Enquête: les donateurs de la Fondation Clinton ont-ils ont des faveurs politiques [Infographie]

Sept exemples documentés de cas où les paiements aux Clinton et à leur fondation coïncident avec des faveurs politiques
23 décembre 2018 Mis à jour: 29 décembre 2018

Par SEAMUS BRUNER

Infographie : Payer pour jouer ?

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La Fondation Clinton a recueilli plus de 2 milliards $ US depuis sa création en 1997, et Bill et Hillary Clinton ont reçu plus de 130 millions € (150 millions $) pour leurs discours. Notamment, ces paiements ont augmenté de façon spectaculaire après l’entrée en fonction d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’État en 2009.

Les dizaines de millions d’euros qui ont été versés directement aux Clinton ou à leur fondation, par des gouvernements étrangers ou d’autres entités (ou « bienfaiteurs ») qui pourraient bénéficier des activités de la secrétaire d’État, semblent poser des conflits d’intérêts inhérents.

La fondation fait actuellement l’objet d’une enquête de la part du procureur américain John Huber, mandaté par le procureur général de l’époque, Jeff Session, pour des allégations d’actes répréhensibles.

« M. Huber, du ministère de la Justice et du FBI, a mené une enquête, au moins une partie de sa tâche consistait à examiner la Fondation Clinton et ce qui a probablement eu lieu ou non dans le cadre d’activités inappropriées au sein de cette fondation caritative », a déclaré le représentant Mark Meadows (RCNC) à The Hill le 20 novembre dernier. Un témoignage prévu de M. Huber devant le Congrès a été reporté à la suite des funérailles du défunt président George H.W. Bush.

Les conflits apparents des Clinton ont été dissimulés et leur culpabilité potentielle atténuée par plusieurs facteurs : le protocole d’accord conclu avec l’équipe de transition présidentielle de M. Obama, les dérogations spéciales des employés du gouvernement et l’appareil d’examen éthique du Département d’État (équivalent du ministère des Affaires étrangères).

Le protocole d’accord était un accord entre la Fondation Clinton et l’équipe de transition de M. Obama qui énonçait certaines conditions à remplir pour qu’Hillary Clinton soit confirmée dans ses fonctions de secrétaire d’État en 2009.

Le protocole d’entente a défini un ensemble de protocoles, censés répondre aux préoccupations au sujet d’une éventuelle influence étrangère.

La Fondation a promis d’observer ces protocoles, y compris, principalement, la divulgation accrue et opportune des paiements. Ces exigences essentielles comprenaient la publication annuelle des donateurs de la Fondation Clinton et des restrictions sur les dons des gouvernements étrangers.

Le protocole d’accord satisfaisait les législateurs et les médias, et Hillary Clinton a été presque unanimement confirmée en janvier 2009. Cependant, le protocole d’accord a été violé presque immédiatement et le sera à plusieurs reprises (dans l’esprit et dans la lettre) pendant toute la durée du mandat de Mme Clinton. Par exemple, depuis le début du mandat de Mme Clinton en 2009, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) n’a jamais fait état d’aucun de ses donateurs étrangers, comme l’a reconnu la porte-parole de la CHAI Maura Daley en 2015. Parmi les autres violations importantes, mentionnons l’omission de faire rapport annuellement sur les donneurs, de divulguer les dons de gouvernements étrangers et de soumettre les dons et les paiements de discours aux fins d’évaluation éthique.

À l’abri total, tout paiement fait aux Clinton par des entités étrangères ayant des intérêts sur lesquels la secrétaire d’État pourrait avoir une influence constituait, au mieux, un conflit d’intérêts potentiel et, au pire, un pot-de-vin.

Les employés « spéciaux » du Département d’État de l’administration Clinton

En plus des dizaines de millions en fonds étrangers qui ont été versés à la Fondation Clinton, les Clinton ont reçu des dizaines de millions d’euros sous forme d’honoraires versés à Bill Clinton pour ses conférences et ses services consultatifs. Au lieu d’être examinés par des responsables de l’éthique neutres ou indépendants, ces paiements ont été examinés par le Département d’État (équivalent du ministère des Affaires étrangères) sous la direction d’Hillary Clinton et tout le processus impliquait spécifiquement Cheryl Mills, avocate de longue date de Mme Clinton.

Il convient de noter que le Département d’État d’Hillary Clinton a fonctionné sans inspecteur général pendant toute la durée de son mandat – une durée sans précédent sans organisme de surveillance. En outre, Mme Clinton a accordé des dérogations d’employés spéciaux à ses collaborateurs les plus proches, tels que Cheryl Mills, son avocate, Huma Abedin, son assistante personnelle, Declan Kelly et une centaine d’autres, ce qui a permis à ces collaborateurs de travailler pour le Département d’État et d’autres entités à but lucratif. Le statut d’employé spécial du gouvernement (SGE en anglais) s’applique est essentiellement une exonération eu égard à des conflits d’intérêts.

La secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, reçoit une note de son assistante Huma Abedin au sujet du budget du Département d’État (équivalent du ministère des Affaires étrangères) devant le Congrès le 10 mars 2011. (Jonathan Ernst/Getty Images

Huma Abedin était la plus proche collaboratrice d’Hillary Clinton au Département d’État. Cette exemption controversée d’employée spéciale du gouvernement lui a permis de travailler simultanément pour Mme Clinton, le Département d’État, la Fondation Clinton ainsi que la Division des stratégies de la société de conseil Teneo. Par exemple, Teneo, une entreprise à but lucratif cofondée par Doug Band, aurait payé Huma Abedin 355 000 $, soit 308 000 €, alors que l’État lui aurait versé 135 000 $, soit 118 000 € à titre d’employée spéciale. Huma Abedin correspondait fréquemment avec la Fondation Clinton et Doug Band, président de Teneo, et aidait à accorder des faveurs aux donateurs de la Fondation Clinton et aux clients de Teneo.

Teneo et « Bill Clinton Inc. »

Doug Band, de la Fondation Clinton, est un assistant personnel de longue date de Bill Clinton qui a contribué à la capitalisation et à l’expansion de la Fondation Clinton en 2001. Les premiers courriels révélés par Judicial Watch (en français : Surveillance Judiciaire) montrent que depuis le début du mandat d’Hillary Clinton, Doug Band a fréquemment envoyé des courriels à des collaborateurs du Département d’État Clinton pour demander des faveurs aux donateurs de la Fondation. Huma Abedin répondait habituellement immédiatement pour indiquer que la demande de faveur avait été reçue et qu’elle était à l’étude. Des faveurs (décrites ci-dessous) ont été accordées aux donateurs des fondations, ce qui a conduit à de nombreuses critiques à propos de la rémunération « payez pour jouer ».

L’entreprise Teneo a été fondée en novembre 2009 par Doug Band et Declan Kelly, ami de longue date des Clinton et collecteur de fonds. Declan Kelly recueillait des fonds pour les campagnes d’Hillary Clinton depuis 2000 et a recueilli plus de 1,75 millions € (2 millions $) pour sa candidature à la présidence en 2008. En septembre 2009, Hillary Clinton a nommé M. Kelly au Département d’État comme « envoyé économique spécial ». Pendant son séjour au Département d’État, M. Kelly a bénéficié d’une dérogation d’employé spécial et a continué à conseiller ses clients avec un but lucratif. La société Teneo a engagé Bill Clinton en 2011 en tant que conseiller mais a « changé le statut de sa relation » avec celui-ci après avoir été critiquée sur l’apparence de conflits. Par la suite, Teneo considéra M. Clinton comme un « client ».

Le président Bill Clinton (à droite), son chef d’état-major John Podesta (au centre) et son assistant Doug Band (à gauche) quittent pour la dernière fois le Bureau ovale de la Maison-Blanche le 20 janvier 2001. (STEPHEN JAFFE/AFP/Getty Images)

Une note de service interne rédigée par Doug Band, ayant fait l’objet d’une fuite en 2011, a révélé que Teneo comptait environ 20 clients, dont bon nombre sont également des donateurs de Clinton. Dans sa note de service, M. Band décrit Teneo comme un agent de « Bill Clinton, Inc. » qui se consacrait à « aider le président à obtenir et à s’engager dans des activités à but lucratif – incluant des discours, des livres et des services consultatifs ». De plus, MM. Band et Kelly ont négocié « des services semblables pour le président et sa famille – voyages personnels, accueil, vacances, etc. »

Doug Band admet dans la note que les clients de Teneo étaient encouragés à faire des dons à la Fondation Clinton. Après que les clients de Teneo devenaient donateurs de la fondation, ils étaient encouragés à faire des versements à Bill Clinton, Inc. La note de service de Doug Band de 2011 réfute les affirmations des Clinton que la Fondation Clinton ne leur fournissait aucun avantage direct.

L’entreprise Laureate Education embauche Bill Clinton comme chancelier honoraire, les fonds de l’USAID augmentent

Lorsque Hillary Clinton est devenue secrétaire d’État, elle a « pris le contrôle de l’USAID [L’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development)] et exercé une influence sur des milliards en aide étrangère », selon un article du Daily Beast publié en 2011. Elle a nommé Rajiv Shah comme administrateur de l’USAID ; l’USAID a ensuite financé de nombreux « partenariats » de plusieurs millions $ avec des bienfaiteurs de Clinton. Les subventions ont été accordées à proximité immédiate des paiements à la Fondation Clinton. C’est le cas, par exemple, des subventions de l’USAID à une organisation caritative dirigée par l’ami de Bill Clinton, Doug Becker.

