Les démocrates sont le parti du racisme

Par Roger L. Simon
25 mai 2020
Mis à jour: 25 mai 2020

En tant qu’Américains, nous avions l’habitude de l’appeler « politique d’identité », mais, au milieu des innombrables « démasquages » de ces derniers jours, les démocrates ont rendu ce terme trop poli et se sont démasqués pour ce qu’ils sont vraiment : des racistes.

Vendredi, l’ancien vice-président Joe Biden, candidat présumé à la présidence, a déclaré à l’animateur de radio afro-américain Charlemagne tha God sur The Breakfast Club : « Si vous avez du mal à savoir si vous êtes pour moi ou pour M. Trump, alors vous n’êtes pas Africain. »

Il n’y a rien de plus raciste que cela, et à de multiples égards : tant sur le langage pseudo-éboniste qu’en ce qui a trait à l’insinuation que les Afro-Américains ne peuvent pas lire les chiffres du chômage, en passant par le fait de dire à des gens aussi distingués que Larry Elder, Jason Riley, Star Parker, le sénateur Tim Scott, et les docteurs Shelby Steele et Thomas Sowell, pour n’en citer que quelques-uns, qu’ils ne sont pas d’origine caribéenne ou africaine.

Mais je n’ai pas été surpris. Ayant passé beaucoup de temps des deux côtés de l’équation politique, j’ai conclu il y a longtemps que les accusations de racisme des démocrates envers les républicains étaient une projection à 90 % et un mensonge à 10 %.

Comparez les personnes mentionnées ci-dessus avec Al Sharpton, Jesse Jackson et Maxine Waters. Lesquels sont les racistes ? Lesquels dépendent de la race, uniquement de la race, et plus précisément de la division raciale, pour leur gloire et leur fortune ?

Comment en est-on arrivé là ?

Vers 2003, j’ai vécu un de ces moments « aha ! » qui m’a permis de comprendre comment tout cela s’était passé.

Un homme nommé Michael Berman m’a envoyé un e-mail sorti de nulle part pour me demander s’il pouvait m’emmener déjeuner. Je n’ai pas reconnu le nom et j’ai naturellement hésité jusqu’à ce que je découvre qu’il était le frère d’Howard Berman, qui fut pendant de nombreuses années le puissant membre du Congrès de la vallée de San Fernando à Los Angeles.

Bien sûr, Howard était un démocrate. Que me voulait Michael ?

Il s’est avéré que c’était un pro de la politique, je l’ai appris en déjeunant avec lui dans un restaurant sur le Sunset Strip. Il avait un curriculum vitae impressionnant, ayant guidé des campagnes pour des personnalités comme le sénateur John Tunney et le gouverneur Jerry Brown, sans parler de son frère.

« Vous avez donc effectué votre virage politique à cause du 11 septembre », m’a-t-il dit. Il avait manifestement lu mon blog, qui à l’époque était en quelque sorte un espace de rencontre réservé aux personnes qui passaient de la gauche à la droite.

J’ai fait un signe de tête, même si c’était plus compliqué.

« Je vous ai battu de dix ans », a-t-il répondu.

Attendez. Quoi ? Ce grand pro de la politique avait des vues opposées à celles des politiciens pour lesquels il travaillait ?

J’ai dit : « Je pensais que vous… »

« C’est mon affaire », a-t-il dit. « Ce n’est pas ce que je pense. »

Pas étonnant qu’il eût voulu déjeuner. Il était, je m’en suis soudain rendu compte, comme un pécheur en quête d’expiation – ou quelque chose comme ça.

« Qu’est-ce qui vous a fait changer ? » ai-je demandé.

« Ce que le Parti démocrate a fait aux Afro-Américains », a-t-il déclaré catégoriquement.

Stupéfait, je l’ai regardé fixement à travers l’étendue de Los Angeles. Nous étions assis dans un restaurant en plein air sur le Sunset Strip, parce que M. Berman était un fumeur invétéré.

Par-dessus son épaule, je pouvais voir l’étendue infinie de South Central LA, le ghetto en grande partie afro-américain de la ville qui comprenait les célèbres Compton et Watts, des quartiers qui ne semblaient jamais s’améliorer, peu importe le nombre de promesses faites par les politiciens libéraux.

« Ce que le Parti démocratique a fait aux Afro-Américains », il avait bien cerné le problème, en effet. Des années d’exploitation ont défilé devant mes yeux, de Lyndon B. Johnson, 36e président des États-Unis, qui utilisait le mot « N » (N comme « Nigger » en anglais, ‘Nègre’ en français) pour se vanter du fait que les Afro-Américains resteraient démocrates à tout jamais après sa « Grande Société », en passant par de nombreuses propositions et promesses soi-disant progressistes, mais qui étaient en réalité séparatistes, voire destructrices.

La famille afro-américaine, telle que nous la connaissions, a souligné M. Berman, se désintégrait sous nos yeux en raison des programmes d’aide sociale qui, malgré de bonnes intentions (ou l’étaient-elles ?), étaient plus addictifs qu’édifiants.

En tant qu’ancien travailleur des droits civils, c’était un repas difficile à digérer. Mais une fois que je l’ai fait, il m’est apparu clairement que la plupart des membres du Parti démocrate avaient abjuré l’objectif de Martin Luther King de créer une société sans couleur et avaient ce que j’ai appelé une « Nostalgie du racisme » dans mon livre publié en 2016 sur le narcissisme moral.

Lâcher prise sur la division raciale était une tâche trop difficile, car elle signifiait lâcher prise sur ce qui définissait trop souvent leur sentiment d’identité, aussi réactionnaire soit-il. Le fait de ne pas lâcher prise a également donné lieu à des remarques stupides comme celle que nous venons d’entendre de la part de M. Biden. (Le candidat s’est déjà excusé d’avoir été trop « cavalier »).

Mais c’était pire que cela. Cette « Nostalgie du racisme » a servi à la fois à créer et à préserver le racisme dans une société qui, jusqu’à récemment, s’en libérait. Et tant que le Parti démocrate ne comprendra pas et n’abandonnera pas ce qu’il fait – ce qui est très improbable à court terme – cela va continuer.

Les démocrates sont le parti du racisme. Ils l’adorent. Ils ne peuvent pas vivre sans.

Roger L. Simon est l’analyste politique principal du journal Epoch Times. Son livre « I Know Best : For Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already (je connais le meilleur : car le narcissisme moral est en train de détruire notre République, si ce n’est déjà fait ») a été publié par Encounter en 2016. Rush Limbaugh en a parlé dans son émission de radio syndiquée au début de ce mois.

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