L’aneth : l’antibiotique naturel le moins connu

L'aneth est très apprécié pour sa saveur, mais les chercheurs découvrent de nouvelles dimensions à cette délicieuse herbe.
Par GreenMedInfo
2 janvier 2020 Mis à jour: 2 janvier 2020

L’aneth est plein de nutriments et de composés qui sont largement utilisés pour réduire l’excès de gaz, aider la digestion et stimuler le système immunitaire. Mais les avantages ne s’arrêtent pas là : l’aneth possède également de fortes propriétés antibiotiques.

Depuis des milliers d’années, les gens apprécient l’Anethum graveolens, communément appelé aneth, pour son goût et ses usages médicinaux. Les graines et les feuilles dégagent une saveur forte et épicée qui peut rehausser le goût d’autres aliments.

On croit que la plupart des propriétés médicinales de l’aneth proviennent de composés connus sous le nom de monoterpènes, ainsi que de minéraux, de certains acides aminés et de flavonoïdes. Selon la base de données nationale sur les nutriments de l’USDA, l’aneth contient une quantité importante de vitamines A et C, ainsi que du folate, du fer et du manganèse en quantités infimes.

Pour les bébés, la graine d’aneth est un remède naturel très utile. Il est considéré comme un miracle pour les coliques infantiles, ce qui lui vaut le titre de « secret des nourrices britanniques » car il agit comme principe actif dans un remède anti-coliques de l’Empire britannique.

L’aneth comme antibiotique naturel

L’aneth a fait l’objet de recherches approfondies pour son action antimicrobienne, montrant son potentiel contre plusieurs souches de bactéries telles que Staphylococcus aureus, et la croissance d’un agent pathogène végétal qui cause de dangereuses maladies dans le blé et l’orge.

En 2009, les chercheurs ont étudié les propriétés antibactériennes de l’aneth, du fenugrec et de l’ajowan, en analysant leurs extraits aqueux et organiques de graines et leurs phytoconstituants isolés. Leur effet antibiotique a également été comparé à celui de certains antibiotiques standard utilisés aujourd’hui.

Les résultats : leurs extraits ont montré une activité antibactérienne significative contre toutes les bactéries testées, sauf Klebsiella pneumoniae et une souche de Pseudomonas aeruginosa. L’efficacité antibactérienne démontrée par les plantes a fourni une base scientifique pour leur utilisation dans les remèdes maison. De plus, l’isolement et la purification de divers produits phytochimiques de ces herbes peuvent mener au développement d’agents antibactériens remarquables.

Dans une étude menée en 2005, trois composés connus ont été isolés de l’aneth et ont conclu qu’ils avaient une action antibactérienne contre un groupe de mycobactéries à croissance rapide.

Une recherche en 2007 a également étudié comment les huiles essentielles de trois plantes – la menthe verte, l’aneth et la menthe poivrée – ont amélioré l’activité antibactérienne de la nitrofurantoïne, un antibiotique, contre les entérobactéries, notamment E. coli, la salmonelle et d’autres bactéries. Les scientifiques ont découvert que la menthe verte et l’aneth avaient la plus forte activité antimicrobienne, contenant respectivement 40,12 % et 20,32 % de carvone, l’un des monoterpènes de l’aneth, qui stimulent l’activité antibiotique de la nitrofurantoïne.

D’autres études ont montré que les extraits d’aneth étaient bénéfiques pour tuer certaines souches de champignons, de la moisissure Aspergillus niger à la levure commune Candida albicans. En plus d’être un tueur microbien efficace, la plante s’est également avérée utile pour réduire les crampes menstruelles et combattre la dépression.

L’aneth a fait preuve d’une flexibilité impressionnante en tant qu’aliment médicinal. Alors que la lutte contre la résistance aux antibiotiques se poursuit (en raison de l’utilisation aveugle ou inappropriée des médicaments antibiotiques), ce remède naturel offre un moyen plus sûr de combattre les bactéries nuisibles.

Le groupe de recherche GMI (GMIRG) se consacre à l’étude des questions de santé et d’environnement les plus importantes du moment. Un accent particulier sera mis sur la santé environnementale. Nos recherches ciblées et approfondies exploreront les nombreuses façons dont l’état actuel du corps humain reflète directement l’état réel de l’environnement. Cet article a été publié à l’origine sur GreenMedInfo.com.

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