Le complot des démocrates américains et le virus de la désinformation

Par Nicolas Lecaussin
18 mai 2020
Mis à jour: 20 mai 2020

L’affaire est très grave et sans précédent dans l’histoire politique américaine. Pendant plus de trois ans, les démocrates ont accusé le président Trump d’avoir gagné les élections grâce à la collusion entre les membres de son équipe et le pouvoir russe. L’année passée, le rapport Mueller, après une enquête approfondie, avait bien montré qu’il n’y avait aucune preuve de collusion. Les démocrates le savaient aussi, on vient de l’apprendre. Ils ont donc menti durant toute cette période. Il s’agit surtout d’Adam Schiff, le président de la commission du renseignement de la Chambre, qui n’a cessé de soutenir que les 57 dépositions qu’il avait en sa possession étaient accablantes dans cette affaire contre le président Trump. Elles ont malheureusement pour lui été rendues publiques le 11 mai dernier : on n’y trouve aucune accusation contre l’équipe du président Trump… !

Cette semaine, on a appris aussi, grâce à la publication de plusieurs courriers du FBI, que cette institution et son ancien directeur, James Comey, se sont acharnés contre Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité de Trump, alors qu’on savait qu’il était innocent. Le but était de le « faire tomber » et ainsi discréditer le nouveau président. Toutes les accusations contre Flynn viennent d’être retirées. Par ailleurs, on découvre aussi, ce qui est encore plus scandaleux, que 39 personnalités politiques démocrates et hauts fonctionnaires étaient au courant, voire impliquées, dans l’enquête menée par le FBI concernant l’équipe de Trump, en particulier son conseiller en sécurité. Et cela dès novembre 2016, donc avant le changement d’administration à la Maison Blanche. Parmi ces personnalités figure Joe Biden, l’actuel candidat à la présidentielle. Il est donc très peu probable que l’ancien président Obama n’ait rien su de cette affaire, qui risque de prendre des proportions considérables car il n’y a plus maintenant aucun doute sur la volonté délibérée des démocrates de salir Donald Trump à n’importe quel prix.

Quels échos en France de ce qui était volontiers qualifié d’énorme scandale lorsque Trump était accusé ? Sur une petite dizaine de correspondants de nos plus grands médias aux Etats-Unis, aucun n’en a parlé dans la semaine. Le Journal du dimanche (17 mai) consacre même un grand article à la gloire de l’ancien président Obama sans y faire la moindre allusion. Le lendemain de la révélation concernant Michael Flynn, un animateur de radio préfère rester sur le terrain de l’épidémie, critique bien entendu, et déclarer qu’en ces temps de Covid, mieux vaut être français qu’américain… Il a raison en ce qui le concerne, car aux USA il serait peut-être viré pour avoir proféré une telle ânerie (le nombre de décès par habitants étant presque deux fois plus élevé en France).
La très grande majorité des journalistes français semble victime d’un virus bien pire que le Covid 19 : celui de la trumpophobie. Il les empêche non seulement de réfléchir mais aussi tout simplement d’informer. Ce virus est nourri, comme l’écrivait très bien Jean-François Revel dans L’obsession anti-américaine, par un « ressentiment irrationnel » et aussi par un militantisme idéologique. Ce n’est pas du tout glorieux.

Article de Nicolas Lecaussin avec l’aimable autorisation de l’IREF

Directeur de l’IREF, Nicolas Lecaussin est diplômé de Sciences-po Paris, ancien président de l’iFRAP (Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques), fondateur de l’association Entrepreneur Junior et auteur de plusieurs ouvrages sur le capitalisme, l’Etat et les politiques publiques.

Auteur de plusieurs ouvrages dont : Cet Etat qui tue la France (Plon, 2005), L’absolutisme efficace (Plon, 2008), Au secours, ils veulent la peau du capitalisme ! (First Editions, 2009), A quoi servent les riches, coauteur (Lattès, 2012), L’obsession antilibérale française, Anti-Piketty, coauteur (libréchange, 2015).

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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