Le journal Epoch Times de Hong Kong condamne l’arrestation de son personnel de distribution lors des manifestations

Par Eva Fu
3 juillet 2020
Mis à jour: 4 juillet 2020

L’édition hongkongaise du journal Epoch Times a fermement condamné la police de Hong-Kong pour avoir procédé à des arrestations aveugles sur les lieux des manifestations, alors que Pékin mettait en œuvre une nouvelle loi sur la sécurité nationale.

Le 1er juillet, alors que des milliers de manifestants défilaient dans les rues au mépris d’une interdiction de la police pour s’opposer à la nouvelle loi, quatre membres du personnel de distribution du journal Epoch Times se trouvaient parmi un groupe de personnes qui ont été encerclées et arrêtées par la police.

Le bureau local du journal Epoch Times a demandé la libération inconditionnelle des quatre membres de son personnel arrêtés.

Les quatre, Chen Xiaojuan, Zhang Yan, Qiu Xiuzhu et Wang Jinxiang, ont depuis été libérés sous caution après avoir payé 500 HK$ (environ 57 €).

Les quatre distribuaient du matériel promotionnel pour le journal Epoch Times près du parc Victoria dans le district de Causeway Bay mercredi après-midi, alors que les manifestants se rassemblaient pour défiler dans les rues, lorsqu’ils ont été arrêtés entre 14 h 30 et 16 h 30.

Ils ont été détenus toute la nuit au poste de police du point nord.

La police les a libérés sous caution à différentes heures jeudi. Leurs téléphones ont été confisqués.

La police a procédé à une fouille corporelle et a fouillé également leurs sacs. Les quatre membres du personnel ont également reçu l’ordre d’enlever leurs vêtements et de se changer pour porter des vêtements délivrés par la police. La police a conservé leurs vêtements comme éléments de preuve pour l’enquête.

Les officiers ont rendu les journaux Epoch Times qu’ils avaient sur eux, mais ils ont gardé les affiches et autres matériels promotionnels, en expliquant que ces éléments serviraient également de preuves. Deux des agents, MM. Chen et Jin, ont été pris en photo avec les affiches placées à côté d’eux. Tous les quatre doivent se présenter au poste de police le 4 août.

La loi sur la sécurité nationale est entrée en vigueur à la fin du 30 juin après les votes cérémoniels du corps législatif chinois, l’Assemblée populaire nationale (APN). La loi criminalise les individus pour tout acte de subversion, de sécession, de terrorisme et de complicité avec des forces étrangères, et prévoit des peines maximales d’emprisonnement à vie.

La police a procédé à des arrestations massives tout au long de la journée de mercredi et a déclaré avoir arrêté environ 370 personnes sur les lieux des manifestations. Dix d’entre elles ont été arrêtées parce qu’elles étaient soupçonnées d’avoir enfreint la loi sur la sécurité nationale.

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