Le mouvement « Defund the Police » ne chercherait pas vraiment à mettre fin aux meurtres des Noirs, mais totalement autre chose, selon un ancien policier

Par Epoch Times
20 juin 2021
Mis à jour: 21 juin 2021

« Defund the police » (réduire le financement des forces de police) est devenu une expression populaire auprès des activistes de gauche, gagnant du terrain lors d’une vague de protestations et d’émeutes de Black Lives Matter l’été dernier, à la suite de la mort de George Floyd sous contrôle de la police à Minneapolis en mai 2020.

À mesure que les nouvelles de ces protestations se répandaient dans les médias, les gouvernements locaux à travers le pays ont rapidement commencé à répondre favorablement aux demandes de telles manifestations. Des villes comme New York et Los Angeles ont considérablement réduit le financement de leurs services de police, tandis que le conseil municipal de Minneapolis est allé plus loin en présentant une mesure visant à abolir et à remplacer purement et simplement son service de police.

Selon l’ancien policier de l’Arizona Brandon Tatum, auteur du livre à paraître Beaten Black and Blue : Being a Black Cop in an America Under Siege, il existe un programme plus large derrière le mouvement « Defund the Police ».

Les manifestants de Black Lives Matter défilent dans une rue du centre-ville de Seattle, dans l’État de Washington, le 14 juin 2020. (David Ryder/Getty Images)

« Je crois que c’est un projet visant à détruire et à démanteler complètement les services locaux de police afin que le gouvernement puisse avoir le contrôle de l’application de la loi dans ce pays et pousser un programme national », a déclaré M. Tatum à Jan Jekielek, hôte du programme American Thought Leaders (maîtres à penser américains) d’EpochTV.

M. Tatum a expliqué que si l’application de la loi est fédéralisée et qu’il existe des mandats ou des restrictions inconstitutionnels, comme ceux concernant les vaccins ou les armes à feu, le gouvernement fédéral sera en mesure de faire appliquer ces directives plus facilement.

« Je crois que le gouvernement a beaucoup plus de poids en fédéralisant ces agences, et que c’est l’objectif final », a-t-il ajouté. « Je ne crois pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec le racisme, la brutalité policière […] C’est un point de discussion pour pousser un projet encore plus large. »

C’est cette intention cachée, a-t-il dit, qui « est vraiment la cause de beaucoup de troubles que nous voyons dans les forces de l’ordre et dans le taux de criminalité que nous voyons monter en flèche dans tout le pays ».

Selon l’Ordre national fraternel de la police, le nombre de meurtres commis au cours de l’année écoulée a grimpé en flèche dans les villes où les services de police ont été privés de fonds. Au 25 mai, les taux d’homicides à New York et Chicago ont augmenté de 22 % par rapport à l’année précédente, à Los Angeles de 27 %, à Washington D.C. de 35 %, à Philadelphie de 40 %, à Minneapolis de 56 % et à Portland de 800 %.

M. Tatum, qui a grandi dans un quartier défavorisé du Texas, a déclaré que le véritable problème pour la communauté noire est le taux d’homicides dans les centres-villes, où les Noirs sont principalement tués par d’autres Noirs.

« Vous savez, les brutalités policières ne représentent qu’une petite fraction du drame, du chaos et de la confusion qui règnent dans les quartiers défavorisés. Donc, s’ils poussent cela comme s’il s’agissait d’une pandémie ou d’une épidémie, alors ils sont déjà trompés depuis le début », a-t-il déclaré.

L’ancien policier et cofondateur du mouvement BLEXIT a déclaré qu’il n’était pas nécessaire d’être un complotiste pour comprendre cela. Les statistiques montrent que, chaque année, deux fois plus de Blancs non armés sont abattus par la police que de Noirs non armés.

En 2018, l’année la plus récente pour laquelle des données à ce sujet sont disponibles, les Noirs représentaient 53 % des auteurs d’homicides aux États-Unis et ont commis environ 60 % des vols, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population.

L’objectif de la BLEXIT Fondation est de rectifier le récit de la victimisation qui imprègne les minorités américaines, en particulier dans la communauté afro-américaine.