Doug Becker est le fondateur de Laureate Education Inc. et dirige l’International Youth Foundation (IYF), ou Fondation internationale pour les Jeunes. En 2008, l’entreprise du secteur de l’enseignement Laureate Education devient partenaire de la Clinton Global Initiative créée par Bill Clinton en 2005 et s’engage à verser environ 9 millions € (10 millions $) en bourses d’études. Laureate Education est également inscrit sur la liste des donateurs de 1 à 5 millions $ (881 000 à 4 400 000 €) de la Fondation Clinton. En 2009, Bill Clinton a commencé à prononcer des discours sur les campus des établissements de Laureate Education en Espagne, au Brésil et au Pérou.

En août 2009, la secrétaire d’État de l’époque, Mme Clinton, a dit à Cheryl Mills d’inviter M. Becker (que Bill apprécie beaucoup) à un dîner au Département d’État. Hillary Clinton a nommé Laureate Education comme membre du Partenariat mondial du Département d’État, et son sous-secrétaire d’État a félicité la société Laureate pour son « travail si important ».

En avril 2010, Lauréate a nommé Bill Clinton comme « chancelier honoraire » et lui a versé 16,46 millions $ (14 millions €) au cours des 5 années suivantes. De plus, en 2010, Lauréate et l’IYF ont annoncé un engagement conjoint de 9 millions € (10 millions $) à la Fondation Clinton.

Alors que Doug Becker de Laureate versait plus de 16 millions $ (14 millions €) à Bill Clinton entre 2010 et 2015, les subventions de l’USAID à l’IYF de Doug Becker sont passées de 9 millions $ (8 millions €) en 2009 à 25,5 millions $ (22, 5 millions €) en 2012. L’USAID a accordé 55 millions $ (48,5 millions €) de 2010 à 2012 à l’IYF. Bill Clinton a brusquement démissionné de son poste chez Lauréate en avril 2015 alors qu’au cours du même mois, sa relation avec Lauréate était dénoncée dans le livre Clinton Cash. L’USAID fonctionne sous « la direction de la secrétaire d’État », selon 64 législateurs dans une lettre adressée, en juillet 2016, au commissaire de l’IRS, John Koskinen, « ce qui donne l’impression que des millions d’euros des contribuables auraient été versés à l’IYF par le Département d’État de la secrétaire Clinton en échange du généreux contrat de son mari comme chancelier honoraire de Laureate ».

Les Industries Shangri-La LLC ont reçu des faveurs du Département d’État après avoir embauché Bill Clinton

Steve Bing, producteur-réalisateur milliardaire d’Hollywood, est un ami et donateur de longue date des Clinton. Steve Bing a fait un don d’environ 9 à 22 millions € (10 à 25 millions $) à la Fondation Clinton. Entre 2009 et 2010, l’entreprise de construction de Steve Bing, Shangri-La Industries LLC, a également versé personnellement 2,2 millions € ( 2,5 millions $) à Bill Clinton pour être conseiller.

L’ancien président Bill Clinton (à gauche) et le magnat hollywoodien Steve Bing lors de la réunion annuelle de la Clinton Global Initiative (CGI) à New York le 21 septembre 2010. (Mario Tama/Getty Images)

Steve Bing a fait requête de sa première faveur peu de temps après l’approbation de l’accord de consultation à but lucratif de Bill Clinton. Le 16 juillet 2009, un dirigeant de Shangri-La, Zachary Schwartz, a demandé à Doug Band de l’aider à renverser la décision du Département d’État de refuser tout visa de voyage à Cuba. Doug Band a transmis la demande à Huma Abedin, l’assistante personnelle de Mme Clinton, écrivant : « Veuillez appeler Zach (Schwartz ) dès que possible… Important. » Huma Abedin a répondu : « J’appellerai Zach quand on atterrira en Inde. » Deux semaines plus tard, l’équipe de Steve Bing était à Cuba, malgré les restrictions de voyage imposées aux Américains.

Augmentation des paiements d’une société de services financiers à la Fondation Clinton à la suite d’une intervention

En 2007, Bradley Birkenfeld, un dirigeant et désormais lanceur d’alerte du Groupe UBS (une société de services financiers) a révélé qu’UBS encourageait sa division nord-américaine à faciliter les transferts extraterritoriaux (offshore) en Suisse. Le Groupe UBS a rapidement fait l’objet d’une enquête du FBI et de l’IRS pour avoir potentiellement facilité une évasion fiscale criminelle massive.

En 2009, l’IRS voulait que l’UBS remette les comptes secrets d’environ 52 000 Américains. En 2009, Declan Kelly, co-fondateur de Teneo et collecteur de fonds de longue date de la Fondation Clinton, a présenté Bill Clinton à Bob McCann, dirigeant de l’UBS, un Irlandais et client de longue date de Declan Kelly. « M. Kelly a par la suite demandé à Bob McCann de soutenir la fondation… [et] l’a également encouragé à inviter le président Clinton à prononcer plusieurs discours rémunérés, ce qu’il a fait », selon une note de service fuitée rédigée par Doug Band de la Fondation Clinton.

