Les 18-30 ans, la « génération sacrifiée » de la crise sanitaire pour 64% des Français

Par Nathalie Dieul
18 mai 2021
Mis à jour: 18 mai 2021

Selon le Baromètre de la fraternité, une majorité de Français estime que les jeunes adultes sont une « génération sacrifiée » à cause de la crise sanitaire. Qu’ils soient étudiants ou jeunes professionnels, leur mal-être touche les Français.

Peu importe leur âge, 64 % des Français sondés par le Baromètre de la fraternité trouve que la tranche d’âge des 18-30 ans constitue une « génération sacrifiée », rapporte Le Parisien. Lorsque l’on regarde les réponses des moins de 35 ans, ce pourcentage monte à 78 %. De plus, 83 % des personnes interrogées estiment que ce sont les jeunes qui vont devoir payer la dette du Covid pendant des décennies, ce qui ajoute certainement un sentiment de désespoir chez les jeunes, inquiets pour leur avenir.

On a vu que 60 % des étudiants de Rennes présentaient des signes de détresse psychologique en décembre 2020. Un peu partout, les jeunes se trouvent en situation financière précaire. Un nombre grandissant d’étudiants doivent faire appel à l’aide alimentaire pour manger. Le mal-être de certains jeunes est tellement grand que cela peut aller jusqu’au suicide, comme c’est arrivé récemment à une brillante étudiante en droit.

De son côté, la Fondation Abbé Pierre et la Feantsa (la Fédération européenne des acteurs nationaux travaillant avec les sans-abri) alertent : « La jeunesse européenne est en danger ! » assurent-ils dans leur dernier rapport sur le mal-logement en Europe, publié au début du mois, selon Les Échos. « En plus de loyers en constante augmentation depuis des années dans les secteurs tendus, l’arrêt net des petits boulots a entraîné une dégradation de leurs conditions de vie », précise le document.

En effet, le Baromètre de la fraternité indique que 68 % des jeunes trouvent plus difficile d’accéder à un emploi, comparé au temps de la génération de leurs parents. Quant à trouver l’amour, c’est là aussi plus compliqué à cause des restrictions en vigueur et du manque de vie sociale, selon 35 % des jeunes sondés.

« Le Covid n’a pas créé de phénomène nouveau, mais a accentué des tendances préexistantes », considère François Dubet, professeur de sociologie à l’université de Bordeaux et directeur d’étude à l’EHESS, spécialisé dans la jeunesse, l’école, et les institutions.

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