La récolte de clémentines corses « sauvée » par la venue des saisonniers marocains

Par Emmanuelle Bourdy
27 novembre 2020
Mis à jour: 27 novembre 2020

En pleine crise sanitaire, une opération consistant à faire venir des travailleurs marocains avait été menée afin de sauver la récolte de clémentines. Bien que la récolte ne soit pas encore terminée, le préfet de Haute-Corse et les acteurs de cette filière ont fait un premier bilan de cette opération, ainsi que le relate France 3 Corse-Viastella.

Le centre interministériel de crise, sur décision concertée des autorités de la France et du Maroc, avait validé un protocole, le 23 septembre 2020, permettant de faire venir environ 900 travailleurs agricoles marocains en Corse, pour effectuer la récolte de clémentine. L’acheminement s’est fait par vols charters et la venue de ces travailleurs marocains a permis de « sauver la récolte de clémentines », d’après le bilan réalisé ce mardi 24 novembre par le préfet de Haute-Corse François Ravier et les acteurs de la filière clémentine.

Parmi les travailleurs agricoles marocains qui sont venus prêter main forte, certains étaient des habitués. En effet, certains ouvriers viennent depuis 15 ans sur ces exploitations et sont donc considérés comme des « saisonniers permanents », précise France 3 Corse-Viastella.

Arrivés de façon échelonnée par voie aérienne, pour une durée allant de trois à six mois, les 829 employés ont été répartis dans les 90 exploitations, en fonction des besoins. Une opération qui a coûté plus de 600 000 €, dont 500 000 € en billets d’avion.

Afin de garantir le respect des consignes sanitaires en pleine crise du coronavirus, le préfet de Haute-Corse a affirmé que « tout a été organisé en parfaite sécurité ». Les travailleurs ont dû se soumettre à des tests Covid, aussi bien au départ de leur pays qu’à leur arrivée en Corse, puis « à nouveau de façon aléatoire à J+7 sur un bon tiers des personnes », souligne le préfet. Sur place, les personnes testées positives ont été « immédiatement isolées et suivies médicalement ». Ainsi, aucun cluster n’a été constaté sur les différentes exploitations, les consignes sanitaires ayant été scrupuleusement respectés à tout moment, selon François Ravier. Dans ce contexte exceptionnel, l’inspection du travail a d’ailleurs effectué de nombreux contrôles.

À l’heure actuelle, la récolte n’est pas terminée et « il reste encore 4, 5 semaines devant nous », indique Simon-Pierre Fazi, le président de l’AOP fruits de Corse. Le préfet de Haute-Corse ajoute que le plus dur sera d’organiser le départ des ouvriers agricoles. « C’est encore un sujet en discussion, mais nous regardons les options possibles, en fonction aussi de l’évolution de la situation sanitaire. Si les frontières rouvrent, ce que nous espérons, il sera peut-être possible de faire rentrer ces travailleurs en vols commerciaux, comme nous le faisons habituellement les autres années, plutôt qu’en charters », explique encore le préfet pour France 3 Corse-Viastella.

En conclusion, les producteurs s’accordent tous pour dire que cette année, la campagne « n’a pas été facile ». Ils estiment une perte de récolte « de 20 à 25% en termes de commercialisation », et espèrent que la période des fêtes permettra de contrebalancer ce manque à gagner.

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