Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique tué par les forces françaises au Mali

Par Epoch Times avec AFP
5 juin 2020
Mis à jour: 6 juin 2020

Abdelmalek Droukdal commandait l’ensemble des combattants d’Al-Qaida d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel.

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a perdu son chef historique. Âgé de 50 ans, l’Algérien Abdelmalek Droukdal également surnommé Abou Moussab Abdelwadoud, a été tué mercredi 3 juin lors d’une opération par les forces françaises à Talhandak, dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne du jihad au Maghreb, a annoncé vendredi 5 juin sur son compte Twitter la ministre des Armées Florence Parly.

« Les forces armées françaises, avec le soutien de leurs partenaires, ont neutralisé l’émir Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel et plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d’une opération dans le nord du Mali », a précisé la ministre sur son compte Twitter. « Ce combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaître un succès majeur », a souligné Mme Parly.

Leader de plusieurs groupes actifs

Abdelmalek Droukdal a prêté allégeance à Oussaman Ben Laden, commanditaire des attentats du 11 septembre 2001, tué au Pakistan en 2011. Cet Algérien, avait fondé AQMI en 2007 et commandait l’ensemble des combattants d’Al-Qaida d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel.

Cheikh Ahmed Abu al-Baraa chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) avec le leader du GSPC Abou Moussab (Algérien Abdelmalek Droukdel). (Photo : -/AFP via Getty Images)

Autre capture

La France revendique également vendredi soir la capture d’un « cadre important de l’EIGS », le groupe jihadiste au Grand Sahara, rival du GSIM au Sahel et désigné ennemi numéro un par Paris depuis le sommet de Pau (France), en janvier, réunissant le président français Emmanuel Macron et les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad).

« Les opérations contre l’EIGS, l’autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également. Le 19 mai dernier, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l’EIGS », a annoncé Mme Parly sur Twitter.

Plus de 5 000 militaires français

La force française antijihadiste Barkhane, forte de plus de 5 000 militaires, multiplie ces derniers mois les offensives au Sahel pour tenter d’enrayer la spirale de violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso l’an dernier.

 

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