L’avenir du Mexique aux yeux de Vicente Fox

13 octobre 2015
Mis à jour: 19 octobre 2015

SAN FRANCISCO DEL RINCON, Mexique – Les Mexicains sont généralement méfiants envers leurs politiciens et estiment que la plupart d’entre eux, même les ex-présidents, sont corrompus. Mais lorsqu’il s’agit de Vicente Fox c’est un autre son de cloche.

  1. Fox, relativement populaire durant son mandat de 2000 à 2006, a été le premier président mexicain d’un autre parti que le Parti de la révolution institutionnalisée (PRI), embourbé dans la corruption après 71 années au pouvoir.

Durant son mandat, M. Fox a tourné le dos aux dirigeants socialistes latino-américains et a cherché une coopération plus étroite avec les États-Unis sur les questions économiques et de sécurité.

« J’ai toujours été pour la liberté économique et pour une structure de politique publique forte pour motiver et encourager les entreprises  », affirme-t-il. Durant ses années au pouvoir, le PIB du Mexique a augmenté de 30%.

Après la fin de son mandat en 2006, Vicente Fox s’est concentré sur le leadership des idées et a fondé le Centro Fox, une bibliothèque présidentielle et un centre d’éducation qui fait la promotion du développement social et économique autant aux enfants qu’aux chefs d’entreprise.

Epoch Times s’est entretenu avec l’ancien président au sujet de la compétitivité économique du Mexique, de la mission et des valeurs du Centro Fox et du problème de violence lié au trafic de drogue.

Vous avez toujours été plus près des États-Unis que des dirigeants socialistes latino-américains. Pourquoi ?

J’ai toujours été pro-marché. J’ai toujours été pour la liberté économique et pour une structure de politique publique forte pour motiver et encourager les entreprises.

Alors, pour des pays comme le Venezuela, l’Équateur ou l’Argentine avec ce populisme et cette démagogie, ce que je vois, c’est un avenir très pessimiste pour ces économies et ces pays.

Dans le monde d’aujourd’hui, pas besoin d’être un génie pour comprendre que dans les échanges entre économies, il faut rigueur et ouverture d’esprit, une attitude amicale entre les secteurs publics et privés, pour générer de la richesse et créer des emplois.

Alors, je suis toujours de ce côté et c’est pourquoi je suis essentiellement pour les États-Unis. Quasiment tous les pays qui connaîssent du succès sont très pragmatiques. Ils parlent d’emplois. Ils parlent d’investissements. Ils parlent de richesse. Ils parlent d’éducation. Ils parlent de santé. En Amérique latine, je pense que nous gaspillons trop de temps à parler d’idéologies, de gauche et de droite, de capitalisme et de communisme.

Ce que les gens attendent des démocraties et des gouvernements, c’est un emploi, un meilleur revenu, une école pour leurs enfants, la santé pour la famille, un contrôle et une protection de l’environnement. J’estime que nous devrions laisser de côté les idéologies.

L’ex-président mexicain Vicente Fox en compagnie de l’ex-président américain George W. Bush et du premier ministre canadien Stephen Harper visitent le site de Chichen Itza au Mexique le 30 mars 2006. L’ère Fox a été marquée par une grande proximité avec les États-Unis. (Jim Watson/AFP/Getty Images)
L’ex-président mexicain Vicente Fox en compagnie de l’ex-président américain George W. Bush et du premier ministre canadien Stephen Harper visitent le site de Chichen Itza au Mexique le 30 mars 2006. L’ère Fox a été marquée par une grande proximité avec les États-Unis. (Jim Watson/AFP/Getty Images)

Quelles raisons expliquent la renaissance économique du Mexique, particulièrement en comparaison avec la Chine ?

Les investissements qui ont quitté le Mexique pour la Chine il y a dix ans sont en train de revenir. Ces compagnies manufacturières reviennent au Mexique. C’est parce que la Chine est devenue moins compétitive et la productivité n’est plus ce qu’elle était. En quoi est-ce que cela profite au Mexique ?

