La plupart des patients guéris du Covid-19 ont une immunité large et solide procurant manifestement un certain niveau de protection contre les variants, selon une étude récente

Par Meiling Lee
2 août 2021
Mis à jour: 3 août 2021

La plupart des personnes qui se sont remises du Covid-19, même avec une maladie légère, conservent une immunité large et durable contre la maladie, y compris un certain degré de protection contre ses variants, selon une étude de l’Université Emory d’Atlanta en Géorgie publiée dans la revue Cell Reports Medicine.

L’étude longitudinale, la plus complète de ce type à ce jour, a porté sur 254 patients atteints du Covid-19, âgés de 18 à 82 ans, qui ont fourni des échantillons de sang à différents moments pendant une période de plus de 8 mois à partir d’avril 2020. Environ 71 % des patients souffraient légèrement de la maladie, 24 % modérément et 5 % étaient gravement atteints.

Les chercheurs ont constaté que la plupart des patients qui se sont rétablis ont présenté une réaction immunitaire forte et étendue au virus du PCC (Parti communiste chinois) allant jusqu’à 250 jours.

« Nous avons constaté que les réponses en anticorps, en particulier les anticorps IgG, étaient non seulement durables chez la grande majorité des patients mais qu’elles se dégradaient à un rythme plus lent que celui estimé précédemment, ce qui suggère que les patients génèrent des plasmocytes à plus longue durée de vie capables de neutraliser la protéine de spicule (spike) du SRAS-CoV-2 », a déclaré Rafi Ahmed, directeur du Centre de vaccination Emory et auteur principal du centre d’information officiel de l’université Emory d’Atlanta en Géorgie, l’Emory News Center le 22 juillet.

SARS-CoV-2 est le nom scientifique du virus du PCC à l’origine de la maladie Covid-19.

Les auteurs ont dit que l’immunité naturelle après la guérison de la maladie offrait un certain degré de protection contre les variants, car la recherche suggère que les vaccins contre le Covid-19 pourraient être légèrement moins efficaces contre ces variants.

« La réponse immunitaire à l’infection naturelle est susceptible de fournir un certain degré d’immunité protectrice, même contre les variants du SRAS-CoV-2, car les épitopes des cellules T CD4+ et CD8+ seront probablement conservés », ont-ils écrit.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) disent qu’ils surveillent de nombreux variants, mais que seuls 4 d’entre eux sont préoccupants car ils « semblent se propager plus facilement et plus rapidement que les autres variants ». Bien que les experts disent que les variants peuvent être plus transmissibles, cela ne se traduit pas nécessairement par une maladie plus grave ou des décès plus importants.

Le variant indien ou delta représente actuellement plus de 80 % de tous les nouveaux cas séquencés aux États-Unis. Les scientifiques disent que des recherches supplémentaires sont encore nécessaires pour confirmer si l’infection par ce variant est associée à une maladie plus grave, à une hospitalisation et à un décès.

Les trois autres variants préoccupants, nommés en fonction de l’endroit où ils ont été identifiés pour la première fois, sont le variant britannique, le variant sud-africain et le variant brésilien.

Les auteurs ont également constaté que les patients ayant récupéré du Covid-19 présentaient des réponses stables en anticorps contre les autres coronavirus humains responsables du rhume, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ou du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV).

« Ces données sont très cohérentes avec la génération de plasmocytes à longue durée de vie et réfutent la notion actuelle selon laquelle ces réponses en anticorps contre les coronavirus humains sont de courte durée », ont dit les chercheurs. « De plus, les patients du Covid-19 ont présenté des réactions accrues en anticorps IgG contre le SRAS-CoV-1, un agent pathogène apparenté auquel aucun d’entre eux n’avait probablement été exposé auparavant. »

Les chercheurs continueront à suivre le groupe pendant plusieurs années, la dernière collecte d’échantillons des participants étant prévue pour février 2023. Ils pourront ainsi recueillir davantage de données pour « définir la progression vers une immunité de longue durée » contre le virus du PCC après une infection naturelle.

Ces résultats viennent s’ajouter au nombre croissant de recherches indiquant que les patients guéris du Covid-19 développent une immunité de longue durée.

Une des limites de l’étude est qu’elle n’a pas inclus les patients atteints de Covid-19 plus sévères et ceux qui sont asymptomatiques. Cependant, les auteurs ont noté que « les maladies légères et modérées représentent [plus de] 80 % des cas de Covid-19, ce qui souligne la pertinence de nos résultats dans le temps ».

Les auteurs ont dit que les résultats de l’étude « serviront également de référence pour la mémoire immunitaire induite chez l’homme par les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ».

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