La paralysie cérébrale n’empêche pas cette adolescente de danser

Rayhana Elharji danse depuis 2011
Par Andrew Thomas
11 novembre 2019 Mis à jour: 11 novembre 2019

La paralysie cérébrale présente un large éventail de défis aux personnes qui font face à cette maladie. Cependant, une jeune femme ne laisse pas ses limites physiques l’empêcher de danser et de rêver.

Rayhana Elharji est une jeune fille ambitieuse de 17 ans originaire de Brooklyn, New York. L’étudiante de la National Honor Society aspire à devenir bio-ingénieur et souhaite suivre ses études de premier cycle au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Depuis 2011, Rayhana participe au programme Dancing Dreams. Joann Ferrara, la directrice générale, est physiothérapeute pédiatrique. Elle a fondé l’organisme lorsqu’une fillette lui a dit qu’elle aimerait être danseuse, mais que personne ne voulait travailler avec elle.

Un cours de Dancing Dreams (Shenghua Sung/The Epoch Times)

L’organisme, qui est devenu un organisme à but non lucratif en 2008, offre des cours de danse et des possibilités de spectacles aux enfants et aux jeunes adultes ayant des problèmes médicaux ou physiques. Des physiothérapeutes pédiatriques donnent les cours, chaque danseur a un assistant pour l’aider. Plusieurs participants ont grandement bénéficié du programme.

« Ça les aide à avoir confiance en eux. Cela leur montre qu’ils sont capables de faire des choses qu’ils pensaient ne pas être capables de faire », a expliqué Mme Ferrara.

Dancing Dreams

Rayhana a découvert Dancing Dreams par l’intermédiaire d’une amie et a immédiatement été intéressée. Non seulement elle s’intéressait à la danse, mais cette sage élève du lycée pensait à son avenir.

« J’ai d’abord pensé que ce serait amusant, et c’est le cas. Mais, maintenant, en plus du plaisir, je pense que ça fera bonne impression sur mes demandes d’inscription à l’université », a confié Rayhana à Epoch Times.

Rayhana Elharji (C) pendant un cours de Dancing Dreams (Shenghua Sung/The Epoch Times)

« [Je] l’ai immédiatement aimée. Elle était tout simplement heureuse, rayonnante et ravie de danser », se souvient Mme Ferrara.

Rayhana est une jeune femme atteinte de paralysie cérébrale et fait face à divers obstacles. Cependant, elle ne s’apitoie pas sur son sort. Au contraire, elle se lance des défis avec enthousiasme.

« Bien sûr, tout le monde a des défis à surmonter, mais avec ma détermination, je les surmonte », a-t-elle dit.

De plus, la jeune femme garde le sens de l’humour.

« Le plus amusant, c’est de se lever de ce foutu fauteuil et de bouger », a dit Rayhana en souriant.

Partenaires de danse

Rayhana et Gabby, son assistante de danse, sont de bonnes amies, la danse les a rapprochées encore plus.

« À la fin du premier cours, nous étions déjà comme les meilleures amies. Nous avons une relation qui durera des années. On plaisante et, comme les ados, on se plaint des devoirs et tout ça. Elle est comme la grande sœur que je n’ai jamais eue », a dit Rayhana.

Un effet thérapeutique

Pour Rayhana, la danse a des bienfaits physiques et psychologiques. Comme d’autres types d’exercice, ceci lui offre un loisir inestimable.

« La danse m’a toujours aidée à gérer mon stress et à obtenir de bonnes notes pour mon avenir. Je travaille en vue d’aller au MIT et la danse m’aide à détendre mon corps et mon esprit », a dit Rayhana. « Cela vous surprendra sûrement, mais je suis très nerveuse et mes muscles sont raides comme du bois, alors la danse m’aide à détendre mes muscles et mon cerveau. »

Rayhana Elharji prend la pose. (Shenghua Sung/The Epoch Times)

Mme Ferrara est fière de Rayhana et a développé une relation étroite avec elle au fil des ans. De plus, l’expérience a eu un impact profond pour les deux.

« La voir grandir et s’épanouir en la belle jeune femme qu’elle est aujourd’hui est une grande joie », a dit Mme Ferrara.

« Elle est tenace. Elle atteint ses objectifs, quoi qu’il en coûte. Elle aime aider les gens… elle est toujours heureuse », a dit Aicha Elkoufa, la mère de Rayhana. « Je suis fière d’elle. »

Ambition

L’expérience personnelle de Rayhana fait qu’elle est empathique envers les personnes ayant des déficiences physiques. Elle a aussi de plus grandes ambitions, comme son objectif de devenir bio-ingénieure.

« Je suis handicapée, alors qui est mieux qu’une personne qui sait ce que c’est que d’avoir un handicap ? Et juste pour être clair, je serai propriétaire d’un empire commercial dans le domaine de la biotechnologie », a dit Rayhana. « Mes réussites m’encouragent à travailler plus fort et à viser plus haut. »

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