Premièrement, en raison de l’ALÉNA [Accord de libre-échange nord-américain]. L’ALÉNA est l’élément-clé de cette compétitivité. L’économie mexicaine en profite parce que vous épargnez beaucoup d’argent en droits de douane et en impôts. Ainsi, l’ALÉNA est fondamental.

En fait, lorsque l’ALÉNA est entré en vigueur il y a 20 ans, le revenu des familles et des travailleurs du côté américain était dix fois plus élevé que du côté mexicain. Alors, si vous gagniez 1 dollar au Mexique, en traversant la frontière vous gagniez 10 dollars. Cela explique le phénomène migratoire.

Aujourd’hui, au lieu de 10 pour 1, le ratio est de 5 pour 1. Je présume qu’à l’avenir, peut-être la prochaine génération, dans 20-25 ans le fossé sera réduit à 0.

Nous aurons une situation de 1 pour 1 comme entre les États-Unis et le Canada. Vous réglez donc le problème de la frontière. Les deux économies vont en bénéficier. Et l’ALÉNA est précisément ce que la Chine n’a pas avec les États-Unis, le plus grand marché au monde.

Deuxièmement, je dirais qu’il s’agit de nos coûts logistiques. Transporter aux États-Unis un véhicule fabriqué au Mexique n’est pas la même chose que transporter un véhicule fabriqué en Chine. Le coût logistique est extrêmement bas dans le cas du Mexique vers les États-Unis.

Finalement, un facteur qui devient très important est celui des fuseaux horaires. C’est important pour les cadres, pour les entreprises que leurs coûts de déplacement ne soient pas si élevés.

Ce n’est pas la même chose de voyager de Dallas au Mexique – un vol de deux heures à 1 000 dollars en première classe – que de voyager en Inde ou en Chine pour y superviser les opérations. Un billet vous coûtera 20 000 dollars en plus des nombreuses autres dépenses.

De plus, le travail en ligne est un grand avantage. Particulièrement, lorsque la technologie joue un rôle si important dans la fabrication. Ce n’est pas la même chose si vous voulez interagir avec vos partenaires en Inde, alors qu’il est midi chez vous et qu’il est minuit ou trois heures du matin en Inde.

Alors, cet avantage devient très stratégique pour le Mexique. De nombreux services et solutions informatiques déménagent au Mexique parce que nous pouvons offrir un meilleur coût qu’en Inde, et les services sont offerts en ligne en même temps.

Que doit-il se passer pour que le Mexique monte la prochaine marche du développement économique ?

Nous avons des obstacles et certains sont terrifiants, alors nous devons nous en débarrasser. Dans le cas du Mexique, l’obstacle principal est la violence.

Le crime et les violations des droits de la personne. C’est un obstacle majeur au développement de l’économie, alors nous devons résoudre ce problème. Je crois que nous ne pourrons y arriver qu’en légalisant les drogues. Cela nous débarrasserait des cartels et de la violence.

Le deuxième obstacle, c’est l’éducation. C’est le talent humain. C’est la capacité humaine. Sur le plan international, le Mexique est encore loin derrière les niveaux d’éducation de l’avant-garde. L’Europe a environ 14-15 années d’éducation en moyenne par citoyen, tout comme les États-Unis et le Canada. Nous sommes à huit années. C’est donc environ la moitié.

De plus, il y a la question de la qualité de l’éducation. L’innovation, la capacité de notre système d’éducation est encore loin en arrière.

Récréation dans une école d’Acapulco en janvier 2015 (Pedro Pardo/AFP/Getty Images)
Récréation dans une école d’Acapulco en janvier 2015. (Pedro Pardo/AFP/Getty Images)

D’un autre côté, nous avons les opportunités. J’estime que nous les avons toutes. L’Amérique latine est riche en ressources naturelles, elle est riche en minéraux et en pétrole, elle est riche en talent humain, mais elle doit être éduquée.

Le Mexique particulièrement doit tirer avantage de l’ALÉNA, il doit dépasser l’industrie manufacturière. Nous sommes les chefs de file de ce secteur dans toute l’Amérique latine. Je dirais que le secteur manufacturier du Mexique est plus fort et plus grand que celui de toute l’Amérique latine combinée.

