Les pays luttant contre la pandémie refusent les fournitures médicales de mauvaise qualité fabriqués en Chine

Par Nicole Hao
28 avril 2020
Mis à jour: 28 avril 2020

L’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas sont les derniers pays à refuser les fournitures médicales fabriquées en Chine après que la qualité des produits a été jugée inférieure aux normes.

Les masques de protection sont l’un des principaux équipements de protection individuelle (EPI) dans les efforts visant à prévenir la propagation du virus du PCC* (virus du Parti communiste chinois), communément appelé nouveau coronavirus. Le personnel médical en a besoin pour se protéger lorsqu’il soigne des patients, tandis que les citoyens ordinaires doivent les porter lorsqu’ils sortent à l’extérieur.

La Chine est l’une des plus grandes bases de fabrication d’EPI et d’autres fournitures médicales au monde.

À la suite des rejets internationaux, le régime chinois a mené ses propres inspections sur les marchandises exportées et a confisqué 89 millions de masques non qualifiés.

« Rien que de la camelote »

« Onze millions de masques, tous de pacotille », a déclaré le ministre fédéral allemand des transports, Andreas Scheuer, le 24 avril, selon le quotidien allemand Der Spiegel.

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Le directeur d’une entreprise textile allemande qui a acheté des masques médicaux en Chine a déclaré que ses employés avaient vérifié les produits et constaté qu’ils étaient de mauvaise qualité.

La fonction de filtrage de certains masques ne fonctionnait pas correctement, tandis que d’autres avaient des cordons élastiques cassés.

Les 11 millions de masques étaient prévus pour un envoi en Allemagne le 13 avril, mais le directeur de l’entreprise a annulé la commande. L’entreprise a ensuite trouvé un autre fournisseur chinois pour acheter les masques.

Le 9 avril, le Brussels Times a révélé que la Belgique avait dû refuser trois millions de masques importés de Chine « parce qu’ils ne répondaient pas aux normes de qualité requises ».

« À première vue, il y avait des problèmes avec eux. Nous les avons fait tester. Le Service public fédéral de l’économie a confirmé que le fournisseur [chinois] n’avait pas été en mesure de fournir des certificats de test concluants, et que les masques étaient d’une qualité inacceptable après un test supplémentaire dans un laboratoire belge », selon le rapport cité par le ministre de belge de l’Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste, Philippe De Backer.

Les Pays-Bas ont également fait retirer 600 000 masques défectueux des hôpitaux néerlandais à la fin du mois de mars. Ces masques faisaient partie d’un lot de 1,3 million de masques achetés et importés de Chine le 21 mars.

Les revendications chinoises

Le 26 avril, le régime chinois a abordé la question de la qualité des fournitures médicales exportées lors d’une conférence de presse à Pékin organisée par le Conseil d’État, un organisme semblable à un conseil des ministres.

Jin Hai, directeur du département général de l’Administration générale des douanes de Chine, a déclaré que la Chine avait exporté pour 55 milliards de yuans (7,15 milliards €) de fournitures médicales entre le 1er mars et le 25 avril.

Celles-ci comprenaient 21,1 milliards de masques faciaux, 109 millions de combinaisons de protection, 32,94 millions de lunettes de protection, 763 millions de paires de gants chirurgicaux, 110 000 appareils d’analyse et de contrôle des constantes physiopathologiques et 9,29 millions de thermomètres infrarouges.

En ce qui concerne les produits de mauvaise qualité, Li Xingqian, directeur du département du commerce extérieur au ministère chinois du Commerce, a affirmé que cela était dû au fait que les normes chinoises étaient différentes de celles des autres pays, ce qui entraînait le retour de certaines fournitures médicales exportées.

Li Xingqian a admis que certains exportateurs chinois exportaient des masques non médicaux en tant que masques médicaux, tandis que certains fabricants chinois vendaient leurs produits à « un prix anormal ».

Le 26 avril, Gan Lin, chef adjoint de l’administration d’État chinoise pour la réglementation des marchés, a parlé des matériaux de protection contrefaits et de mauvaise qualité lors d’une autre conférence de presse organisée par le Conseil d’État à Pékin.

Gan Lin a déclaré que les autorités ont confisqué 89,05 millions de masques, 418 000 autres matériaux de protection, 7,6 millions de yuans (1 million €) de produits désinfectants, et plus encore, sans préciser la période de temps.

M. Lin a indiqué qu’il existait quatre types de produits de protection impropres en Chine : les produits qui ne peuvent pas répondre aux normes réglementaires ; les produits non médicaux vendus comme produits médicaux et les produits de mauvaise qualité vendus comme produits de bonne qualité ; les produits emballés sans date de production, sans nom de fabricant, sans certificat de qualification, etc.

Un avocat américain

Dan Harris, avocat du cabinet international Harris Bricken basé à Seattle, a publié sur le site web de son cabinet, le 21 avril dernier, des informations sur les escroqueries initiées par des fournisseurs d’EPI en Chine.

Harris a déclaré que son cabinet d’avocats a aidé à rechercher des fournisseurs en Chine, afin de s’assurer que les clients qui doivent acheter des EPI ne soient pas escroqués.

Au cours des derniers mois, le cabinet a découvert que certaines entreprises chinoises utilisaient des certifications achetées sur Internet pour exporter des produits non qualifiés, alors que certains exportateurs chinois étaient des courtiers qui n’avaient rien sous la main. Ils envoyaient aux acheteurs tout ce qu’ils pouvaient obtenir ou prenaient l’argent et n’envoyaient rien. Certains exportateurs n’étaient pas autorisés à exporter, tandis que dans d’autres cas, les employés d’une entreprise certifiée vendaient les produits illégalement.

* Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie covid-19, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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