Un logo du géant bancaire suisse UBS à Zurich le 14 février 2008. (FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)

Peu après l’investiture de Barack Obama en 2009, la secrétaire d’État s’est rendue à Genève et a rencontré son homologue suisse, Micheline Calmy-Rey, pour discuter de la crise UBS. En juillet 2009, Mme Clinton était intervenue à part entière au nom de l’UBS et avait négocié un règlement avec l’IRS. L’UBS n’a eu à communiquer que les coordonnées de 4 450 titulaires de comptes américains, au lieu des 52 000 demandés.

Après l’intervention mystérieuse de Mme Clinton, les dons et parrainages de l’UBS à la Fondation Clinton ont considérablement augmenté. Selon le Wall Street Journal, « le montant total des dons de l’UBS à la Fondation Clinton est passé de moins de 60 000 dollars en 2008 à environ 600 000 dollars fin 2014, selon la fondation et la banque ». En outre, UBS a parrainé une série de discours, animés par Bob McCann, qui ont permis à Bill Clinton de toucher directement plus de 1,5 million $.

Les bienfaiteurs de Clinton voulaient obtenir l’approbation de Keystone XL

La société pipelinière canadienne TransCanada a proposé l’oléoduc Keystone XL pour la première fois en 2008. Keystone XL transporterait les sables bitumineux du Canada au Texas pour les faire traiter et nécessitait donc l’approbation du Département d’État pour aller de l’avant. L’actionnaire le plus important d’alors de TransCanada, la Banque TD, a commencé à commanditer les discours de Bill Clinton quelques jours seulement après la nomination d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État, moyennant 525 000 $ pour trois discours.

Des militants écologistes protestent contre le projet de pipeline Keystone XL devant le Center for Strategic and International Studies (SCIS) où l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton allait prendre la parole le 23 mars 2015. (NICHOLAS KAMM/AFP/Getty Images)

En juillet 2009, Gordon Giffin, un lobbyiste de Keystone XL, a envoyé un courriel à Doug Band, lui demandant de l’inviter à un événement auquel Hillary Clinton prendrait la parole. M. Giffin a été l’ambassadeur de Bill Clinton au Canada de 1997 à 2001 et l’un des principaux donateurs des campagnes de Hillary Clinton. Le groupe a transmis la demande de M. Giffin à Huma Abedin, l’assistante, et lui a demandé : « Pouvez-vous le laisser entrer ? » Ce à quoi Huma Abedin a répondu : « Oui, nous allons le laisser entrer. »

En 2010, la secrétaire d’État a déclaré qu’elle était « prête » à approuver le projet, malgré l’opposition publique de l’administration Obama. En août 2011, Bill Clinton a dit : « Nous devrions adopter[Keystone XL] ». En août 2011, le Département d’État de Mme Clinton a donné le feu vert à l’examen environnemental de Keystone XL et a déclaré que le projet n’aurait « aucun impact significatif » sur la plupart des ressources américaines. Le lobbyiste de TransCanada, M. Giffin, a donné entre 50 000 $ et 100 000 $ à la Fondation Clinton. De plus, la Banque TD a versé plus de 1,7 million $ à Bill Clinton pour qu’il prononce 10 discours, alors que le Département d’État envisageait l’approbation de Keystone XL.

Après le tremblement de terre en Haïti, les donateurs à la Fondation Clinton en ont tiré profit

Le 12 janvier 2010, Haïti a été secoué par un séisme dévastateur de magnitude 7. Les courriels internes envoyés quelques heures à peine après le séisme et publiés en vertu de la Freedom of Information Act révèlent que le Département d’État communiquait avec la Fondation Clinton et donnait la priorité aux projets des bienfaiteurs de la Fondation Clinton. Un haut responsable du Département d’État d’Hillary Clinton a répondu aux offres d’aide reçues, demandant à la fondation de l’aider à identifier les offrants et a accordé une priorité particulière aux « FOB » (friends of Bill : amis de Bill Clinton) et aux « VIP de Bill Clinton ». Moins d’un mois après le tremblement de terre, l’ambassadeur Kenneth Merten a envoyé un télégramme au siège du Département d’État disant : « La ruée vers l’or a commencé (The Gold Rush is on). »

En avril 2010, le Département d’État Clinton a créé la Commission intérimaire de secours d’Haïti (CIRH), une entité quasi gouvernementale qui coordonnait les secours humanitaires. Bill Clinton et le président haïtien Jean-Max Bellerive ont été installés comme co-commissaires. La CIRH a approuvé les projets qui seraient financés soit par le Département d’État, soit par l’USAID, soit par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti.

