Les médias qui « annoncent » le résultat des élections dans une démocratie pratiquent une forme de fascisme post-moderne

Par Roger L. Simon
9 novembre 2020
Mis à jour: 10 novembre 2020

Passée plus ou moins inaperçue depuis des décennies, l’habitude qu’ont les médias d’« annoncer » le résultat des élections – présidentielles ou autres – ne déroge pas seulement du processus démocratique, mais elle est devenue un facteur déterminant dans une nouvelle forme de fascisme post-moderne dans laquelle nous vivons apparemment.

Samedi matin à 11 h 45, alors que le président américain Donald Trump était parti jouer au golf, CNN, NBC, ABC, CBS, l’AP et USA Today, pratiquement à l’unisson comme s’ils avaient agi à partir d’un signal préalablement fixé, ont tous annoncé la victoire de Joe Biden, et Fox News les a rejoints dix minutes plus tard.

C’était comme si les journaux russes Pravda, et Izvestia travaillaient ensemble à réaliser ce qu’ils assuraient au public soviétique être pour leur propre bien.

Quelques instants plus tard, les klaxons ont retenti avec force et les gens ont dansé dans les rues, de Los Angeles à New York.

Après tout, le sorcier était mort. Qui est ce vieux sorcier ? Le sorcier orange ! Ding-dong, le méchant sorcier était mort !

Joe Biden était devenu notre 46e président parce que tous les médias l’avaient déclaré.

Bien sûr, c’était un non-sens. L’élection est toujours en cours, toujours indécise, et va connaître plusieurs semaines de contestations judiciaires, et beaucoup de ces contestations sont justifiées.

Ce qui s’est passé à 11 h 45 est essentiellement une opération psychologique menée par les médias, destinée à décourager et à faire taire les quelque soixante et onze millions de personnes qui ont voté pour Donald Trump et à mobiliser les soixante-dix millions restants, s’ils existent, qui ont voté pour Joe Biden.

La vérité est que, dans une démocratie et/ou une république démocratique…

Aucun média n’a le droit de « d’annoncer les résultats » d’une élection. Point final.

Voilà un grand mensonge réglé avec précision.

La détermination des résultats d’une élection est un privilège qui appartient exclusivement aux électeurs et qui est régi par les règles du système constitutionnel dans lequel les Américains vivent.

Les déclarations de l’AP ou de la Fox n’ont rien à voir avec cela !

L’annonce du résultat des élections par les médias s’apparente aux sondages extravagants dont nous avons été témoins pendant des mois et qui ont également fonctionné comme des opérations psychologiques destinées à décourager les électeurs et à diminuer les contributions financières au candidat républicain.

Le fait que la soi-disant plus conservatrice Fox News ait participé se voit clairement par ses sondages extrêmement inexacts effectués en 2016 et en 2020, mais aussi par son « annonce » de la victoire de Joe Biden en Arizona, qui ressemble presque à un jeu de pile ou face à présent, en début de soirée électorale, tout en refusant de reconnaître la victoire de Donald Trump en Floride, une partie de plaisir dont le président se serait délecté en entendant une telle annonce si elle avait été faite.

Que les personnes qui ont réalisé le sondage insidieux de la Fox soient les mêmes que celles qui ont énoncé les gagnants des États à partir de leur « salle de décision » n’est qu’un autre exemple de la corruption incestueuse qui caractérise ce fascisme post-moderne.

Mais aussi puissantes soient-elles, ces chaînes ne sont que de petits joueurs dans notre nouveau monde, les subalternes qui font les annonces pour leurs véritables maîtres aux commandes de la big tech et qui prennent les décisions finales.

Cela se produit de manière spectaculaire dans la période post-électorale où la censure des médias sociaux et, plus important encore, celle des moteurs de recherche, a atteint des niveaux inédits.

Il ne s’agit pas seulement de bloquer les mots clés. Beaucoup d’accusations graves ne sont pas autorisées à faire surface de quelque manière que ce soit et sont immédiatement rejetées et « discréditées » par des soi-disant « vérifications de faits », un signe certain que nos maîtres numériques s’inquiètent de leur validité. (S’ils n’étaient pas inquiets, pourquoi prendraient-ils la peine de s’en mêler ?)

L’une des accusations les plus significatives, et dont les conséquences sont en effet effrayantes, est celle selon laquelle des logiciels de la CIA (Hammer et Scorecard – dont le lien a été bloqué par Facebook) ont été utilisés pour assurer l’élection de Joe Biden.

À première vue, cela semble fou et je n’ai aucune idée de la validité de ces soupçons, mais je sais qu’ils méritent une investigation. D’étranges problèmes informatiques ont été signalés dans le Michigan et ailleurs. De nombreux votes avaient en fait été attribués à Donald Trump et ainsi, le candidat républicain qu’on croyait destiné à perdre avait en fait gagné. Mais soudain, de gros paquets de votes, presque tous en faveur de Joe Biden, sont apparus comme par magie au milieu de la nuit.

En outre, l’énorme écart entre ceux qui ont voté pour Joe Biden uniquement et ceux qui, comme c’est normalement le cas, ont voté à la fois pour Joe Biden et pour les candidats au scrutin inférieur du même Parti, est sans précédent. Est-ce le fruit du hasard ou d’un acte délibéré ? Après avoir vécu des années de mensonges autour l’enquête sur la Russie, rien, hélas, ne me surprendrait. Devrais-je m’inquiéter ?

Oh, non, puisque CNN, NBC, ABC, CBS, l’AP, USA Today, The New York Times, Washington Post, Los Angeles Times et Fox News (à l’exception de Tucker, Sean, Laura, Lou, Jesse, Greg, la juge Jeanine et quelques autres – pourquoi sont-ils encore là ?)… disent que tout va bien dans le monde. Joe Biden est notre président. Il n’y a rien de spécial à voir ici.

Comme les supporters cubains de Donald Trump dans le comté de Miami-Dade en Floride le diraient : « Vamos a ver. » (Nous verrons.)

Ou pour tourmenter El Ché : « Hasta la victoria siempre ! » (« Je suis toujours prêt pour la victoire ! »)

Enfin, quand je parle de fascisme post-moderne, pour être clair, je veux parler de ce qui ressemble le plus à la version de Xi Jinping du « socialisme à caractéristiques chinoises« .

Bien que sa photo soit affichée sur un million de murs, Karl Marx ne la reconnaîtrait pas. La classe ouvrière n’est rien d’autre que de la chair à canon pour iPhone.

C’est plutôt une forme de fascisme numérique où la prospérité et une vie à moitié décente n’appartiennent qu’à ceux qui jouent le jeu en appuyant sur les boutons nécessaires. La liberté, selon Kris Kristofferson, ne signifie pas « il n’y a plus rien à perdre ». La liberté, ça n’existe tout simplement pas.

Voilà où l’administration Biden-Harris nous mènerait.

Dans les années soixante, je me serais exprimé sous ces termes : « Bon sang, non ! Je n’y vais pas ! » (En anglais : « Hell no ! I won’t go ! »)

Roger L. Simon est un romancier primé, scénariste nominé aux Oscars, cofondateur de PJMedia et maintenant chroniqueur pour Epoch Times. Ses livres les plus récents sont The GOAT (la chèvre) et I Know Best : How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already (je peux faire mieux que quiconque : comment le narcissisme moral est en train de détruire notre République, si ce n’est déjà fait).

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