Les masques n’ont pas d’effet significatif contre le virus du PCC, selon une étude

Par Meiling Lee
22 novembre 2020
Mis à jour: 22 novembre 2020

Une étude récente sur le port du masque chirurgical n’a révélé aucune différence significative entre les personnes qui portent un masque et celles qui n’en portent pas, quant aux infections par le virus du PCC. Mais l’étude n’aura probablement pas d’impact sur le port du masque, car de nombreux endroits imposent un confinement et un port obligatoire du masque à cause de l’augmentation du nombre de cas.

L’étude, qui a été réalisée au Danemark et publiée dans Annals of Internal Medicine, a porté sur plus de 6 000 participants qui ont passé plus de trois heures en dehors de leur domicile. Ils ont été divisés en deux groupes et observés pendant une période d’un mois, d’avril à mai ou de mai à juin, où la moitié des personnes de chaque groupe ont reçu 50 masques chirurgicaux jetables à trois couches et des instructions sur la façon de les porter correctement.

Au moment de l’étude, des mesures préventives comme la distanciation sociale et l’hygiène des mains ont été pratiquées, mais le port du masque n’a pas été imposé par le gouvernement danois en dehors du cadre hospitalier.

Les participants ont été testés pour le virus du PCC à la fin du mois et le groupe masqué a été comparé à ceux du groupe non masqué.

Les chercheurs ont constaté que le port d’un « masque chirurgical en dehors de la maison, entre autres, ne réduisait pas, selon les niveaux conventionnels de signification statistique, l’incidence de l’infection par le SRAS-CoV-2 par rapport à l’absence du masque ».

Quarante-deux participants (1,8 %) du groupe portant un masque ont contracté le Covid-19, et 53 (2,1 %) du groupe test ont contracté la maladie.

SARS-CoV-2 est une autre dénomination du virus du PCC (virus du Parti communiste chinois) qui provoque la maladie Covid-19.

Il s’agit du premier essai contrôlé et aléatoire visant à déterminer si les masques protègent le porteur contre l’infection par le virus du PCC dans une communauté. Ses conclusions sont contraires à celles des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), qui ont annoncé le 10 novembre que « l’avantage du masque en matière de prévention vient de la combinaison du contrôle des sources et de la protection personnelle du porteur du masque ».

Avant la dernière mise à jour, les CDC avaient déclaré que le port d’un masque protégeait les personnes se trouvant autour du porteur, mais non la personne portant le masque.

Une enfant porte un masque alors qu’elle fait contrôler sa température à l’entrée des tours d’Alton, à Alton, en Angleterre, le 4 juillet 2020. (Christopher Furlong/Getty Images)

Manque de données en faveur du port du masque

Selon le Dr Lee Merritt, chirurgienne orthopédiste et membre de l’association américaine des médecins de première ligne, cette étude danoise ne parvient pas à déterminer si les masques atténuent la propagation du virus du PCC, car elle « souffre de plusieurs défauts qu’ils admettent eux-mêmes : résultats non concluants, données manquantes, adhésion variable, résultats des tests à domicile effectués par les patients, absence de tests en aveugle et aucune évaluation de la capacité des masques à réduire la transmission de la maladie des porteurs aux autres ».

Elle a déclaré qu’il n’y a actuellement aucune étude vérifiée qui montre que le port du masque réduit la transmission des « infections par des virus de petite taille », bien qu’il y ait eu « un certain nombre d’articles qui ont été publiés pour tenter de justifier le port du masque contre le virus SRAS-CoV-2, mais aucun ne présente des données objectives qui pourraient justifier cette pratique ».

Il existe cependant des études randomisées et contrôlées sur la grippe ou les maladies apparentées à la grippe qui ont montré que les masques n’ont que peu ou pas d’effet sur le fait qu’une personne contracte ou non cette maladie.

Les conclusions de l’étude danoise étaient « comparables aux conclusions d’une analyse portant sur des essais contrôlés et aléatoires sur l’efficacité des masques faciaux pour la prévention (en tant qu’équipement de protection individuelle) contre le virus de la grippe ».

Cette étude sur les masques contre la grippe a été publiée au mois de mai dans le journal sur les maladies infectieuses émergentes publié par le Centre de contrôle des maladies (CDC). Les chercheurs ont procédé à des essais réalisés de manière aléatoire et contrôlée sur la transmission de la grippe et le port des masques, et ont conclu qu’ils « n’ont pas trouvé de preuves démontrant que les masques de type chirurgical soient efficaces pour réduire la transmission de la grippe avérée en laboratoire, que ce soit lorsqu’ils sont portés par des personnes infectées (contrôle des sources) ou par des personnes de la communauté en général pour réduire leur vulnérabilité ».

