Le «dénonciateur» ayant déposé plainte contre Trump entretient des liens avec un candidat démocrate rival à la présidence de 2020

Par Zachary Stieber
10 octobre 2019 Mis à jour: 10 octobre 2019

La personne qui a déposé une plainte contre le président Donald Trump est en lien avec un candidat démocrate actuel à la présidence, selon des informations.

Michael Atkinson, l’inspecteur général de la communauté du renseignement, a déclaré aux législateurs lors d’une séance à huis clos la semaine dernière que le dénonciateur avait une relation de travail avec l’une des personnes en lice pour obtenir une candidature en opposition à Trump en 2020, selon trois sources du Washington Examiner.

« L’IG (l’inspecteur général) a déclaré que le dénonciateur travaillait ou avait une sorte de relation professionnelle avec l’un des candidats démocrates », a déclaré une source au courant de ce qui avait été dit.

« L’IG a déclaré que le dénonciateur avait une relation professionnelle avec l’un des candidats de 2020 », a ajouté une autre source.

« Ce que M. Atkinson a déclaré, c’est que le dénonciateur a dit qu’il était un démocrate inscrit et qu’il avait déjà eu des relations de travail avec un candidat démocrate actuel à la présidence en 2020 », a ajouté une troisième personne au courant des propos de M. Atkinson.

Les sources n’ont pas été identifiées et le dénonciateur n’a pas encore été identifié non plus.

Le média Axios a lui aussi rapporté que M. Atkinson a déclaré aux législateurs que le dénonciateur avait une relation de travail avec un candidat démocrate à la présidence, citant une source.

M. Atkinson n’a pas dit à quel candidat démocrate le dénonciateur était lié et il n’a pas non plus détaillé leur relation de travail. Il n’était pas clair si le lien était dans le service gouvernemental ou d’une autre nature.

M. Atkinson a écrit dans une lettre adressée à Joseph Maguire, directeur intérimaire du renseignement national, qu’un examen préliminaire de la plainte du dénonciateur avait révélé « quelques indices d’un parti pris politique de la part du plaignant en faveur d’un candidat politique rival ».

Le « candidat politique rival » n’a pas été nommé et M. Atkinson, qui travaillait auparavant pour le ministère de la Justice, a quand même trouvé que les allégations semblaient crédibles.

M. Trump a réagi aux rapports tôt mercredi, en écrivant une déclaration : « Les faits du dénonciateur ont été si inexacts au sujet de ma conversation ‘qui était sans pression’ avec le président ukrainien, et maintenant il y a un conflit d’intérêts et une implication avec un candidat démocrate, il ou elle devrait être exposé et interrogé correctement. Ce n’est pas un dénonciateur. »

« L’avocat du dénonciateur est un grand démocrate. Le dénonciateur a des liens avec l’un de mes OPPOSANTS DÉMOCRATE. Pourquoi l’inspecteur général de la Communauté du renseignement permet-il que cette arnaque se poursuive », a-t-il ajouté.

Le vice-président de l’époque, Joe Biden, arrive à Kiev le 16 janvier 2017 pour une rencontre avec le président ukrainien Petro Poroshenko. (Genya Savilov/AFP/Getty Images)

CNN a déjà signalé que l’indication de partialité était que le dénonciateur avait admis être un démocrate inscrit, citant une source. CNN, qui est ouvertement antagoniste à Trump, n’a pas mentionné d’autres indications de partialité à l’encontre du président.

La plainte s’appuyait sur des informations peu sérieuses et des reportages des médias et s’est largement concentrée sur un appel téléphonique que Trump avait eu en juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La plainte a été rendue publique à la fin du mois de septembre, un jour après que la Maison-Blanche de Trump a publié une transcription de l’appel.

L’ancien vice-président Joe Biden et d’autres candidats démocrates à la présidence ont accusé le président Trump d’avoir exercé des pressions inappropriées sur le président ukrainien Zelensky, alors qu’ils discutaient d’une enquête sur le rôle de Biden lorsque ce dernier a exercé des pressions sur le gouvernement ukrainien en 2016 pour faire renvoyer un procureur qui enquêtait sur une société pour laquelle Hunter Biden, son fils, faisait partie du conseil.

Joe Biden s’était vanté l’an dernier d’avoir menacé de retenir un milliard de dollars d’aide à moins que le président Petro Poroshenko n’évince Viktor Shokin, le procureur de l’époque.

« Alors ils ont dit qu’ils allaient à une conférence de presse. J’ai dit  ‘Non, je n’irai pas… ou, nous n’allons pas vous donner le milliard de dollars.’ Ils ont dit : ‘Vous n’avez aucune autorité. Vous n’êtes pas le président.’ J’ai dit : ‘Appelez-le, je vous le dis, vous n’aurez pas le milliard de dollars.’ Je devais partir dans 6 heures, si je me souviens bien. Je les ai regardés et j’ai dit : ‘Je pars dans 6 heures. Si le procureur n’est pas renvoyé, vous n’aurez pas l’argent.’ », a déclaré M. Biden, « Eh bien, fils de [juron]. Il s’est fait virer. »

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