Les régions en route pour la manifestation nationale contre la PMA sans père et la GPA

Par Epoch Times avec AFP
6 octobre 2019 Mis à jour: 6 octobre 2019

Sept ans après les mobilisations monstre contre le mariage pour tous, les opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes défilent dimanche à Paris, demandant au gouvernement de renoncer à cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Les organisateurs, réunis au sein d’un collectif d’une vingtaine d’associations dont la Manif pour tous, ont donné rendez-vous à 13H00 près du Sénat, où une commission spéciale doit se pencher à partir du 15 octobre sur le projet de loi bioéthique.

Le cortège, qui doit suivre un court trajet jusqu’à la Tour Montparnasse, sera-t-il aussi fourni que lors des manifestations contre la loi Taubira en 2012-2013, qui avaient vu jusqu’à 340.000 personnes dans les rues selon la police – jusqu’à 1,4 million selon les organisateurs ?

« Le déroulement et l’ambiance de la manifestation sont aussi importants que son ampleur », selon la présidente de la Manif pour tous Ludovine de la Rochère.

Son mouvement est rejoint au sein du collectif par les Associations familiales catholiques (AFC) et Alliance Vita. Plus de trois millions de tracts ont été distribués, des affiches ont aussi annoncé la manifestation depuis des semaines, deux TGV spéciaux ont été affrétés et plus d’une centaine de cars complets sont prévus depuis toute la France.

« Ce ne sera pas ridicule. Ce sera sans doute comparable aux chiffres de la première manifestation de 2012, autour de 100.000 personnes », pronostique Pascale Morinière, présidente des AFC.

Les opposants à la PMA tentent aussi de tirer profit du vote jeudi à l’Assemblée nationale d’un amendement automatisant la reconnaissance en France de la filiation sous forme d’adoption, entre un parent d’intention et un enfant conçu par GPA à l’étranger.

Le gouvernement, opposé à cet amendement, a aussitôt demandé une seconde délibération.

La Conférence des évêques a sans surprise adopté une position médiane et n’a pas donné pas la consigne aux catholiques de se rendre à la manifestation, tout en estimant par la voix de son président Eric de Moulins-Beaufort qu’il était de leur « devoir » de le faire « s’ils pensent que c’est un moyen utile pour se faire entendre ».

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