L’Église catholique est infiltrée par les mondialistes selon l’archevêque Carlo Maria Vigano

Par Ella Kietlinska
11 janvier 2021
Mis à jour: 11 janvier 2021

« Il y a un groupe de conspirateurs qui ont travaillé et qui travaillent encore au sein de l’église » pour les intérêts de l’élite mondialiste, a déclaré l’archevêque Carlo Maria Vigano dans l’émission War Room. Il a appelé ce groupe l’église profonde et a expliqué que leur but est de démolir la papauté et d’assoir leur pouvoir.

« La plupart d’entre eux sont identifiables, mais les plus dangereux sont ceux qui ne s’exposent pas, ceux que les médias ne mentionnent  jamais », a expliqué Vigano dans une interview (pdf) avec Steve Bannon, animateur de War Room.

L’Église profonde a également coopéré avec « l’État profond » d’Amérique, et leurs contacts ont été facilités dans les années 1990 par un ancien cardinal américain effectuant des missions politiques en Chine au nom de l’administration américaine, a déclaré M. Vigano, ancien ambassadeur du Vatican auprès des États-Unis. L’État profond est un terme que l’on utilise parfois pour exprimer la conviction qu’il y a des personnes influentes qui contrôlent les politiques gouvernementales dans les coulisses.

Vigano estime que l’accord sur la nomination des évêques en Chine entre le Vatican et le régime chinois qui, selon ses termes, « a privé les catholiques chinois de la défense indéfectible que la papauté a toujours été pour eux », est un acte de complicité de l’Église profonde avec le régime communiste chinois allié à l’État profond mondial.

« Jusqu’à la papauté de Benoît XVI, la papauté n’avait conclu aucun accord avec la dictature de Pékin, et le pontife romain conservait le droit exclusif de nommer des évêques et de gouverner des diocèses », a poursuivi l’archevêque.

Le Vatican et la Chine ont conclu un accord non publié en 2018 qui donnait au régime chinois le pouvoir de nommer des évêques et accordait au pape le droit d’opposer son veto à ses nominations, selon un rapport de 2019 (pdf) de la Commission Congrès exécutif des États-Unis sur la Chine. L’accord a été prolongé de deux ans en octobre 2020.

« La dictature du Parti communiste chinois[PCC] est alliée à l’État profond mondial d’une part pour qu’ensemble ils puissent atteindre les objectifs qu’ils ont en commun. » D’autre part, les plans de l’État profond pour la Grande Réinitialisation sont une opportunité pour le PCC d’accroître la puissance économique de la Chine dans le monde, en commençant par l’invasion des marchés nationaux, a déclaré M. Vigano.

« La Chine poursuit un plan intérieur pour restaurer la tyrannie maoïste, qui nécessite l’annulation des religions (principalement la religion catholique), pour les remplacer par une religion d’État qui a certainement de nombreux éléments en commun avec la religion universelle souhaitée par l’idéologie mondialiste », a poursuivi Vigano.

« Nous nous trouvons face à une trahison infâme de la mission de l’Église du Christ, effectuée par ses plus hauts dirigeants en conflit ouvert avec les membres de la hiérarchie clandestine catholique chinoise qui sont restés fidèles à notre Seigneur et à son Église », a déclaré M. Vigano.

M. Vigano a fait l’éloge du cardinal Joseph Zen, l’évêque émérite de Hong Kong, qui a plaidé contre l’accord Vatican-Chine en qualifiant le cardinal « d’éminent confesseur de la foi ».

Avant la prolongation de l’accord, le cardinal Zen s’est rendu au Vatican avec l’intention de rencontrer le pape pour l’informer de la situation à Hong Kong et de l’Église catholique en Chine. Cependant, M. Zen n’a pas obtenu d’audience avec le pape François.

« L’idée de conclure des accords avec Pékin est insensée », a déclaré M. Zen au Daily Compass à propos de l’accord entre le Vatican et la Chine. « C’est comme essayer de faire un pacte avec le diable. »

Mondialisme contre nationalisme

M. Vigano a critiqué l’Union européenne pour son récent accord d’investissement commercial avec le régime communiste chinois connu pour ses violations systématiques des droits de l’homme et sa répression violente contre la dissidence. Dans le cadre de l’accord conclu fin décembre, le régime chinois s’est engagé à améliorer l’accès au marché pour les investisseurs de l’Union européenne.

Le président chinois Xi Jinping (à droite) serre la main du fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, Klaus Schwab (à gauche), avant de prononcer un discours lors de la première journée du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 17 janvier 2017. (Fabrice Coffrini /AFP via Getty Images)

En janvier 2017, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le secrétaire général du Parti communiste chinois, Xi Jinping, a prononcé un discours qui a été salué par tous les participants, a déclaré Steve Bannon, ancien stratège en chef de la Maison-Blanche et hôte de War Room, à Epoch Times.

La réunion de Davos est « le rassemblement le plus élitiste qui existe dans le monde des affaires financières et de la communauté politique et culturelle », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Xi a vanté les projets de mondialisation et le rôle de la Chine en tant que tête de ligne de ces projets, considérant les autres pays comme « toutes sortes d’États tributaires » et disant au public que les projets leur permettront « de gagner plus d’argent que jamais », a déclaré M. Bannon.

