Le long séjour de Scott Kelly dans l’espace a eu des répercussions sur l’expression de ses gènes

19 mars 2018
Mis à jour: 31 octobre 2019

Le long séjour de Scott Kelly dans l’espace a eu des répercussions sur l’expression de ses gènes, mais n’a pourtant pas altéré son génome comme l’ont rapporté certains médias. En effet, plusieurs publications se sont empressées d’interpréter un communiqué de la NASA au sujet du génome de l’astronaute, et affirmer hâtivement que 7 % des gènes de ce dernier ont été modifiés.

Scott Kelly est resté dans l’espace de mars 2015 à mars 2016, totalisant 340 jours sur la Station Spatiale Internationale (ISS) avec son acolyte russe Mikhail Kornienko. Voici leur retour sur terre en images le 1er mars 2016.

L’agence spatiale américaine NASA a conduit un certain nombre d’examens sur l’astronaute en les comparant à ceux de son jumeau identique Mark Kelly, qui est resté sur terre pendant ce temps-là. Les résultats définitifs seront publiés courant 2018. Pourtant, en se basant sur un communiqué préalable, certains médias se sont empressés de répandre des rumeurs sensationnelles sur la modification du génome de Scott Kelly.

Chiffres sensationnels mais effets réels 

Ces informations ont été considérées avec humour par cet astronaute vétéran : « Quoi ? Mon ADN a changé par 7 % ! Qui y aurait cru ? Je viens juste de l’apprendre dans cet article. Il pourrait s’agir d’une bonne nouvelle ! Car je n’aurai plus à considérer Mark Kelly comme mon frère jumeau identique », a-t-il écrit dans son tweet la semaine dernière.

Mais quels sont au juste les changements découverts par les scientifiques ? « 7 % des gènes qui ont changé d’expression durant le vol spatial sont demeurés altérés 6 mois après son retour sur terre », a déclaré Christopher Mason pour National Geographic, le médecin à l’institut de Weill Cornell qui a conduit les recherches sur les astronautes.

En effet, l’étude de la NASA portait sur le degré d’expression de certains gènes chez Scott Kelly, et sans surprise ils ont trouvé que les vols spatiaux affectent bien le niveau d’expression de certains gènes, comme ceux impliqués dans le système immunitaire, la réparation de l’ADN et la croissance osseuse.

« Nous n’avions aucune idée à quoi nous attendre, et ceci est la première expérience en son genre, elle place la barre pour les futures études sur les astronautes, a affirmé docteur Mason, néanmoins, ce nombre est sûrement dans la norme chez l’être humain et peut être comparé aux situations de stress, comme escalader une montagne ou la plongée sous-marine. » 

Mais le séjour dans l’espace n’est pas qu’une contrainte, et parfois les astronautes sont amenés à participer à d’autres expériences plus amusantes. Sur cette vidéo, vous pouvez voir Scott Kelly conduire une expérience visuelle assez étonnante, dans l’espace à bord de l’ISS.

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