Les Alpes de la Méditerranée sur la route de l’UNESCO

8 août 2015
Mis à jour: 8 août 2015

 

Le dossier de candidature des Alpes de la Méditerranée, présenté au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, est en bonne voie. Les experts de l’UICN France (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) ainsi que le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie ont été enthousiastes à la présentation du dossier.

La valeur du territoire, tout comme celle des démonstrations scientifiques faites par les experts français et italiens, a été reconnue par les membres de la commission. Mais la route est encore longue et les équipes s’attèlent désormais à la prochaine étape, définir le périmètre exact du bien.

Le Parc naturel européen des Alpes

Le Parc naturel européen est constitué « des Alpes Maritimes italiennes et du parc du Mercantour en France ». Ensemble ils s’engagent dans un processus de classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO. Ce projet intègre d’autres espaces protégés du côté italien : le Parc naturel Marguareis, le Parc naturel des Alpes Ligures, les aires protégés de la Province Imperia, l’aire maritime du Jardin botanique Villa Hanbury et la partie côtière protégée du département des Alpes-Maritimes, tous situés entre Alpes et Méditerranée. La candidature sera transfrontalière et le lieu se nommera « Les Alpes de la Méditerranée ».

Le projet s’inscrit sur « l’originalité géologique de ce territoire, véritable témoin d’une époque ancienne dont les témoignages sont visibles en peu de lieux sur terre, résulte de mouvements tectoniques complexes », d’après le site Internet du parc.« La grande diversité paysagère de ce site, mais aussi la multiplicité d’espèces animales et végétales… en font l’un des 34 points chauds » de biodiversité sur la planète.

Valeur ajoutée au territoire par la distinction

Afin de défendre ce projet, à forte visibilité et valeur ajoutée pour l’ensemble du territoire, les partenaires vont mettre toutes les chances de leur côté. L’ensemble des forces vives du territoire devront être derrière les candidats : écoles, universités, professionnels, randonneurs, amoureux de la nature, habitants, écoliers, artistes… La vitalité et la notoriété du territoire, déjà favorisées par la présence d’un parc national, seront les bénéficiaires de cette plus haute distinction internationale qu’une région puisse espérer.

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(wikimedia)

Le Parc national du Mercantour

Le Parc national du Mercantour a été classé dans les 10 meilleures destinations mondiales pour la qualité du tourisme responsable qui s’y pratique, selon Le Parisien.Ce classement met en lumière des années de travail de sensibilisation, d’accompagnement, de valorisation et de structuration d’un réseau d’opérateurs impliqués dans l’écotourisme.

Le Mercantour est un parc national au cœur d’un environnement exceptionnel… Proche de la frontière du Piémont italien, le massif du Mercantour est le dernier promontoire de l’arc alpin au sud, avant de plonger dans la méditerranée. Du haut de ses 3 143 m d’altitude, le Gélas est le plus haut sommet du Mercantour, à 50 km seulement du bord de mer à vol d’oiseau ! On peut y découvrir une grande variété de paysages, de plantes et d’animaux qu’on ne rencontre nulle part ailleurs.

Un territoire sur six vallées

D’une longueur de 150 km, le territoire s’étend sur six vallées dans les Alpes du Sud et couvre deux départements : les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence. Le Massif cristallin du Mercantour offre au fil de ses vallées des parfums de Méditerranée, de Provence, d’Alpes et d’Italie. Verdon, Var-Cians, Ubaye, Tinée, Vésubie et Roya-Bévéra : chacune de ces vallées affirme un caractère bien marqué !

Les vallées des Merveilles et de Fontanalbe

Un monument historique dans le Parc national : 36 000 gravures à l’air libre. Datées de l’âge du cuivre et du début de l’âge du bronze (de 3200 à 1700 av. J-C.), elles constituent un patrimoine archéologique exceptionnel. Corniformes, armes et outils, figures géométriques, autant de gravures des scènes de la vie pastorale. Au pied de la montagne sacrée du Bego, des anthropomorphes renvoient aux représentations humaines mais aussi aux divinités comme « le sorcier ».

Ces empreintes archéologiques s’étendent en altitude de 1 900 à 2 700 m environ sur une surface totale de 17 kilomètres carrés, elles sont réparties sur 4 000 roches gravées. Ce lieu a été classé monument historique en 1989.

Les Alpes italiennes

Aucune frontière physique ne sépare Le Mercantour du Parc Alpi-Marittime. Ensemble, ils forment une entité écologique unique : on parle de montagnes sans frontière. Pendant des siècles, ils ont entretenu des liens économiques et culturels traditionnels. Ensemble, ils forment un espace protégé de plus de 100 000 hectares à cheval sur les Alpes et une frontière commune de 35 kilomètres.

La réserve de chasse des rois d’Italie

Ce parc faisait autrefois partie de la réserve de chasse des rois d´Italie. L´aire protégée italienne est répartie entre les vallées Gesso, Stura et Vermenagna et elle possède un territoire profondément modelé par l´ancienne action des glaciers. Vu la faible perméabilité de son substrat géologique, on y trouve plein de torrents, de cascades et de lacs. Dans ce décor, se détache le Mont Argentera, le toit des Alpes Maritimes culminant à 3 297 mètres.

Plus de 2 600 espèces de fleurs

C’est aussi un patrimoine floral exceptionnel constitué de plus de 2 600 espèces différentes, dont une grande partie est répertoriée auprès du jardin botanique Valderia situé aux Thermes de Valdieri.

Une faune exceptionnelle

La faune y est très présente : de nombreux mammifères comme des marmottes, des lièvres, des hermines, des fouines et des martres vivent dans ces lieux. Les chamois y sont très nombreux, mais il existe aussi d’autres espèces d’ongulés (bouquetins, chevreuils, sangliers et mouflons). La faune ornithologique comprend toutes les espèces typiques de l´arc alpin occidental ainsi que de nombreux oiseaux migrateurs.

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