Les mesures de confinement extrêmes se poursuivent dans des points chauds épidémiques en Chine

Par Alex Wu
15 février 2021
Mis à jour: 15 février 2021

Le niveau de risque de la ville de Nangong, l’un des points chauds de l’épidémie dans la province chinoise du Hebei, a été abaissé le 8 février. Toutefois, les mesures de confinement extrémistes sont maintenues en place et les habitants ont du mal à leur faire face.

Epoch Times a appris par des habitants de Nangong que tous les ménages ont été mis sous quarantaine, et que le dernier avis du gouvernement indique que les mesures se poursuivront jusqu’à la fin du mois. Cela signifie que les résidents ont passé le Nouvel An chinois, qui commençait le 12 février, confinés à la maison.

Un test Covid-19 de masse a été effectué dans toute la ville le 6 février, ce qui est le 10e test d’acide nucléique que tous les résidents de Nangong ont effectué, selon les médias chinois.

Une famille avec un nouveau-né se démène lors du confinement

Le père d’un nouveau-né à Nangong a partagé avec Epoch Times sur l’épreuve que sa famille a vécue, sous les verrous, au cours du mois dernier.

Après l’isolement total de la ville le mois dernier, la femme de Chen Yu (alias) a débuté le travail d’accouchement. « À la fin du mois de janvier, Nangong était une zone à haut risque. Les hôpitaux de la ville étaient fermés, à l’exception du Centre de santé pour les femmes et les enfants et de l’Hôpital de médecine traditionnelle chinoise. Cependant, le centre de santé n’a pas voulu admettre ma femme parce qu’il y avait un cas suspect dans notre région, bien que je leur aie dit que ma femme était sur le point d’accoucher ! »

Chen a déclaré qu’après avoir appelé de nombreux niveaux de gouvernement depuis la ligne téléphonique locale de la ville, comme la ville de Xingtai (Nantong est une ville au niveau du comté sous la juridiction de Xingtai), la ville de Shijiazhuang (capitale provinciale) et le gouvernement provincial de Hebei, sa femme a finalement été admise dans un hôpital et a donné naissance à l’enfant par césarienne.

Puis, lorsqu’ils sont rentrés de l’hôpital, il était difficile de se procurer du lait maternisé tout en étant confiné à la maison. Chen a déclaré : « Parce que ma femme ne produisait pas de lait maternel, nous avons dû appeler le fonctionnaire chargé de la fermeture de notre région et lui demander de nous aider à acheter du lait maternisé. Il n’a pas pu m’aider et il a dit que ‘l’aministration de la Ville n’a pas cet article sur elle et [qu’il ne] peut pas [leur] l’obtenir’. »

Le 5 février, le nouveau-né de Chen est tombé malade de la diarrhée. Il a déclaré : « J’ai essayé d’aller acheter des médicaments pour mon bébé, mais je n’ai pas eu le droit de le faire. Dès que je suis sorti, la police spéciale de Xingtai m’a attrapé. Je suis ensuite allé au bureau de la communauté pour obtenir une lettre officielle d’autorisation de sortie. Mais je n’ai pu sortir le bébé que du poste de contrôle de notre communauté et j’ai été arrêté par les autorités à un autre poste de contrôle. J’ai appelé les lignes d’assistance téléphonique du gouvernement pour obtenir de l’aide, mais cela n’a servi à rien. Finalement, j’ai dû faire une scène au poste de contrôle, et ils nous ont finalement laissés passer pour aller au Centre de santé pour femmes et enfants afin d’obtenir une ordonnance et des médicaments pour mon bébé. »

Chen a déclaré que sa femme est encore en convalescence et a besoin d’une alimentation nutritive, mais que la nourriture rationnée fournie par le gouvernement est de mauvaise qualité et très chère, « certains légumes sont pourris, les oignons sont déjà devenus noirs et une partie de la viande est gâtée ».

Capture d’écran d’une publication sur un réseau social, montrant des légumes rationnés fournis par le gouvernement de Nangong aux résidents. (Document fourni à Epoch Times par la personne interviewée)

Chen a dit que pour dire les choses crûment, le gouvernement est maintenant « paresseux » et ne prend « aucune mesure ». « Ils[les fonctionnaires chinois] ne se soucient que de garder leurs postes, et ne se soucient pas de la mort des gens. Ils ne se soucient pas de la façon dont les gens survivent. Leur slogan pour rejoindre le Parti [communiste] est ‘servir le peuple’, mais ils ne ‘servent pas le peuple’ du tout. Juridiquement parlant, ils ne peuvent pas le faire[imposer le confinement], en restreignant la liberté personnelle du peuple. »

Un employé du gouvernement enfermé à l’intérieur d’une cabine dans un hôpital mobile

M. Sun est un employé du gouvernement dans la ville de Nangong. Il a déclaré au journal Epoch Times qu’il était chargé de procéder à des tests d’acide nucléique sur les habitants de la communauté de Feifeng où des cas d’infection ont été signalés. Il a ensuite été envoyé dans une cabine, dans un hôpital mobile, pour y être mis en quarantaine le 1er février, bien qu’il n’ait pas été infecté ni n’ait eu de contact avec une personne ayant été testée positive pour le virus du Parti communiste chinois (PCC), communément appelé nouveau coronavirus.

À l’intérieur d’une chambre d’isolement dans un hôpital mobile équipé d’une série de cabines scellées de l’extérieur, à Nangong. (Fourni à Epoch Times par la personne interrogée)

Il s’est plaint que les toilettes, l’évier et le lit se trouvent dans une petite pièce sans aucune cloison. Il n’est pas permis de prendre un bain ou une douche. La porte de chaque chambre est fermée par un joint et il y a des gardes qui surveillent le joint. Seul le personnel enlève les scellés lors de la livraison des repas et les remet après la livraison.

Portes scellées à l’intérieur d’un hôpital de cabines mobiles à Nangong. (Fourni à Epoch Times par la personne interrogée)

M. Sun a révélé qu’il y a très peu de personnel dans l’hôpital mobile, mais qu’il y a plus de 2 600 chambres, toutes occupées. Les personnes qui y sont mises en quarantaine doivent passer un test d’acide nucléique tous les jours ou tous les deux jours, selon M. Sun.

Epoch Times a également obtenu une vidéo montrant le personnel travaillant à l’intérieur de l’hôpital mobile.

Début février, Epoch Times a obtenu exclusivement des documents internes du gouvernement de Hebei qui montrent que la ville de Nangong a commencé à mettre en place des mesures strictes de confinement le 16 janvier. Tous les résidents sont enfermés à l’intérieur de leurs communautés résidentielles, mis en quarantaine à la maison et ne sont pas autorisés à sortir. Tous les travailleurs essentiels doivent manger et rester dans leur unité de travail, et il leur est interdit de rentrer chez eux pendant la période de fermeture. Certaines personnes n’ont pas été autorisées à se rendre à l’hôpital pour y être traitées pour des maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiaques, les insuffisances rénales, et sont mortes chez elles.

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