Le fondateur de Project Veritas menotté et plaqué au mur lors d’une descente du FBI chez lui

Par Jack Phillips
11 novembre 2021
Mis à jour: 12 novembre 2021

Le fondateur de Project Veritas, James O’Keefe, a évoqué la fouille de son appartement menée par le FBI au cours du week-end lors d’une interview accordée ce lundi. Les agents l’auraient menotté et plaqué au mur.

Dans ses premières déclarations publiques sur cette affaire, M. O’Keefe a confirmé la descente du FBI à son domicile du comté de Westchester, dans l’État de New York, alors que des voisins ont déclaré aux médias, au cours du week-end, que des agents s’étaient présentés à sa porte samedi. Des agents ont également perquisitionné les domiciles des associés de Project Veritas le jour précédent, a confirmé M. O’Keefe dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube de Veritas.

« Je me suis réveillé en plein milieu d’une descente avant l’aube », a déclaré M. O’Keefe à Sean Hannity, l’animateur de Fox News. « Quelqu’un a frappé à ma porte, je suis allé ouvrir. Il y avait 10 agents du FBI avec un bélier, des lumières blanches aveuglantes, ils m’ont retourné, menotté, et jeté contre le mur du couloir. J’étais à moitié nu sous les yeux de mes voisins. Ils ont confisqué mon téléphone. Ils ont fait une descente dans mon appartement. »

La semaine dernière, M. O’Keefe a déclaré que les domiciles de ses associés avaient été perquisitionnés. Ces derniers auraient prétendument « volé » le journal intime de la fille du président Joe Biden, Ashley. « Le projet Veritas a remis le journal aux forces de l’ordre pour s’assurer qu’il puisse être rendu à son propriétaire légitime. Nous ne l’avons jamais publié », a déclaré James O’Keefe pour sa part, précisant que le journal avait été « oublié dans une pièce ».

Le journal en question contenait, selon l’informateur l’ayant remis au journaliste, des « allégations explosives » sur les rapports que le président Joe Biden entretenait avec sa fille.

Le téléphone de James O’Keefe, contenait des notes rédigées par des journalistes et provenant de sources sans aucun rapport avec le journal d’Ashley Biden, ainsi que des informations confidentielles sur des donateurs, selon M. O’Keefe. Les agents ont passé environ deux heures à fouiller son appartement. Deux de ses téléphones ont été confisqués.

« C’est une attaque contre le premier amendement par le ministère de la Justice », a-t-il déclaré. « J’ai entendu : ‘Ce traitement c’est ta punition !’ Je n’ai pas vraiment compris ce que cela signifiait avant ce week-end. Sean, je ne souhaiterai ce genre de situation à aucun journaliste », a-t-il poursuivi.

L’avocat de James O’Keefe, Paul Calli, présent aux côtés du fondateur de Project Veritas lors de l’interview, a déclaré que Project Veritas avait payé les prétendus informateurs pour le journal intime en échange du « droit de publier le contenu ». Le groupe a préféré le remettre aux forces de l’ordre locales, a-t-il ajouté.

James O’Keefe a ensuite ajouté que les journalistes doivent s’opposer à ce que le FBI s’en prenne à son groupe.

« Une source vient à nous avec des informations, j’ai décidé de ne pas les publier. S’ils peuvent me faire ça, s’ils peuvent faire ça à ce journaliste, faire une descente chez moi et prendre mes notes de journaliste, ils le feront aussi à tout journaliste », a-t-il fait remarquer. « Il s’agit de quelque chose de fondamental dans ce pays. Je ne sais pas dans quelle direction va ce pays. Mais les journalistes du monde entier doivent se lever parce que nous n’avons enfreint aucune loi ici. S’ils peuvent me faire ça à moi, ils le feront à n’importe qui. »

Dans une déclaration diffusée sur YouTube vendredi, M. O’Keefe a déclaré que l’acte d’accusation d’un grand jury lui ordonnait de ne pas discuter des perquisitions effectuées par le FBI. Il a décidé de s’exprimer lorsque des journalistes du New York Times ont contacté les journalistes de Project Veritas pour obtenir des informations dans l’heure qui a suivi les perquisitions. Comment le NY Times s’est retrouvé au courant des perquisitions et ce sur quoi elles portaient reste pour un parfait mystère pour James O’Keefe.

Epoch Times a contacté le FBI pour obtenir des explications.

Au cours du week-end, un porte-parole du FBI a confirmé qu’une « action d’application de la loi autorisée par le tribunal » a été menée « dans le cadre d’une enquête en cours », en réponse aux questions concernant la perquisition du domicile de M. O’Keefe.


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