Alors, nous avons un grand avantage sur ce plan et nous devons poursuivre le développement. Mais, en même temps, nous devons évoluer et évoluer rapidement vers une économie du savoir.

Alors, la troisième phase du développement est de passer d’une économie de base (les ressources naturelles, les aliments, les minéraux, le pétrole), celle de l’Amérique latine, vers une économie manufacturière, celle plus spécifique du Mexique. Le Mexique doit maintenant passer à l’économie du savoir.

J’ai un chiffre qui démontre pourquoi nous devons faire cela. L’Inde exporte chaque année 168 milliards en services et solutions informatiques. C’est 15 fois ce que nous exportons en pétrole. Nous sommes supposés être une puissance pétrolière, mais l’Inde exporte quand même 15 fois plus à travers les câbles de fibre optique pour servir les multinationales. Le Mexique doit rapidement entrer dans l’économie du savoir et de la technologie.

 

Comment essayez-vous de faciliter cela au Centro Fox ?

Beaucoup de personnes affirment qu’à la fin de ce siècle nous en aurons fini avec la pauvreté et la faim. Nous allons vivre en moyenne jusqu’à 130 ans au lieu de 82.

Je sais que ce sera ennuyant de passer 130 ans ici, mais nous allons trouver des choses à faire. Donc, avec cette prévision optimiste pour le XXIe siècle, au Centro Fox nous sommes convaincus – absolument convaincus – que ce sont les leaders, des individus spécifiques qui bâtissent le monde.

Ce ne sont pas les institutions, ce sont les leaders qui bâtissent et changent le monde. C’est pourquoi nous croyons fermement que chaque être humain est un leader. Eh oui, on nous pose la question : pourquoi nous ne voyons pas tous ces leaders ?

Nous pensons que c’est parce que lorsque vous ne regardez pas à l’intérieur, lorsque vous ne faites pas l’exercice de vous demander « Qui suis-je, qu’est-ce que je fais dans cette vie, quel est mon but ? », vous ne vous rendez pas compte à ce moment-là que vous traversez votre vie dans la médiocrité. Vous n’accomplissez rien d’important ou de spécial.

Seulement en faisant cet exercice, en découvrant notre leadership, en découvrant le pouvoir que nous avons tous à l’intérieur, la capacité de notre cerveau, la capacité de notre force spirituelle, notre caractère, nos croyances, notre formation ; une fois que vous avez découvert tout cela, il n’y a pas de limite, absolument pas de limite.

Vous pouvez passer de travailleur rural à président de votre pays. Vous pouvez être une personne qui commence sur les bancs d’école, à l’école primaire, qui devient ensuite un génie. Au bout du compte, c’est reconnaître le pouvoir qui nous habite. Tout dans cette vie commence avec une raison d’être.

Meilleure est votre raison d’être, plus vous évoluez et plus vous pouvez réaliser vos rêves. C’est ce que nous enseignons ici au Centro Fox. Nous accueillons 70 000 enfants par année, tous pauvres, des enfants autochtones des zones rurales et de familles humbles.

Juste pour leur dire : vous n’êtes pas né pour être pauvre, enlevez-vous ça de l’esprit. Vous êtes né pour réaliser de grandes choses dans la vie. Vous n’êtes pas né pour être un migrant ou un ouvrier en construction.

Vous êtes né pour être le président de votre pays, un grand architecte, un grand virtuose du violon. Vous êtes né pour faire de grandes choses dans la vie. Soyez-en convaincu et continuez l’école jusqu’à l’université ou jusqu’à la maîtrise ou le doctorat.

Accumulez les connaissances, puisez la force dans votre cœur et rêvez, vous y arriverez.

Alors, pour vous personnellement, quelle est cette raison d’être ?

Ma raison d’être et mon bonheur viennent de l’aide que j’apporte aux autres. Aider tous ces 70 000 enfants. Ma raison d’être et mon rêve, c’est de travailler d’arrache-pied pour changer les choses. Particulièrement en ce qui concerne la pauvreté, l’exclusion et toutes choses qui empêchent les êtres humains d’être heureux sur cette Terre.