L’ancien président Bill Clinton à Port-au-Prince, Haïti, le 22 mars 2010. (Sophia Paris/MINUSTAH via Getty Images)

La CIRH (en anglais Haiti Relief Commission) a été la deuxième catastrophe totale en Haïti ; un an après le tremblement de terre, l’ONG mondiale Oxfam rapportait que « presque aucun grand projet de reconstruction [n’avait] démarré ». Dans un article intitulé « Le roi et la reine d’Haïti », le Politico rapportait que « nombre des investissements les plus remarquables que les Clinton contribuaient à lancer, comme le nouveau Marriott dans la capitale, ont surtout bénéficié aux riches étrangers ». Le Marriott de luxe quatre étoiles appartient au méga-donateur de Bill Clinton, Télécommunications Digicel de Denis O’Brien et a été l’un des premiers projets de relance que la Fondation Clinton a facilité. Le frère d’Hillary Clinton, Tony Rodham, était membre du conseil d’administration de VCS Mining, qui a reçu un bail d’exploitation aurifère lucratif, le premier accordé en Haïti en 50 ans.

L’une des plus grandes entreprises de télécommunications des Caraïbes, Digicel, a été l’un des plus grands gagnants à la suite du tremblement de terre en Haïti. Digicel appartient au milliardaire irlandais Denis O’Brien, un ami proche de Bill Clinton et donateur important de la fondation. Après le tremblement de terre en Haïti, M. O’Brien et la Fondation Clinton se sont associés pour reconstruire l’infrastructure, grâce à un important financement des contribuables et des secours. L’USAID, en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates, a fourni plus de  4,5 millions € (5 millions $) en subventions financées par les contribuables à Digicel. Grâce aux fonds de l’USAID après le tremblement de terre, Digicel a offert aux Haïtiens des téléphones portables et des comptes gratuits et a massivement élargi sa base d’utilisateurs. Digicel a ensuite perçu des frais auprès des Haïtiens appauvris pour chaque transaction, faisant des millions $ en frais seulement.

O’Brien a donné entre 4,5 et 9 millions € (5 et 10 millions $) à la Fondation Clinton. Entre 2010 et 2012, M. O’Brien a organisé plusieurs discours lucratifs de Bill Clinton en Irlande, ainsi qu’un discours parrainé par Digicel à 197 millions € (225 000 $) en Jamaïque. Le moment de ces discours coïncidait avec l’attribution d’importantes subventions à Digicel par l’USAID. En tant qu’actionnaire à 94 % de Digicel, M. O’Brien a encaissé 570 millions € (650 millions $) en dividendes pour la seule année 2014.

Selon une analyse du Center for Economic Policy Research, moins de 1 % des fonds de l’USAID (1,3 milliard $) sont allés à des groupes haïtiens locaux et plus de 60 % sont allés à des organisations opérant dans le périphérique de Washington. Quatre ans plus tard, les fonds de l’USAID n’avaient toujours pas été comptabilisés.

Non seulement le Département d’État Clinton et la Fondation Clinton ont gâché les efforts de secours dont souffraient les Haïtiens, mais les amis et les donateurs de Mme Clinton ont également reçu des accords amicaux.

Nouveaux détails sur le scandale d’Uranium One

Uranium One était une société minière canadienne dont les actifs comprenaient des mines dans l’Utah et le Wyoming, ce qui représentait 20 % de la capacité de production nationale d’uranium prévue à l’époque. La société a été acquise en 2010 par Atomredmetzoloto (ARMZ), une filiale entièrement contrôlée du conglomérat nucléaire russe Rosatom. L’achat d’Uranium One a dû faire l’objet d’un examen par la Commission de l’investissement étranger aux États-Unis (CFIUS) de M. Obama, car il y avait d’importantes répercussions sur la sécurité nationale. En tant que secrétaire d’État, Hillary Clinton était dans l’obligation d’examiner la vente.

Tel que détaillé dans le livre Clinton Cash (l’Argent des Clinton), neuf investisseurs liés à Uranium One ont fait un don d’environ 145 millions $ à la Fondation Clinton à proximité immédiate de l’examen par CFIUS. Parmi ces investisseurs figuraient l’un des plus grands bienfaiteurs des Clinton, le milliardaire canadien Frank Giustra, magnat de l’industrie minière, ainsi que le président d’alors d’Uranium One, Ian Telfer. De plus, en juin 2010, Bill Clinton a reçu 500 000 $ de Renaissance Capital, une banque soutenue par le Kremlin qui faisait la promotion des investissements dans Uranium One.

La secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, rencontre le Premier ministre russe Vladimir Poutine à la résidence d’État du président russe Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 19 mars 2010. (ALEXEY NIKOLSKY/AFP/Getty Images)
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine s’entretient avec l’ancien président Bill Clinton à la résidence d’Etat du président russe Novo-Ogaryovo près de Moscou le 29 juin 2010. Le même jour, Mme Clinton a reçu 500 000 dollars de Renaissance Capital, une banque d’investissement russe liée à M. Poutine, pour un discours de 90 minutes. (ALEXEY DRUZHINININ/AFP/Getty Images)

Le bureau de Bill Clinton a également demandé la permission de lui permettre de rencontrer l’un des membres du conseil de Rosatom, Arkady Dvorkovich. Le discours a été examiné par le Département d’État Clinton et approuvé dans les deux jours suivant la demande. M. Dvorkovitch a assisté au discours de M. Clinton à Moscou et, après ce discours, M. Clinton a rendu visite à Vladimir Poutine, qui l’a remercié de son intervention.

Ted Kassinger est avocat et expert résident de la Commission de l’investissement étranger aux États-Unis (SCIFC) au sein du cabinet d’avocats international O’Melveny & Myers. Bien que Me Kassinger ait conseillé le Département d’État de M. Clinton de 2010 à 2013, les dossiers indiquent qu’il a également conseillé les Russes au sujet de la prise de contrôle d’Uranium One. Me Kassinger a été expressément désigné comme le principal « avocat américain » chargé de conseiller ARMZ dans le cadre d’une annonce concernant la réussite de la prise de contrôle.

Me Kassinger a également rencontré à plusieurs reprises le sous-secrétaire d’Hillary Clinton, Jose Fernandez, en 2010. MM. Kassinger et Fernandez ont même rencontré directement H. Clinton en avril 2010, 2 mois seulement avant qu’ARMZ n’annonce son intention de prendre le contrôle d’Uranium One.

En 2015, des courriels internes envoyés par le chef d’état-major John Podesta – qui deviendra plus tard le président de la campagne présidentielle de H. Clinton – quelques jours avant la sortie du livre Clinton Cash, suggèrent que le sous-secrétaire Fernandez ait été choisi comme bouc émissaire de la CFIUS.

Le 29 mars 2015, M. Fernandez a envoyé un courriel à M. Podesta : « Salut John, j’espère que tu te reposes un peu après un travail bien fait. Fort probablement grâce à ta recommandation, j’ai rejoint le conseil d’administration du CAP[Center for American Progress], ce que je trouve extrêmement gratifiant[c’est souligné]. »

Moins de trois semaines plus tard, le 17 avril, M. Fernandez a de nouveau envoyé un courriel à J. Podesta et exprimé sa volonté : « Faire tout ce que je peux pour soutenir la secrétaire d’État Clinton » alors que le New York Times se préparait à publier son article en première page et contactait le porte-parole de la campagne Clinton, Brian Fallon.

Dans la réfutation de M. Fallon aux questions du New York Times concernant l’implication de Clinton dans la vente d’Uranium One, il a cité M. Fernandez. « Comme vous le savez », a déclaré M. Fallon, « M. Fernandez a personnellement attesté que ‘la Secrétaire d’État Clinton n’est jamais intervenue auprès de[lui] sur aucune affaire de la CFIUS' ».

L’implication était claire : M. Fernandez était responsable de la décision de la CFIUS à l’égard d’Uranium One. Le timing est accablant et suggère un quiproquo : M. Fernandez a pris la responsabilité d’Uranium One et il a obtenu un poste d’administrateur « très gratifiant » grâce à la recommandation de J. Podesta.

Outre le Département d’État, deux autres personnalités ont donné leur accord à la CFIUS pour l’opération Uranium One : Robert Mueller, directeur du FBI, et Eric Holder, procureur général. Bien que MM. Mueller et Holder n’aient apparemment pas reçu des millions $ des investisseurs d’Uranium One, ils n’ont pas agi pour bloquer la prise de contrôle nucléaire russe, en dépit des preuves dont ils disposaient.

Au moment de la vente d’Uranium One en 2010, le FBI était au courant d’un stratagème d’espionnage russe et d’un stratagème distinct de racket et de corruption visant l’industrie nucléaire américaine.

« Le FBI avait rassemblé des preuves substantielles que des responsables de l’industrie nucléaire russe étaient impliqués dans des activités de corruption, de pots-de-vin, d’extorsion de fonds et de blanchiment d’argent destinées à développer les activités de Vladimir Poutine dans le domaine de l’énergie atomique aux États-Unis », a rapporté The Hill en octobre 2017.

Augmentation des ventes d’armes aux donateurs de la Fondation.