Les partisans du port des masques soutiennent que les études sur les masques et la grippe ne devraient pas être appliquées au Covid-19, car le virus du PCC est différent du virus de la grippe et les essais n’ont pas été réalisés pendant la pandémie.

Mais Mme Merritt a déclaré que la grippe est « une maladie similaire en termes de taille du virus et de caractéristiques de transmission ».

En 1919, après la grippe espagnole, le chirurgien général de la marine américaine a écrit dans un rapport annuel : « Le port du masque facial par les personnes en bonne santé a été rendu obligatoire dans plusieurs stations et à bord de quelques navires. Dans l’ensemble, cette mesure n’était pas praticable et l’utilisation des masques n’a pas apporté grand-chose de bon, voire rien du tout. Les yeux n’étaient pas protégés. Les masques se salissaient rapidement et nécessitaient de fréquents ajustements par les doigts. »

Il poursuit : « Aucune preuve n’a été présentée qui justifierait d’obliger des personnes à porter un masque pendant une épidémie. Le masque est conçu uniquement pour offrir une protection contre une pulvérisation directe de la bouche d’un porteur de micro-organismes pathogènes. »

À cette époque, les masques n’étaient recommandés qu’aux visiteurs et à ceux qui « examinaient ou servaient les malades » à l’hôpital. Et alors que les masques étaient constamment portés dans les hôpitaux, le chirurgien général a déclaré : « Le taux de mortalité était néanmoins très élevé parmi les personnes qui soignaient les malades. »

En outre, ceux qui portaient un masque présentaient un taux d’incidence de la grippe légèrement plus élevé que ceux qui ne portaient pas de masque lorsqu’ils soignaient les malades pendant l’épidémie.

« À la station d’entraînement naval des États-Unis, dans la région des Grands Lacs, 96 des 674 membres du corps hospitalier et volontaires d’autres grades qui étaient de service pour soigner les malades pendant l’épidémie portaient des masques à gaze. Les autres n’en portaient pas. Parmi ces derniers, 7,9 % ont développé la grippe, tandis que 8,3 % de ceux qui portaient des masques ont contracté la maladie. »

Des travailleurs affichent un panneau lors de la rave organisée par Montage Mountain à Scranton, en Pennsylvanie, le 23 octobre 2020. (Kena Betancur/AFP via Getty Images)

Mission du masque

Bien que le port du masque soit déjà obligatoire dans de nombreux États américains, le nombre de cas par jour continue d’augmenter alors que le pays s’apprête à entrer dans la saison des grippes. Aujourd’hui, certains États étendent le port du masque et imposent de nouvelles mesures de confinement, ce que les CDC ne recommandent pas s’il existe déjà une politique du port de masque en vigueur.

Selon les CDC, « l’adoption de mesures universelles exigeant le port du masque peut permettre d’éviter de futurs confinements, surtout si elles sont combinées à d’autres interventions non pharmaceutiques telles que la distanciation sociale, une hygiène des mains et une ventilation adéquate ».

En Pennsylvanie, le secrétaire à la Santé a émis une ordonnance plus stricte sur le port du masque (pdf) qui a débuté le 18 novembre et durera jusqu’au moment où certains critères seront remplis. Le ministère de la Santé de Pennsylvanie n’a pas répondu à une demande de commentaires sur les critères.

Les Pennsylvaniens sont tenus de porter un masque, qu’ils soient à l’intérieur de leur propre maison lorsqu’ils ont des invités chez eux ou à l’extérieur lorsqu’ils ne peuvent pas garder une distance suffisante. Des avertissements et des sanctions sont donnés si le masque n’est pas porté, selon l’ordonnance.

Dans le New Hampshire, le gouverneur Chris Sununu a annoncé vendredi pour la première fois une obligation du port du masque dans tout l’État, après avoir déclaré le 9 novembre qu’il ne le ferait pas, en réponse à la demande de rendre le port du masque obligatoire que Joe Biden a adressée aux gouverneurs.

Toute personne âgée de plus de 5 ans doit désormais porter un masque lorsqu’elle se trouve dans un lieu public et qu’elle n’est pas en mesure de maintenir une distance de deux mètres entre elle et son entourage, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. L’ordonnance (pdf) est entrée en vigueur vendredi et prendra fin le 15 janvier.

Le New Hampshire était l’un des 16 États ne disposant pas de mandat relatif au port du masque à l’échelle de l’État, selon Patch.

Le Dakota du Nord a également annoncé pour la première fois une ordonnance sur le port du masque (pdf) et d’autres mesures destinées à freiner la propagation du Covid-19.

Et en Californie, le gouverneur Gavin Newsom a élargi son ordonnance sur le port du masque le 16 novembre, obligeant les Californiens à porter un masque chaque fois qu’ils se trouvent en dehors de leur domicile, sauf si certains critères sont remplis.

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