L’effet placebo sous un autre angle : théorie de l’intrication

11 septembre 2015
Mis à jour: 21 novembre 2016

Depuis les 30 dernières années, l’efficacité thérapeutique des placebos a grimpé de façon exponentielle. Dans les années 80, l’effet placebo (ou la réponse au placebo) était presque nul. Maintenant, il s’élève à plus de 70 % lors des essais cliniques.

Les relations entre le corps et l’esprit ont depuis longtemps fait l’objet de questionnements dans l’analyse de l’effet placebo, mais William Tiller et Nisha Manek amènent ce raisonnement dans une direction insolite. Traditionnellement, un placebo est perçu comme étant quelque chose – comme une pilule de sucre – qui n’a aucun effet sur la santé en lui-même. Ce sont les pensées du patient qui doivent avoir un effet psychologique sur son corps.

Et si le caractère intentionnel des pensées humaines réussissait à changer physiquement le placebo en le rendant lui-même capable d’avoir un effet sur la santé ? Et si le placebo n’était plus inerte ?

Le pouvoir du caractère intentionnel des pensées

En premier lieu, regardons d’abord le pouvoir du caractère intentionnel des pensées humaines qui pourrait avoir des effets physiques. William Tiller a dirigé plusieurs expériences impliquant ce phénomène et en a parlé en détail avec Epoch Times. Il a identifié une substance puissante dans le vide de l’espace – qu’on a cru vide auparavant – qui est influencée physiquement par ce caractère intentionnel des pensées humaines. Il a été capable de contenir l’intention humaine dans une machine et de la relâcher à volonté.

Par exemple, ses expériences ont démontré que cette intentionnalité des pensées humaines peut changer le niveau de pH de l’eau. Que cette intentionnalité provienne d’une personne physiquement présente près de l’échantillon d’eau ou qu’elle provienne d’une machine dans laquelle on a « imprimé » cette intentionnalité, les résultats sont les mêmes.

Cette conception de l’existence physique de l’intentionnalité des pensées humaines pourrait changer le rôle qu’on lui attribue dans l’effet placebo.

Tiller et Manek se demandent s’il est possible que l’intentionnalité se combine à l’information à l’intérieur du placebo ; qu’après avoir dirigé une intention vers le placebo, son potentiel puisse changer, entraînant un effet physique du placebo lui-même sur le corps du patient.

Intrication

Dans le sens classique, un essai clinique se compose d’un docteur, d’un patient (sujet d’étude), du traitement actif mis à l’étude et du placebo. Nous pensons que ces quatre éléments sont séparés dans l’espace et dans le temps. Ce que Tiller et Manek montrent mathématiquement, c’est que le placebo est lié au traitement actif et que cette connectivité (ou enchevêtrement) change son potentiel. Le concept d’enchevêtrement de l’information discuté ici diffère du concept d’enchevêtrement quantique.

Tiller et Manek expliquent la différence dans leur article de 2011 intitulé « Une nouvelle perspective sur l’effet placebo: démêler l’enchevêtrement », publié dans la revue Medical Hypothesis: « Cet enchevêtrement macroscopique semble être différent de l’enchevêtrement quantique qui, essentiellement, traite de l’inter-connectivité des états quantiques de particules telles que les photons et les électrons, même lorsqu’ils sont largement séparés l’un de l’autre par la distance et le temps. »

Des expériences réussies sur l’enchevêtrement quantique ont été effectuées à des températures extrêmement basses (près du zéro absolu), généralement avec des systèmes minuscules, mais aussi récemment dans des systèmes plus grands comme les petits cristaux. D’autre part, les phénomènes d’enchevêtrement de l’information macroscopique sont observés à température ambiante, entre des laboratoires physiques, dans des espaces d’environ 3 mètres cube, et séparés les uns des autres jusqu’à 10 000 km.

Comme ils continuent leur recherche dans cette direction, Tiller et Manek mettent en garde sur l’enchevêtrement quantique: « Nous devons être circonspects quant au rejet d’un traitement médical parce que son efficacité actuellement mesurée est peu différente de celle produite par le placebo dans l’expérience enchevêtrée de l’information ! »

Version anglaise: A New Way of Looking at Placebos: An Entanglement Theory 

 

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