Le Qatar, la fausse note du Conseil de coopération du Golfe

30 octobre 2017
Mis à jour: 30 octobre 2017

Fondé en 1981, le CCG comprend l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar. Des experts estiment que ce groupement régional est « en train de mourir » en raison de la crise qui a éclaté en juin entre le Qatar et certains de ses voisins.

« La bonne démarche pour préserver le CCG consisterait à geler l’adhésion du Qatar jusqu’à ce qu’il revienne à la raison et accepte les demandes de nos pays. Autrement, nous serons mieux sans sa participation » à ce groupement régional, écrit cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa, ministre bahreïni des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.

« Bahreïn ne participera pas à un sommet en présence du Qatar qui ne cesse de se rapprocher de l’Iran et de faire venir des forces étrangères (référence à des militaires turcs), ce qui est une menace pour la sécurité des membres du CCG », ajoute-t-il.

Bahreïn fait partie des quatre pays arabes qui ont rompu le 5 juin leurs relations avec le Qatar et lui ont imposé un embargo en exigeant notamment l’arrêt du soutien de Doha à des groupes « terroristes » et la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera, jugée « extrémiste ».

Les pays du CCG sont supposés se réunir en sommet avant la fin de l’année, mais la crise avec le Qatar risque d’entraîner le report ou l’annulation de ce rendez-vous annuel des monarchies du Golfe.

Le responsable bahreïni a affirmé que son pays avait « le plus souffert » du Qatar depuis que le Qatar a fait sécession de Bahreïn il y a des décennies, relançant une ancienne dispute territoriale.

Le Qatar n’a plus d’accès terrestre au reste du monde depuis la fermeture de la frontière avec l’Arabie saoudite. Le « quartet » anti-Qatar a aussi imposé l’arrêt des liaisons aériennes et maritimes, forçant le Qatar à développer de nouvelles voies d’approvisionnement et à rechercher de nouveaux soutiens diplomatiques.

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