Aujourd’hui, de plus en plus de gens parlent du bonheur au lieu du salaire, et je pense que c’est merveilleux. L’aspiration n’est pas combien je peux gagner ou combien je peux avoir. C’est mon bonheur, ma joie de faire ce que j’aime, faire des choses pour les autres, faire des efforts dans ma communauté, dans mon pays, dans ma ville, dans mon monde.

Comment peut-on régler le problème de violence liée à la drogue au Mexique ?

J’aimerais commencer par dire que nous ne consommons pas beaucoup de drogue aujourd’hui au Mexique. Nous ne produisons pas beaucoup de drogue. La plus grande partie de la drogue vient de l’Amérique du Sud et passe par le Mexique pour atteindre l’immense marché des États-Unis, que certains estiment à 50 milliards de dollars par année.

Bien entendu, cela passe dans les mains des cartels. C’est pourquoi ils sont si puissants. La réalité est que le Mexique se trouve entre ceux qui produisent la drogue dans le Sud (la Colombie principalement, le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie) et ceux qui la consomment au Nord. Alors, nous sommes coincés avec ce problème.

Des villageois armés participent à un défilé pour souligner le premier anniversaire de leur groupe d’autodéfense contre les cartels à Ayutla de los Libres, dans l’État de Guerrero, le 5 janvier 2014. (Pedro Pardo/AFP/Getty Images)
Des villageois armés participent à un défilé pour souligner le premier anniversaire de leur groupe d’autodéfense contre les cartels à Ayutla de los Libres, dans l’État de Guerrero, le 5 janvier 2014. (Pedro Pardo/AFP/Getty Images)

Les États-Unis tentent toujours de garder la guerre hors de leur territoire, alors ils vont en Colombie et les engagent dans la guerre à la drogue sur leur territoire. Et maintenant, ça se passe au Mexique. Nous recevons ce que j’appelle un pourboire de 500 millions de dollars qu’ils donnent au gouvernement mexicain : « Ok, Mexique, tu fais le travail, tu livres la guerre, nous ne voulons pas de drogue ici. »

Ça devient très compliqué parce que le Mexique paie un prix élevé en vies humaines, en sang, en homicides et en violations des droits de la personne. Des violations constantes de l’application régulière de la loi. Alors, tout ça est extrêmement mauvais pour le Mexique.

En conséquence, le flux d’investissements étrangers est affecté. Même pour ce qui est du tourisme, les gens ne veulent pas visiter le Mexique parce qu’ils pensent que c’est l’enfer. Ils pensent que vous pouvez être tués à tout moment au Mexique. Laissez-moi vous dire que la guerre n’affecte pas tout le Mexique. Elle se concentre essentiellement sur la côte Pacifique où la marijuana est cultivée.

L’action est concentrée sur la frontière où toute la drogue se dirige et passe aux États-Unis. Nous devons sortir de ce piège. Une manière serait de légaliser.

Quels seraient les avantages ?

Parce qu’on passe de la prohibition à la réglementation et c’est déjà ce qui se passe dans l’État de Washington. Ça se passe déjà dans l’État du Colorado.

C’est arrivé en Uruguay et partout dans le monde. La consommation n’est pas interdite au Mexique. Au Mexique ce n’est pas illégal, ce n’est pas prohibé, ce n’est pas criminalisé, ce n’est pas puni si vous consommez des drogues.

Ce qui est illégal et puni, c’est la production, la distribution, la vente, le blanchiment d’argent. En général, dans le monde, la consommation n’est pas interdite. C’est pourquoi le paradigme devrait être changé. Je suis un partisan convaincu de la légalisation, de passer de la prohibition à la réglementation.

C’est exactement ce qui s’est passé aux États-Unis au XXe siècle lorsque la prohibition de l’alcool a causé beaucoup de crimes et de violence.

C’est seulement après la légalisation de l’alcool qu’un environnement plus paisible est revenu. Voilà donc un aspect très pragmatique des avantages de la légalisation.

