Le président Donald Trump signe un décret pour promouvoir la liberté religieuse dans le monde

Par Emel Akan
3 juin 2020
Mis à jour: 3 juin 2020

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a signé un décret le 2 juin pour donner la priorité à la liberté religieuse dans la politique étrangère et les programmes d’assistance des États-Unis.

« La liberté religieuse pour tous les peuples du monde est une priorité de la politique étrangère des États-Unis, et les États-Unis respecteront et promouvront vigoureusement cette liberté », stipule le décret.

Dans les six mois suivant la date de l’ordonnance, le secrétaire d’État, en collaboration avec l’administrateur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), doit « élaborer un plan pour donner la priorité à la liberté religieuse internationale dans la planification et la mise en œuvre de la politique étrangère des États-Unis et dans les programmes d’aide à l’étranger du département d’État et de l’USAID ».

La nouvelle ordonnance alloue également au moins 50 millions de dollars (45 millions €) par an aux programmes qui promeuvent la liberté religieuse internationale.

Le département du Trésor peut également envisager des sanctions contre les personnes impliquées dans des persécutions religieuses en appliquant, entre autres, la Loi Magnitsky, qui réglemente la responsabilité en matière de droits de l’homme dans le monde. Cette loi habilite le gouvernement américain à interdire les visas et à bloquer les avoirs des auteurs de violations des droits de l’homme et des fonctionnaires corrompus dans le monde entier.

85 % de la population mondiale vit dans des pays où la liberté religieuse est menacée ou interdite.

En septembre 2019, M. Trump a appelé les pays à mettre fin aux persécutions religieuses dans le monde lors de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) à New York. Il a été le premier dirigeant à lancer une telle discussion lors des réunions de haut niveau de l’AGNU.

Il a exhorté les gouvernements à cesser de persécuter leurs citoyens, à libérer les prisonniers d’opinion, à éliminer les lois qui restreignent la religion et à protéger les personnes opprimées.

Dans son rapport annuel publié en avril, la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a identifié 14 pays particulièrement préoccupants, dont la Birmanie, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie.

La Chine est une préoccupation croissante pour Washington. Le commissaire de l’USCIRF, Gary L. Bauer, a déclaré à Epoch Times que la longue liste de violations religieuses et l’hostilité croissante du régime chinois envers la religion ont fait de la Chine le « pays qui commet les pires abus contre la liberté religieuse » au monde.

« La Chine a déclaré la guerre à toutes les croyances religieuses », a-t-il déclaré, ajoutant que le régime est devenu « une menace internationale. »

Persécution en Chine

Le régime chinois a toujours été désigné par le département d’État américain comme un « pays particulièrement préoccupant » en raison de ses mauvais résultats en matière de liberté religieuse depuis 1999.

Des groupes religieux de toutes sortes sont attaqués en Chine, y compris des chrétiens, des bouddhistes tibétains, des musulmans et des pratiquants de la discipline spirituelle ancestrale du Falun Gong. Ils sont sujets à des arrestations systématiques, des emprisonnements illégaux, des tortures et des lavages de cerveau. Selon les chercheurs, le gouvernement utilise diverses méthodes de persécution, dont le prélèvement forcé d’organes sur les prisonniers de conscience.

Pékin a construit des camps de détention pour détenir un million de musulmans ouïgours et d’autres minorités ethniques dans la région du Xinjiang, à l’extrême ouest du pays. Ailleurs, la démolition d’églises souterraines et d’autres lieux de culte se poursuit.

Le rapport de l’USCIRF indique également que des milliers de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés en 2019 pour avoir refusé d’abandonner leurs croyances ou pour avoir distribué de la documentation liée à cette pratique.

« Nous sommes encouragés de voir que la diplomatie américaine avec des pays particulièrement préoccupants comme la Chine va être soumise aux dispositions de ce nouveau décret qui prévoit notamment la mise en œuvre du Global Magnitsky Human Rights Accountability Act », a déclaré Erping Zhang, porte-parole du centre d’information Falun Dafa, dans un courriel.

« Pékin poursuit sa politique de répression contre les pratiquants du Falun Gong, et nous espérons que les communautés internationales feront justice à ces criminels. »

La liberté religieuse en Chine s’est encore érodée alors que le Parti communiste chinois (PCC) cherche à exporter la répression au niveau international, selon le rapport de l’USCIRF.

Les diplomates chinois continuent de subvertir les organisations internationales de défense des droits. Par exemple, en février, Pékin a opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies visant à protéger les réfugiés rohingyas en Birmanie (également appelée Myanmar).

La technologie de reconnaissance faciale, sur laquelle le PCC s’est appuyé pour construire un État de surveillance de masse, a également proliféré dans plus de 100 pays et, dans certains cas, a servi d’outil pour cibler les dissidents politiques, note le rapport.

La pandémie n’a pas mis fin à l’oppression exercée par le régime, selon l’ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale, Sam Brownback.

« Même pendant les périodes les plus sévères du confinement, le gouvernement chinois a mené une campagne pour envoyer un million de policiers dans 10 millions de foyers au Tibet afin de restreindre davantage les Tibétains et le bouddhisme tibétain, même pendant la pandémie », a-t-il déclaré lors d’un briefing au département d’État le 14 mai.

« Et puis nous voyons aussi que la communauté musulmane ouïghoure est confrontée à une augmentation de sa vulnérabilité, car elle est obligée de travailler malgré le risque de coronavirus, et elle est davantage exposée. »

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