Les allégations de théorie conspirationniste démontrent une présomption de partialité

Par William Brooks
22 juin 2020
Mis à jour: 11 juillet 2020

Consciente du pouvoir d’un titre, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), le radiodiffuseur national canadien, a publié un « reportage » ayant un titre dramatiquement trompeur : « ’Raciste et incendiaire’ : Les Canadiens contrariés par Epoch Times qui prétend que la Chine a fabriqué le virus comme arme biologique ». Ce reportage visait clairement à discréditer Epoch Times et la moralité de son lectorat.

L’offensive de la CBC visait une édition spéciale d’Epoch Times intitulée Comment le Parti communiste chinois met le monde en danger, qui portait sur la dissimulation de l’épidémie de coronavirus à Wuhan par Pékin.

L’édition spéciale, distribuée dans certaines régions du Canada, critiquait le manque de transparence de Pékin dans les phases initiales de l’épidémie et la négligence du Parti communiste chinois (PCC), qui ont conduit à la pandémie mondiale.

La rédactrice en chef de l’édition canadienne du journal Epoch Times, Cindy Gu, a immédiatement contesté le reportage de la CBC. Selon Mme Gu, le titre se concentrait sur une infime section de l’édition de huit pages – un article d’opinion qui relatait le discours d’un ministre de la Défense du PCC sur le développement d’armes biologiques. Elle a relevé que l’article d’opinion ne prétendait pas que le laboratoire de Wuhan développait des armes biologiques et a qualifié le titre du reportage de la CBC de délibérément trompeur.

La CBC a finalement dû admettre que, contrairement à ses allégations, Epoch Times n’a pas prétendu que la Chine avait fabriqué le coronavirus comme arme biologique.

Un porte-parole de la CBC a également admis que l’affirmation selon laquelle Epoch Times diffusait de la « haine » était une opinion purement individuelle qui ne reflétait pas l’intégrité du média.

Epoch Times a été fondé par des immigrants chinois qui ont fui la répression communiste en Chine. L’édition spéciale s’est concentrée sur la manière dont le PCC met en danger le peuple chinois et ceux du monde entier en dissimulant les faits concernant l’apparition du virus. Le média n’est en aucun cas raciste à l’égard des Chinois ; en fait, nombre de ses employés sont eux-mêmes Chinois.

Beaucoup de ceux qui ont suivi la controverse sur la CBC ont relevé qu’en présentant les contributeurs d’Epoch Times comme racistes et théoriciens du complot, la CBC avait servi les intérêts de Pékin dans sa campagne de désinformation visant à étouffer toute critique et exposition de sa conduite.

Dans son sillage, Conrad Black, un contributeur d’Epoch Times, a décrit l’actuelle CBC comme « manquant extrêmement de professionnalisme ». Il a déclaré dans le National Post : « [La CBC] est compulsivement misanthrope et méchante, et adopte presque systématiquement un point de vue socialiste sarcastique sur tous les sujets, y compris sur les affaires étrangères. »

D’autres contributeurs d’Epoch Times, incluant moi-même, avons éprouvé un tacite sentiment de fierté en lisant la réponse de Cindy Gu au géant national des médias au Canada. Ce fut réellement un moment à la David et Goliath dans l’histoire du journalisme canadien.

Une enquête qui tombe curieusement à point sur la « théorie de la conspiration »

Pour ceux ayant un biais idéologique, admettre avoir tort est considéré un signe de faiblesse. Ainsi, avec une efficacité presque militaire, quelques jours seulement après que les allégations contre Epoch Times se sont révélées être un canular de la CBC, une école de journalisme d’une université canadienne a défilé au son de tirs idéologiques.

Entre le 5 et le 8 mai, l’université a lancé une enquête curieusement opportune auprès de 2 000 Canadiens, prétendument pour mesurer le degré auquel « les théories de conspiration et les informations scientifiques incorrectes sur le Covid-19 ont pris racine au Canada ».

L’étude s’est empressée de conclure que la désinformation sur la pandémie de Covid-19 se répandait encore dans tout le pays. Les chercheurs ont affirmé avoir découvert que près de la moitié des Canadiens (46 %) croyaient à au moins une théorie de conspiration ou « mythe » à propos du Covid-19 dans leur enquête.

L’une des questions de l’enquête se lit comme suit : « Vrai ou faux : des médicaments tels que l’hydroxychloroquine sont efficaces pour traiter les patients infectés par le Covid-19. » Les 22 % de Canadiens qui ont répondu « vrai » ont été labellisés de « croyants au battage publicitaire de l’hydroxychloroquine ».

