Les États-Unis vont imposer des restrictions de visa au personnel de Huawei et des entreprises technologiques chinoises qui contribuent aux violations des droits de l’homme

Par Cathy He
17 juillet 2020
Mis à jour: 18 juillet 2020

Les États-Unis vont imposer des restrictions en matière de visas aux employés de la société chinoise Huawei et d’autres sociétés technologiques chinoises qui contribuent aux violations des droits de l’homme dans le monde entier, a annoncé le département d’État le 15 juillet.

Cette décision, qui pourrait empêcher ces personnes d’entrer aux États-Unis, fait partie de la réponse de l’administration Trump aux violations des droits de l’homme commises par le Parti communiste chinois (PCC). Elle est intervenue le lendemain de la signature par le président Donald Trump d’un projet de loi visant à sanctionner les fonctionnaires et les entités chinoises impliqués dans la répression des libertés à Hong Kong.

Les États-Unis ont également sanctionné plusieurs responsables du PCC la semaine dernière pour leur rôle dans la répression des musulmans ouïghours dans la région occidentale du Xinjiang.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré lors d’un point de presse que les restrictions s’appliqueraient à « certains employés » des entreprises chinoises qui « fournissent un soutien matériel aux régimes qui se livrent à des violations et à des abus des droits de l’homme dans le monde ».

Huawei et d’autres entreprises technologiques chinoises font l’objet d’une surveillance croissante aux États-Unis et ailleurs en raison des risques qu’elles représentent pour la sécurité nationale et du rôle de soutien qu’elles jouent dans les violations des droits de l’homme de la part du PCC.

DROITS DE L’HOMME : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Le Département a pointé du doigt Huawei, disant que la compagnie est « un bras de surveillance de l’État du PCC qui censure les dissidents politiques et permet des camps d’internement de masse dans le Xinjiang ».

Un rapport publié en novembre par un groupe de réflexion australien a révélé que Huawei et Bytedance, la société mère de l’application vidéo TikTok, facilitent la répression du régime contre les musulmans ouïghours du Xinjiang en fournissant des technologies de surveillance et d’autres services aux agences de sécurité.

« Certains employés de Huawei apportent un soutien matériel au régime du PCC qui commet des violations des droits de l’homme », a déclaré le Département dans un communiqué.

Les restrictions sont appliquées en vertu de la loi sur l’immigration et la nationalité, qui permet au secrétaire d’État américain de refuser l’entrée aux personnes qui « pourraient avoir des conséquences négatives graves sur la politique étrangère des États-Unis ».

Le Département n’a pas précisé quels employés, ni quelles autres entreprises seraient concernés ; il n’a pas répondu immédiatement aux questions d’Epoch Times concernant cette mesure. Huawei n’a pas non plus répondu immédiatement à une demande de commentaires.

L’année dernière, l’administration a mis Huawei et ses filiales sur une liste noire pour des raisons de sécurité nationale, et a récemment décidé de limiter sa possibilité d’acheter des puces mondiales.

Pendant ce temps, la campagne de Washington pour convaincre ses alliés d’exclure l’entreprise de leurs déploiements 5G semble gagner du terrain, le Royaume-Uni étant le dernier pays en date à exclure Huawei de son infrastructure 5G.

M. Pompeo a également déclaré la semaine dernière que l’administration envisageait d’interdire les applications chinoises de médias sociaux, dont TikTok. Les législateurs américains ont également soulevé des préoccupations de sécurité concernant le traitement des données des utilisateurs par TikTok, en citant les lois chinoises qui exigent que les entreprises nationales « soutiennent et coopèrent avec le travail de renseignement contrôlé par le Parti communiste chinois ».

« Les entreprises de télécommunications du monde entier devraient se considérer comme étant prévenues : si elles font des affaires avec Huawei, elles font des affaires avec les auteurs de violations des droits de l’homme », a déclaré le département d’État.

Depuis octobre dernier, le département du Commerce a placé 36 bureaux et entreprises de sécurité publique chinois – dont certaines parmi les meilleures start-ups d’intelligence artificielle et la société de vidéosurveillance Hikvision – sur sa « liste d’entités » pour leur rôle dans la répression et la surveillance des musulmans ouïgours au Xinjiang.

Cette désignation interdit aux entreprises américaines de faire des affaires avec ces sociétés, à moins qu’elles n’obtiennent une autorisation spéciale du Département.

* Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie Covid-19, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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