M. Tatum a déclaré que sa grand-mère et les générations d’avant elle avaient de bonnes raisons de dénoncer le racisme et les inégalités, car ils ont été confrontés à l’esclavage, à la ségrégation et au racisme.

« Cependant, cette douleur, cette souffrance et cette méfiance à l’égard des Américains blancs, ont été transmises de manière injustifiée aux générations suivantes, et nous ne nous sommes pas occupés de ces choses », a déclaré M. Tatum. « Et quand vous avez cela, et que vous avez un climat politique où un certain parti qui veut obtenir votre vote, il va vous dire ce que vous voulez entendre et essayer de jouer au sauveur d’un problème invisible, vous savez, ils vont pousser un programme. »

Une peinture murale « Black Lives Matter » a été peinte sur la 5e Avenue à New York, le 13 juillet 2020. (David Dee Delgado/Getty Images)

M. Tatum a poursuivi en expliquant que le véritable problème de criminalité violente auquel sont confrontés les Afro-Américains se situe en dehors du récit des médias grand public de gauche.

« Vous savez, ils vont pousser un ordre du jour et cela provoque beaucoup de douleur, des blessures – une vraie douleur et de la souffrance, qui s’ajoute à cette confusion. Vous avez cet état délirant dans les quartiers défavorisés. Et puis quand votre père est en prison ou que votre père a été assassiné par un autre homme noir, cela crée un niveau de haine envers les autres Noirs », a ajouté M. Tatum.

Selon M. Tatum, la solution à la violence et à la mort dans les communautés noires nécessite de se concentrer sur les faits, d’aider à guérir les blessures du passé et à reconstruire les familles.

« La solution est de ne pas politiser quoi que ce soit, il ne devrait pas s’agir de politique – démocrate, républicain, conservateur, libéral, libertarien – cela ne devrait rien avoir à voir avec la politique et tout à voir avec les personnes réelles qui sont blessées dans ce pays. »

Ayant grandi auprès d’un père très présent, M. Tatum sait combien les pères sont importants pour les enfants, en particulier dans les communautés noires.

« Vous avez besoin d’un père », a-t-il dit. « Je me moque de ce que les gens disent, je me moque de ce que les psychologues veulent faire croire et inventer un mythe sur le sujet, vous avez besoin de votre père. Et la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui, c’est parce que j’ai eu un père très présent. »

La Heritage Foundation a cité une importante étude de 1988 qui a révélé que « le pourcentage de ménages monoparentaux avec des enfants âgés de 12 à 20 ans est significativement associé aux taux de crimes violents et de cambriolages ». Elle a noté que la race n’était pas un facteur, mais seulement le fait que la famille ne soit pas intacte.

Selon un rapport du Brookings Institute, en 1965, moins d’un quart des enfants noirs et un peu plus de 3 % des enfants blancs étaient nés de mères célibataires. En 1990, le taux de bébés nés de mères célibataires était passé à 64 % pour les Noirs et à 18 % pour les Blancs, le pourcentage restant similaire aujourd’hui.

Selon M. Tatum, Black Lives Matter – une organisation quasi-marxiste dont le nom est devenu célèbre, est soutenue par de grandes entreprises et a récolté des millions de dollars – n’a rien fait pour améliorer la situation de la communauté noire, car ce n’est pas vraiment son objectif.

« Mais pour la personne qui n’est pas bien informée, il semble très bizarre que la fondation de Black Lives Matter fasse la chose même que ce qui a le plus nui à la communauté noire. Et il s’agit de croire au bien-fondé de l’absence du père, ils veulent détruire la famille nucléaire. »

« Je suis juste ici pour être le messager de choses que je connais et que j’ai expérimentées et sur lesquelles j’ai effectué des recherches. Mais je pense qu’il est inestimable pour nous de nous donner les moyens d’acquérir des connaissances. Et chacun devrait faire ses propres recherches pour prouver que tout ce que vous entendez de moi, de n’importe qui d’autre, est vrai et factuel. »

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