Les parlementaires du Royaume-Uni présentent l’amendement « Squid Game » pour limiter le prélèvement forcé d’organes en Chine

Par Alexander Zhang
25 novembre 2021
Mis à jour: 25 novembre 2021

Un groupe de parlementaires britanniques vient de proposer une modification de la loi afin de réprimer le sinistre commerce d’organes humains prélevés par le régime chinois sur des prisonniers d’opinion.

L’amendement proposé au projet de loi sur la santé et les soins a été baptisé « Squid Game », en référence à la série à succès de Netflix qui comporte des scènes graphiques de prélèvement d’organes.

L’amendement ne nomme aucun pays en particulier, mais les parlementaires ont clairement indiqué que l’objectif était de mettre un frein au prélèvement forcé d’organes en Chine.

S’il est adopté, l’amendement, qui a reçu le soutien de députés de tous bords politiques, interdira aux citoyens britanniques de payer pour recevoir une greffe à l’étranger ou de recevoir une greffe sans le consentement explicite du donneur.

En juin 2019, le China Tribunal, une tribunal international indépendant à Londres, en Angleterre, a conclu que les organes des prisonniers d’opinion sont prélevés de force à grande échelle, parfois alors qu’ils sont encore en vie. Les organes sont utilisés pour servir le commerce de transplantation en pleine expansion, qui génère environ 1 milliard de dollars par an. Leur rapport indique que « les pratiquants de Falun Gong ont été l’une, voire la principale source d’approvisionnement en organes ».

En juin de cette année, des experts du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont publié une déclaration indiquant qu’ils étaient « extrêmement alarmés » par les rapports faisant état de prétendus « prélèvements forcés d’organes » perpétrés par le PCC, visant des minorités, « notamment des pratiquants de Falun Gong, des Ouïgours, des Tibétains, des musulmans et des chrétiens ».

Marie Rimmer, une députée travailliste qui a proposé l’amendement « Squid Game », déclare : « Le prélèvement forcé d’organes qui a lieu en Chine est l’un des pires crimes contre l’humanité du 21e siècle. Les citoyens britanniques ne doivent en aucun cas le financer. »

« Cet amendement ne mettra pas fin à ce commerce dans son intégralité, mais il montrera que la Grande-Bretagne fait son travail pour y mettre fin et que nous sommes du bon côté de l’histoire », fait-elle valoir.

L’amendement modifiera également la législation afin que les cadavres importés nécessitent le même consentement que ceux des personnes décédées au Royaume-Uni.

Mme Rimmer a déclaré à NTD, média partenaire d’Epoch Times, que des corps plastinés de prisonniers chinois avaient été exhibés dans des expositions à Birmingham et à Londres sans qu’aucun consentement n’ait été donné.

« Ce n’est pas acceptable », selon elle. « C’est tout simplement horrible que cela se produise. Nous sommes responsables des autres êtres humains, du caractère sacré de leur corps et du fait qu’ils puissent reposer en paix. »

Elle a déclaré à NTD que l’amendement a été signé par des parlementaires de tous les partis politiques à la Chambre des communes.

Le Parlement doit débattre et voter sur cet amendement mardi.


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