Le Département d’État est responsable de l’approbation des ventes d’armes commerciales à l’étranger, et le secrétaire d’État détermine quels pays seront approuvés. Le Département d’État d’Hillary Clinton a approuvé des ventes d’armes commerciales totalisant 165 milliards $ à 20 pays qui ont fait des dons à la Fondation Clinton, d’après une analyse du International Business Times. Sous la direction d’Hillary Clinton, le Département d’État a augmenté les ventes d’armes de 143 % à 16 donateurs étrangers de la Fondation Clinton, soit 151 milliards $ au total, contre un peu plus de 105 milliards pour la même période sous le gouvernement Bush. Cinq pays où les violations des droits de l’homme sont notoires ont fait don de sommes importantes à la Fondation Clinton et ont vu leurs ventes d’armes, approuvées par le Département d’État, augmenter de plus de 97 pour cent.

Qatar

Dans un câble de 2009, Mme Clinton a reconnu que « le niveau global de coopération[antiterroriste] du Qatar avec les États-Unis est considéré comme le pire de la région ». En 2010, le Département d’État Clinton a critiqué le Qatar pour ses violations des droits de l’homme.

D’après les courriels de 2014, Hillary Clinton a reconnu que le Qatar et l’Arabie saoudite « fournissaient un soutien financier et logistique clandestin » au groupe terroriste DAESH et à d’autres groupes radicaux. Néanmoins, pendant le mandat de la secrétaire d’État, le Département d’État a approuvé des accords d’achat d’armes d’une valeur de 4,3 milliards $ au Qatar, soit 14 fois plus (1 482 %) que son prédécesseur.

(De gauche à droite) Le ministre omanais des Affaires étrangères Yussef bin Alawi bin Abdullah, le ministre koweïtien des Affaires étrangères Sheikh Sabah Khaled al-Hamad Al-Sabah, la secrétaire d’État américaine Hillary Rodham Clinton, le ministre saoudien des Affaires étrangères Prince Saud Al-Faisal et le Premier ministre du Qatar et ministre des Affaires étrangères Sheikh Hamad Bin Jassim Bin Jabr Al-Thani participent au forum US Gulf Cooperation Council, le 31 mars 2012, à Riyad. (FAYEZ NURELDINE/AFP/Getty Images)

Le Qatar a donné entre 1 et 5 millions $ à la Fondation Clinton, dont un controversé « cadeau d’anniversaire » de 1 million $ à Bill Clinton en 2012 alors qu’Hillary Clinton était secrétaire d’État. Bien que la fondation ait été tenue de divulguer les dons importants de gouvernements étrangers, la Fondation Clinton a confirmé en 2015 que le paiement d’un million $ n’avait pas été examiné par les responsables de l’éthique.

Émirats arabes unis

Selon un câble diplomatique de 2009, la secrétaire d’État, Mme Clinton, savait que des entités des Émirats arabes unis soutenaient le terrorisme. « Les donateurs basés aux Émirats arabes unis ont fourni un soutien financier à divers groupes terroristes, dont Al-Qaïda, les Taliban et le Hamas », a déclaré Mme Clinton. En 2010, Human Rights Watch a signalé que les Émirats arabes unis avaient commis des violations atroces des droits de l’homme, notamment des actes de torture, des restrictions à la liberté d’expression et d’association et des violations des droits des femmes. Selon Human Rights Watch, la situation s’est aggravée chaque année de 2009 à 2012.

Néanmoins, les Émirats arabes unis ont vu leurs ventes d’armes multipliées par 10, l’une des plus importantes approuvées par Mme Clinton. Les ventes aux Émirats arabes unis ont totalisé près de 25 milliards $ pendant le mandat de Mme Clinton, contre 2,2 milliards $ pendant la période comparable de son prédécesseur.

Les Émirats arabes unis sont l’un des principaux donateurs de la Fondation Clinton.

Arabie saoudite

Les Saoudiens ont une longue histoire avec les Clinton et ont donné entre 10 et 25 millions $ à la Fondation Clinton, au total.

De plus, un groupe appelé les Amis de l’Arabie saoudite a donné entre 1 et 5 millions $. En 2009, la secrétaire d’État, Mme Clinton, a déploré « le défi permanent de persuader les autorités saoudiennes de traiter le financement du terrorisme émanant de l’Arabie saoudite comme une priorité stratégique », selon une fuite d’un câble diplomatique.

Néanmoins, les Saoudiens ont reçu l’approbation du Département d’État en 2011 pour un contrat de 29 milliards $ pour l’acquisition de chasseurs Boeing, qui était une « priorité absolue » pour la secrétaire d’État, Mme Clinton, selon son assistant Andrew Shapiro. D’après des courriels internes fuités, elle et son personnel auraient travaillé en coulisses pour faire approuver le « cadeau de Noël » saoudien de Boeing.

Algérie

En 2015, la Fondation Clinton a fait état de 26 millions $ de dons non divulgués. Parmi ces paiements, il y en avait un de 500 000 $ du gouvernement de l’Algérie. Il s’agissait d’une violation flagrante du protocole d’entente, surtout si l’on considère que le Département d’État d’Hillary Clinton a approuvé une augmentation massive de ventes d’armes à ce pays. La Fondation Clinton a admis que le paiement de l’Algérie violait les règles d’éthique et l’a minimisé en le considérant comme un « oubli ».

