L’amour maternel ressort d’une découverte archéologique vieille de 4800 ans

Par Keng Onn Wong
20 octobre 2020
Mis à jour: 20 octobre 2020

Il s’agit peut-être de l’une des découvertes archéologiques les plus stupéfiantes faites dans un passé récent : les restes fossiles d’une mère berçant son bébé dans une tombe commune, vieille de près de 4 800 ans.

En fouillant un site préhistorique d’enterrement collectif d’aborigènes découvert à Taichung, Taïwan, les archéologues ont découvert les restes d’une jeune mère et de son enfant.

Ils faisaient partie d’un ensemble de 48 squelettes soigneusement disposés retrouvés en 2014, selon Reuters.

Ces découvertes archéologiques se sont révélées comme étant les premiers signes d’activité humaine découverts dans le centre de Taïwan. Mais ce qui a attiré l’attention des archéologues, ce sont les restes d’une  mère et de son enfant.

(Avec l’aimable autorisation du National Museum of Natural Science )

« Quand elle a été déterrée, tous les archéologues et les membres du personnel ont été bouleversés », a déclaré à Reuters le Dr Chu Whei-lee, conservateur et directeur du département d’anthropologie du musée national des sciences naturelles (NMNS) de Taïwan.

« Pourquoi ? Parce que la mère tenait son bébé entre ses mains tout en le regardant. »

La mère était une jeune femme dont l’âge est estimé entre 20 et 25 ans, et mesurant 1,6 mètres. Elle tenait son bébé dans son bras gauche et le regardait.

Au début, ils ont pensé que l’enfant était mort d’une fausse-couche ou d’un accouchement difficile, mais ils ont par la suite déterminé d’après sa taille (50 cm) et ses os que le nourrisson avait 6 mois, et que la mère et l’enfant étaient probablement morts ensemble, selon le United Daily News.

La façon dont ils sont morts et ce qui s’est passé ensuite reste un mystère.

Le site d’inhumation a été découvert lors de fouilles d’essai menées par un promoteur immobilier avant le début de la construction.

Les fouilles ont commencé en mai 2014 et ont duré un an. La datation au carbone 14 a été utilisée pour déterminer l’âge des découvertes, qui comprenaient 4 000 fragments de céramique et 200 dents de requin. La zone était probablement proche du rivage à l’époque.

Les vestiges découverts ont été estimés entre 4 800 et 5 000 ans, datant du début ou du milieu du Néolithique, et faisant partie de la culture de Dapenkeng. Ces découvertes ont 1 000 ans d’antériorité par rapport aux découvertes précédentes. Selon le NMNS, les hommes étaient chargés de la pêche et de la chasse, tandis que les femmes utilisaient des outils en pierre pour récolter les cultures.

Le site funéraire, maintenant appelé « Ruines d’Anhe », est situé près de l’intersection de la route d’Anhe, du boulevard de Taïwan et de la route de Chaoma à Taichung, rapporte le Taipei Times.

La mère est surnommée « la première mère de la ville de Taichung » et le NMNS a produit une vidéo YouTube sur les découvertes archéologiques, intitulée Taichung il y a 5 000 ans – Histoire d’une mère à Anhe.

FOCUS SUR LA CHINE – Les liens cachés de Hunter Biden avec la Chine exposés

Le saviez-vous ? 

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