De nombreux médias grand public ont fait une couverture positive de l’étude.

Nous avons été habitués à ce que les écoles de journalisme présentent généralement le monde d’un point de vue politique de gauche et antiaméricain, et un examen du parti pris de ce sondage suggère une autre campagne de désinformation menée par les médias.

Le Parti communiste chinois s’est évertué ces dernières semaines à diffuser ses propres théories de conspiration, notamment l’idée que le virus pourrait provenir soit d’Italie, soit être une arme biologique des États-Unis.

Les chercheurs de l’enquête sur les théories de conspiration liées au Covid-19 ne cherchaient pas à savoir combien de Canadiens sont victimes des fausses allégations et de la propagande de Pékin sur la pandémie.

Règle n° 1 du Club de presse : Prouver que Trump a tort

Rappelons l’une des questions de l’enquête : « Vrai ou faux : des médicaments tels que l’hydroxychloroquine sont efficaces pour traiter les patients infectés du Covid-19. »

Les lecteurs se souviendront qu’aux premiers temps de l’épidémie, des médecins en première ligne ont fait rapport de cas encourageants de succès dans le traitement des patients atteints du Covid-19 avec de l’hydroxychloroquine.

À leur suite, le président américain Donald Trump a exprimé un grand espoir de voir l’hydroxychloroquine servir de traitement sûr et efficace contre la maladie. Or, il semble que l’optimiste du président a rapidement aigri certains responsables de santé publique quant au potentiel du médicament.

Selon une enquête de CNN, les agences fédérales ont suspendu le financement de la recherche sur le médicament et certaines autorités publiques ont rendu difficile la prescription de l’hydroxychloroquine comme traitement pour le Covid-19.

Au milieu de la controverse, le très respecté journal médical britannique The Lancet a publié une étude affirmant que l’hydroxychloroquine augmente les irrégularités du rythme cardiaque et diminue le taux de survie des patients à l’hôpital.

L’article du Lancet semble avoir ébranlé le monde scientifique – incitant l’Organisation mondiale de la santé et d’autres autorités médicales à suspendre les essais cliniques de l’hydroxychloroquine pour son utilisation contre le Covid-19. Les médias internationaux ont jubilé.

Cependant, au début de ce mois, The Lancet s’est rétracté au sujet de l’étude au motif que les chercheurs étaient parvenus à des conclusions bidons sur la base de données erronées. Des médecins praticiens compétents continuent de prescrire de l’hydroxychloroquine, en particulier aux patients ambulatoires aux premiers stades de la maladie de coronavirus. Certains prétendent que l’étude de Lancet – maintenant rétractée  a mis fin aux essais d’hydroxychloroquine qui auraient pu sauver la vie de certains patients.

La réaction négative à l’utilisation de ce médicament était clairement liée à l’opposition hystérique des médias à Donald Trump plutôt qu’à un manque d’efficacité thérapeutique ou d’effets secondaires indésirables dangereux liés au médicament. La première règle du club des élites de presse internationales est de « prouver que Trump a tort ».

Présomption

L’un des aspects les plus agaçants (et en même temps les plus comiques) de l’étude de l’école de journalisme était l’énorme assurance des « chercheurs ». Leurs conclusions rappelaient les « présomptions » – « ce compagnon inséparable des semi-éduqués, réagissant avec une ambition démesurée » – dont parlait le prince Klemens von Metternich au sujet de la classe moyenne « chic radicale ».

Une co-chercheuse de l’étude a déclaré trouver remarquable que plus de la moitié des répondants (57 %) ont dit être convaincus être capables de « facilement distinguer les théories de conspiration et la désinformation des informations factuelles au sujet du Covid-19 ».

« J’ai été stupéfaite par la confiance excessive que les Canadiens ont dans leur propre capacité à distinguer les théories de conspiration et la désinformation », a-t-elle déclaré. « Quiconque pense qu’il est facile de distinguer les théories de conspiration et la désinformation risque fort d’être trompé. »

Imaginez vivre dans un pays libre où un nombre important de citoyens soupèsent les preuves, pensent par eux-mêmes et portent des jugements éclairés, indépendamment du diffuseur national et des professeurs de journalisme et de communication socialistes.

Ne serait-ce pas une expérience libératrice !

William Brooks est un journaliste et enseignant montréalais. Il est actuellement rédacteur en chef de « The Civil Conversation » pour la Société Civitas du Canada et un contributeur à Epoch Times.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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