas être détruite en une seule fois, de sorte que les valeurs doivent être détruites une par une par la tentation faustienne, entraînant l’humanité pas à pas vers le bas. Dans l’histoire de Faust, nous voyons que le diable Méphistophélès a fait tomber Faust d’abord par de petites tentations, puis par de grandes tentations.

On le voit aussi dans la représentation des adultères Lancelot et Guenièvre dans la Divine Comédie de Dante, qui lui a dit que leur chute commencerait par un baiser.

Dans le même ordre d’idées, le communisme est créé pas à pas par la destruction progressive de la culture traditionnelle et des valeurs morales à travers ses différents mouvements sociaux. Les systèmes communistes s’attaquent à une poignée de croyances traditionnelles ou de concepts moraux à la fois, et par le chaos fabriqué et l’instabilité sociale, il vise à détruire les institutions qui existaient autrefois afin de pouvoir recréer la société selon ses désirs.

Ceci est également lié à la théorie de Marx sur les cinq étapes de la civilisation, que nous pouvons comprendre plus profondément grâce à un cycle de cinq toiles de Thomas Cole, intitulé Le cours de l’Empire (ou Le destin des Empires), qui retrace l’évolution d’un même lieu de l’état sauvage à la naissance de la civilisation, son développement, son déclin, sa « destruction », et sa mort, la « désolation ».

Marx appelait l’empire consommé le « capitalisme », l’état de destruction le « socialisme », et la désolation le « communisme ». L’idée était que dans l’état de désolation communiste, toutes les morales, traditions, croyances, institutions, hiérarchies et valeurs ont été détruites. Le but du communisme est la destruction de l’humanité.

De ce point de vue, l’idée des mouvements communistes est d’accélérer la chute de la société – de la faire avancer plus rapidement dans un état de désolation, dans lequel l’humanité est dépourvue de valeurs qui maintiennent l’harmonie sociale et morale.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les opinions d’Epoch Times.

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