Le thriller coréen Squid Game, une fiction sur la réalité chinoise des prélèvements forcés d’organes

Par Christine Modock
31 octobre 2021
Mis à jour: 31 octobre 2021

La série coréenne numéro 1 de Netflix, Squid Game, centrée sur un jeu de survie ultraviolent, où les participants qui échouent meurent, rejoint la réalité de la Chine qui se livre depuis l’an 2000 à des prélèvements forcés d’organes sur ses dissidents. Dans cette série, les corps sont aussi détruits après qu’on a extrait certains organes, particulièrement les yeux des défunts.

Des prélèvements d’organes forcés effectués depuis 2000

Le PCC (Parti communiste chinois) est accusé par les nombreuses ONG, les associations des Droits de l’homme, l’ONU, tous les pays européens, les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, de se livrer à des prélèvements d’organes forcés depuis 2000, contre les pratiquants de Falun Gong, les Ouïghours et les moines tibétains. Malgré le démenti de Pékin, l’ONU confirme cette situation.

Pour dénoncer et tenter d’éradiquer ces actes cruels et contraire à l’éthique de la part d’un pays émergent et puissant comme la Chine, une résolution du Parlement européen avait condamné ces prélèvements forcés d’organes en 2013. Elle a été suivie en 2016 d’une résolution adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis, demandant au régime communiste chinois de cesser immédiatement ces pratiques. L’ONU, Amnesty International et TTS (The Transplantation Society) alertent régulièrement les différents États.

Des éléments de preuve directs et indirects

Malgré son déni persistant, la Chine est coupable de crimes, selon le China Tribunal, qui a mis en place une commission spécialisée, composée de juristes, d’experts des droits de l’homme et de chirurgiens spécialisés en transplantation. Ceux-ci ont été chargés d’enquêter sur cette question.

« Sur la base de tous les éléments de preuve directs et indirects recueillis, le Tribunal conclut avec certitude que le prélèvement forcé d’organes a eu lieu en de multiples endroits de la République Populaire de Chine (RPC) et à de multiples occasions pendant une période d’au moins vingt ans et se poursuit encore à ce jour », affirme le tribunal.

Chinatribunal.com précise en outre que « le personnel médical commence par prélever le sang de prisonniers dans le but de trouver des personnes aux groupes sanguins compatibles avec les receveurs potentiels. Les prisonniers retenus sont ensuite emmenés pour être exécutés d’une balle dans le côté droit de la poitrine afin que leur mort ne soit pas instantanée et que les organes soient préservés. Ils partent accompagnés de médecins dans des fourgons spéciaux pour le prélèvement d’organes. Les corps sont ensuite coulés dans du ciment et enterrés en secret ». Des faits insoutenables et une souffrance insupportable pour les familles des victimes.

L’ONU confirme les prélèvements forcés d’organes en Chine

Au mois de juin 2021, l’ONU a confirmé cette dramatique réalité dans une nouvelle enquête menée, pendant plus d’un an, par neuf rapporteurs spéciaux de l’ONU. Cette enquête a révélé que le PCC (Parti communiste chinois) a réellement prélevé les organes de près de 100.000 prisonniers politiques chaque année. Un chiffre  effarant pour les partisans des Droits de l’homme et pour tous les États démocratiques de ce monde, selon le site belge lpost.be.

Des méthodes barbares

Les témoignages de ceux qui ont pu échapper à cette barbarie sont effrayants, les menaces sont les suivantes : « Si vous n’abandonnez pas vos croyances ou refusez de coopérer avec la police, on prélèvera vos organes. » Les victimes parlent aussi de « sévices corporels seulement limités par le besoin de ne pas abîmer les organes ». Les organes le plus couramment prélevés sur les prisonniers seraient des cœurs, des reins, des foies et des cornées, confirme lpost.be.

Les experts mandatés par l’ONU ont affirmé avoir reçu « des informations crédibles selon lesquelles les détenus appartenant à des minorités ethniques, linguistiques ou religieuses, pouvaient être soumis de force à des tests sanguins et à des examens d’organes tels que des ultrasons et des radiographies, sans leur consentement éclairé… ». D’ailleurs, l’écrivain du Byline Times, CJ Werleman, a écrit à ce propos : « Le fait que le patient n’ait dû attendre que cinq jours pour qu’un donneur « consentant » fournisse un ensemble de poumons parfaitement adapté soulève d’autres questions sur l’ampleur et la portée du programme de prélèvement forcé d’organes ».

L’ONU se dit extrêmement alarmée par cette situation, tandis que Pékin nie encore et toujours toute allégation. Le PCC prétexte le manque de données disponibles, alors que son administration fait obstacle à toute enquête sur leur terrain.

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