Toutefois, Xi a prévu un problème qui pourrait entraver ces projets : le nationalisme populiste, a déclaré M. Bannon. « Toutes les masses qui n’adhèrent pas, qui ne sont pas formées ou qui ne font pas partie de l’élite comme [le public] veulent avoir leur mot à dire », a déclaré M. Bannon, expliquant le raisonnement de Xi.

Le président américain Donald Trump prête serment alors que son épouse Melania Trump tient la Bible et que son fils Barron Trump le regarde, sur le front ouest du Capitole américain à Washington le 20 janvier 2017. (Chip Somodevilla/Getty Images)

Trois jours plus tard, le président américain Donald Trump a prononcé son célèbre discours du American carnage speech lors de sa cérémonie d’inauguration. Son discours était au cœur du concept d’un État-nation souverain, « une défense de l’État-nation, un État-nation en tant qu’unité, que l’homme peut obtenir le plus de liberté dans un monde très imparfait, [l’homme] peut avoir le plus de liberté possible », a déclaré M. Bannon en décrivant la vision de Trump présentée dans le discours comme un projet nationaliste.

Chaque personne participant à la réunion annuelle du Forum économique de Davos (WEF à Davos) sait tout sur les camps de concentration pour les Ouïghours, la persécution des chrétiens de maison, le prélèvement forcé d’organes, la suppression de l’église catholique clandestine, la suppression et la torture des pratiquants de Falun Gong, et le mouvement pour la démocratie et la situation à Hong Kong – ils ont des informations parfaites sur tout et ils s’en moquent, a-t-il dit.

Le modèle économique chinois est basé sur le travail d’esclave du peuple chinois, qui est sous-payé et forcé de travailler des heures incroyables dans les usines, a confié M. Bannon.

« Le travail forcé de la Chine est exporté dans le monde entier et ôte définitivement aux travailleurs du monde entier, qu’ils soient en Inde, en Europe occidentale ou aux États-Unis, la possibilité d’augmentation de salaire. C’est le miracle de Donald Trump d’avoir réussi à obtenir des augmentations de salaire pour les ouvriers », a déclaré M. Bannon.

Ces deux discours représentent « deux façons diamétralement opposées dont le monde devrait être organisé. L’une repose sur des centaines d’années de liberté aussi imparfaite qu’elle l’a été, droite, par opposition à un totalitarisme », a déclaré Bannon.

La grande réinitialisation

La Grande Réinitialisation est un concept visant à passer du « capitalisme d’actionnaire » au « capitalisme d’intervenant », en utilisant les impôts sur la fortune, la réglementation et les politiques fiscales axées sur l’égalité et la durabilité, en promouvant des résultats plus équitables et en utilisant la quatrième révolution industrielle pour relever les défis sanitaires et sociaux, a expliqué Klaus Schwab, le fondateur et président exécutif du Forum économique mondial (FEM), sur le site web de l’organisation.

« Il est temps de faire une grande remise à zéro », a annoncé M. Schwab, professeur de politique commerciale à l’Université de Genève et co-auteur du livre The Great Reset (ou la Grande Réinitiaisation), sur le site web du WEF en juin 2020.

« Les changements que nous avons déjà observés en réponse au Covid-19 prouvent qu’une remise à zéro de nos bases économiques et sociales est possible », a déclaré M. Schwab.

La quatrième révolution industrielle intégrera les appareils mobiles, avec une puissance de traitement, une capacité de stockage et un accès à la connaissance sans précédent, afin de donner aux gouvernements « de nouveaux pouvoirs technologiques pour accroître leur contrôle sur les populations, basés sur des systèmes de surveillance omniprésents et la capacité de contrôler les infrastructures numériques », a écrit M. Schwab.

Cela posera également des défis à la vie privée des gens, car le suivi et le partage des informations sur les personnes est un élément crucial de la nouvelle connectivité, a écrit M. Schwab. « Les révolutions qui se produisent dans le domaine de la biotechnologie et de l’intelligence artificielle (IA) […] nous obligeront à redéfinir nos limites morales et éthiques », a ajouté M. Schwab.

Les architectes de la Grande Réinitialisation utilisent les médias grand public comme un allié indispensable pour faire croire aux gens « que les changements radicaux qu’ils veulent imposer sont devenus nécessaires à cause de la pandémie, du changement climatique et des progrès technologiques », a déclaré M. Vigano.

M. Schwab a écrit : « Nous devons construire des fondations entièrement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux », pour faire face aux crises causées par la pandémie, le changement climatique et la crise sociale.

« Nous devons tous prendre conscience à quel point les partisans du Nouvel Ordre mondial et de la Grande Réinitialisation haïssent les valeurs inaliénables de notre civilisation gréco-chrétienne, telles que la religion, la famille, le respect de la vie et des droits inviolables de la personne humaine, et la souveraineté nationale », a déclaré l’archevêque.

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