Trump annonce que le groupe Antifa va être considéré comme une organisation terroriste

Par Bowen Xiao
1 juin 2020
Mis à jour: 1 juin 2020

Le président Donald Trump a déclaré que son administration allait désigner le groupe Antifa comme une organisation terroriste, après près d’une semaine de pillages et d’émeutes généralisées à la suite de la mort d’un homme noir non armé alors qu’il était en garde à vue à Minneapolis.

Avant de faire cette annonce, le président Donald Trump a félicité la Garde nationale pour avoir mis fin au chaos à Minneapolis qui, selon lui, était mené par « des anarchistes dirigés par le groupe Antifa, entre autres ».

Ce qui a commencé par des manifestations pacifiques à la suite de la mort de George Floyd, qui avait déclaré à plusieurs reprises qu’il ne pouvait plus respirer et avait fini par ne plus réagir alors qu’un policier s’était agenouillé sur son cou, s’est transformé en un violent chaos, qui, selon les fonctionnaires fédéraux, a été provoqué par des agitateurs extérieurs et des militants radicaux.

M. Trump a déclaré que la majorité des personnes qui ont participé aux émeutes de ces derniers jours à Minneapolis venaient de l’extérieur de l’État et qu’elles « nuisaient aux entreprises – en particulier aux petites entreprises afro-américaines ». Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a cité des estimations qui montrent que 80 % des émeutiers du 29 mai venaient de l’extérieur du Minnesota, les 20 % restants étant de véritables habitant du Minnesota.

Le procureur général William Barr a fait écho au président dans une déclaration peu de temps après l’annonce de la décision. William Barr a qualifié la violence exercée par les Antifas pendant les émeutes de « terrorisme domestique » et a noté que le groupe serait « traité en conséquence ».

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« Il est temps de ne plus observer la violence, de l’affronter et de l’arrêter », a déclaré M. Barr. « La violence et la destruction continue des biens mettent en danger la vie et les moyens de subsistance des autres, et interfère avec les droits des manifestants pacifiques ainsi que de tous les autres citoyens ».

Les forces de l’ordre fédérales seront utilisées pour appréhender et inculper les « agitateurs radicaux violents », a déclaré le procureur général. On ne sait pas combien de membres d’Antifa ont participé aux manifestations à travers les États-Unis.

Dans une précédente déclaration, le 30 mai, M. Barr a déclaré que la violence au sein des manifestations semble avoir été « planifiée, organisée et dirigée«  par des groupes de radicaux et d’agitateurs extérieurs.

Des dizaines de villes à travers le pays se sont préparées pour une nouvelle nuit de troubles le 31 mai, car les couvre-feux nouvellement ajoutés dans certaines régions n’ont toujours pas réussi à apaiser les affrontements entre les manifestants et la police.

Ces derniers jours, la violence a secoué Atlanta, Los Angeles, Philadelphie, Denver, Cincinnati, Dallas et New York, ainsi que Portland (Oregon) et Louisville (Kentucky), entre autres.

Richard Mack, ancien shérif de l’Arizona et fondateur de l’association des shérifs constitutionnels et des agents de la paix (CSPOA), a déclaré qu’il était d’accord avec la désignation du président, qualifiant celle-ci de « mouvement dans la bonne direction ».

« Si les Antifas appelle à la violence et promeut la violence, alors ils méritent la désignation de terroriste que le président Trump leur a donnée », a déclaré Richard Mack à Epoch Times.

« Martin Luther King Jr. a déclaré : ‘La haine ne peut pas chasser la haine’ et ‘La violence multiplie la violence’. Nous sommes d’accord avec Martin Luther King, et en tant que CSPOA, nous appelons à la paix », a-t-il déclaré.

« Si le peuple américain rejette toute violence, alors notre sécurité nationale en bénéficiera encore plus », a ajouté M. Mack. « La liberté est toujours la réponse, et la paix est toujours la solution. »

Le licenciement et l’arrestation de Derek Chauvin, le policier filmé à genoux sur le cou de Floyd, accusé de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire, n’a pas satisfait les manifestants. Trois officiers qui étaient présents lors de l’incident n’ont toujours pas été inculpés.

M. Trump a averti que le fait de franchir les frontières d’un État pour inciter à la violence est un crime fédéral, et a précédemment demandé aux gouverneurs et aux maires de se montrer plus « sévères » face aux émeutes.

Ce n’est pas non plus la première fois que le président américain parle de désigner le groupe Antifa comme un groupe terroriste. En juillet de l’année dernière, M. Trump a déclaré que son administration étudiait la possibilité de déclarer le groupe comme « organisation terroriste majeure ».

À l’époque, les sénateurs Bill Cassidy (Républicain-Louisiane) et Ted Cruz (Républicain-Texas) ont proposé une résolution au Sénat pour condamner les actes de violence perpétrés par les membres d’Antifa et pour qualifier le groupe d’organisation terroriste nationale.

Les sénateurs ont proposé cette résolution à la suite de l’agression par des membres d’Antifa du journaliste indépendant Andy Ngo, qui est connu pour avoir largement documenté les violences perpétrées par Antifa. Il a reçu des coups de poing au visage, des coups de pied et on lui a jeté des gobelets remplis d’une substance blanche alors qu’il couvrait l’une des manifestations du groupe à Portland, dans l’Oregon.

La police de Portland a déclaré plus tard que les gobelets contenaient du ciment à séchage rapide mélangé à des milk-shakes.

Andy Ngo, dans une réponse sur Twitter à la dernière annonce de Trump, a déclaré : « Les autorités fédérales d’investigation doivent démanteler les réseaux et les centaines de cellules Antifa à travers les États-Unis qui radicalisent, forment et mènent des violences extrémistes organisées. »

« Ils ont également des liens internationaux avec des cellules en Europe occidentale », a ajouté Andy Ngo. « Il s’agit de terrorisme national et international ».

Par ailleurs, dans une interview avec Jake Tapper de CNN, le conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien a accusé le groupe d’utiliser des tactiques organisées et violentes, demandant ce que le FBI faisait à ce sujet.

« Le président et le procureur général veulent savoir de la part du directeur du FBI M. Wray ce que le FBI a fait pour traquer et démanteler, surveiller et poursuivre Antifa », a déclaré O’Brien le 31 mai.

« Et si cela n’a pas été fait, nous voulons savoir quel est le plan pour l’avenir », a-t-il dit. « Ces militants radicaux d’Antifa qui viennent dans nos villes et franchissent les frontières des États, ils sont organisés et utilisent des cocktails Molotov, des feux d’artifice et du gaz pour brûler nos villes ».

Janita Kan, journaliste d’Epoch Times a contribué à cet article.

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