L’ex-président mexicain Vicente Fox participe le 9 juillet 2013 à une conférence sur la légalisation de la marijuana au Centro Fox dans l’État de Guanajuato, Mexique. (Alfredo Estrella/AFP/Getty Images)
L’ex-président mexicain Vicente Fox participe le 9 juillet 2013 à une conférence sur la légalisation de la marijuana au Centro Fox dans l’État de Guanajuato, Mexique. (Alfredo Estrella/AFP/Getty Images)

Deuxièmement, si ce marché vaut 50 milliards de dollars, cet argent va dans les poches des cartels. Avec la légalisation, vous empêchez cet argent d’aller aux cartels. Cet argent va au gouvernement, car vous taxez la vente légale, la production et la distribution de la drogue. Comme l’ont fait ces États américains.

Alors, je pense que nous avons plusieurs bonnes raisons d’aller vers la légalisation, de passer de la prohibition à la réglementation.

Il faudrait encore que les États-Unis légalisent également. Si seulement le Mexique le fait, ce n’est pas suffisant.

Aux États-Unis actuellement, les sondages démontrent que 55% des citoyens sont pour la légalisation.

Bien sûr, ils pensent à la marijuana. Quand vous parlez des autres drogues, l’appui du public est moins important. Selon moi, les arguments pour une drogue valent pour toutes les drogues. Je suis pour agir aussi vite que possible pour légaliser la marijuana, mais inclure aussi les autres drogues par la suite.

Un chemin emprunté est celui de l’usage médical.

Quand vous parlez de l’usage médical, alors ce n’est pas seulement la marijuana, ce sont toutes les drogues, lorsqu’un médecin en approuve l’usage médical. Le Mexique doit s’extirper du piège dans lequel il se trouve, et la porte de sortie est précisément la légalisation.

Comment s’assurer que les cartels actuels ne s’emparent pas du secteur, qu’ils ne conservent pas leurs immenses fortunes et qu’ils soient punis pour les crimes qu’ils ont commis ?

Écoutez, tout peut arriver, mais si vous passez au nouveau paradigme je pense qu’un bon geste pourrait être le pardon. Laissez-moi vous rappeler le cas de la Colombie.

Ils ont offert à tous les cartels et les criminels que s’ils acceptaient de se rendre à la justice colombienne, le gouvernement n’allait pas confisquer leurs richesses. Même les amendes, tout allait être géré différemment.

L’objectif était de faire des concessions afin que le paradigme soit complètement changé. Est-ce que les criminels allaient alors devenir des hommes d’affaires et participer à la production, à la distribution et à la vente ?

Je pense que s’ils changent leur vie et participent à une entreprise légale qui fait de l’argent et paie des impôts, alors il ne serait plus question de violence et de meurtres et ce serait juste une question de parts de marché pour les participants.

Le meilleur exemple est d’observer les États du Washington et du Colorado et l’Uruguay : rien de spécial n’est survenu. Tout le monde s’est adapté aux nouvelles circonstances, alors les consommateurs ne deviennent pas fous pour trouver leur drogue parce qu’elle est maintenant légale. C’est encore difficile pour eux sur le plan économique et sur le plan de la santé qui en est affectée.

Ainsi, le changement s’installe facilement. Quand je prends le Portugal – en fait, il n’y a pas vraiment de différence entre le Portugal et l’Espagne. Dans un pays, le Portugal, les drogues sont légales, et presque toutes les drogues – pas seulement la marijuana – et, dans l’autre, elles sont criminalisées. On ne remarque rien quand on visite les deux pays. Consommation, criminalité, violence.

Au Portugal, il y a des chiffres en ce qui concerne la jeunesse : au cours des 12 années depuis la légalisation, la consommation chez les jeunes a diminué. De l’autre côté, vous enlevez de l’argent aux cartels, vous séparez l’aspect criminel de l’aspect de la santé.

Donc, vous consacrez l’argent et les revenus que le gouvernement obtient à l’information, à l’éducation et à la prévention pour vous concentrer sur la santé et vous vous débarrassez de l’aspect criminel des cartels.

 

Version originale : This Is How Vicente Fox Sees Mexico’s Future

 

RECOMMANDÉ