Bahreïn

En 2005, le prince héritier de Bahreïn s’est engagé à verser 28 millions € (32 millions $) à la Clinton Global Initiative, une ONG qui lutte contre la pauvreté créée par Bill Clinton la même année, et le pays figure sur la liste des donateurs pour un montant de 50 000 à 100 000 dollars. En juin 2009, Doug Band, responsable de la Fondation Clinton, a envoyé un courriel à Huma Abedin, responsable du Département d’État, lui demandant d’organiser une réunion pour « notre bon ami » le prince héritier de Bahreïn. Huma Abedin a répondu que le prince héritier Salman bin Hamad al Khalifa avait demandé à rencontrer la secrétaire d’État Clinton la semaine précédente « par la voie normale » et que Mme Clinton « ne veut pas s’engager ni pour jeudi ni pour vendredi jusqu’à ce qu’elle sache comment elle va se sentir ».

Il n’est pas clair pourquoi le prince héritier a choisi de s’adresser au Département d’État par l’intermédiaire de la Fondation Clinton. Cependant, le courriel indique clairement que la Fondation a servi de canal de transmission en coulisses pour l’accès des donateurs au Département d’État Clinton.

Discours de Boeing, Lockheed et Clinton

Bill Clinton aurait reçu 625 000 $ pour des discours parrainés par des entités ayant bénéficié de l’approbation d’achats d’armes par le Département d’État de la secrétaire d’État Clinton. Les discours comprenaient un discours-programme de 175 000 $ financé par la Fondation Koweït-Amérique, organisé au domicile de l’ambassadeur du Koweït et sponsorisé en partie par Boeing. Le Koweït a donné entre 5 et 10 millions $ à la Fondation Clinton et a vu ses ventes d’armes augmenter pendant le mandat de la secrétaire d’État.

En avril 2009, Lockheed Martin a fait don d’un million $ au U.S. Institute of Peace pour commanditer sa conférence Dean Acheson. Quelques mois plus tard, la secrétaire d’État Clinton a été choisie comme première conférencière, grâce à la contribution de M. Lockheed. La Chambre de commerce égyptienne a versé 250 000 $ à Bill Clinton pour prononcer un discours au Caire en 2010, qui aurait été lié à l’entreprise Lockheed. L’entreprise a reçu deux approbations d’armes majeures du Département d’État quelques jours seulement avant le discours du Caire. M. Lockheed est devenu donateur de la Fondation Clinton en 2010 et, cette année-là, le Département d’État a approuvé 17 ventes d’armes pour Lockheed. En 2011, le cabinet a été maître d’œuvre d’un contrat de 650 millions $ approuvé par le Département d’État et attribué au Qatar.

Comme Boeing, Lockheed n’a pas fait de don à la Fondation Clinton depuis qu’Hillary Clinton a perdu l’élection présidentielle de 2016.

En mai 2010, les Russes ont obtenu un contrat d’armement de 3,7 milliards $ avec Boeing, approuvé par le Département d’État. « C’est un lancement éhonté pour Rosavia… d’acheter un avion Boeing », a dit Hillary Clinton, alors qu’elle faisait la tournée d’une usine Boeing à Moscou. En août 2010, Boeing a fait don de 788 millions € (900 000 $) à Haïti par l’intermédiaire de la Fondation Clinton. Deux mois plus tard, le Département d’État Clinton a approuvé la vente d’avions de chasse d’une valeur de 29 milliards $ à l’Arabie saoudite. Boeing a donné entre 1 et 5 millions $ à la Fondation Clinton et a parrainé au moins deux discours qui ont enrichi directement les Clinton.

Baisse des dons

La structure des paiements versés aux Clinton révèle à quel point l’argent et le pouvoir sont intimement liés. Quand les Clinton avaient le pouvoir d’accorder des faveurs politiques, leurs revenus et leurs dons sont montés en flèche. Les honoraires de Bill Clinton ont triplé pendant le mandat d’Hillary Clinton au Département d’État.

Presque immédiatement après la défaite d’Hillary Clinton aux élections de 2016, les dons des gouvernements étrangers ont fortement chuté. D’après le rapport de 2014 de la Fondation Clinton, le montant total des contributions s’élevait à 217 832 954 $. Le dépôt de la fondation en 2017 a révélé que les contributions s’élevaient à seulement 22 843 211 $. Cela signifie que le soutien à l’entreprise caritative mondiale des Clinton a chuté de près de 90 pour cent.

Seamus Bruner est directeur associé de la recherche au Government Accountability Institute et auteur du nouveau livre Compromised : How Money and Politics Drive FBI Corruption (Comment la corruption du FBI se fonde sur l’argent et la politique).

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