Les pièces du premier drone écologique d’un chercheur malaisien sont fabriquées à partir de feuilles d’ananas

Par Louise Bevan
29 mai 2021
Mis à jour: 29 mai 2021

Depuis 2017, des chercheurs malaisiens travaillent sur des solutions durables pour les déchets d’ananas et ils en sont finalement arrivés à une innovation aérienne : des pièces de drone écologiques et biodégradables fabriquées à partir de fibres de feuilles d’ananas.

Les feuilles d’ananas, qui sont généralement brûlées lors de la récolte annuelle d’ananas, ont été collectées auprès des agriculteurs du district de Hulu Langat par une équipe de l’université Putra de Malaisie (UPM).

Les fibres transformées et tendues ont été utilisées pour construire le squelette de leur véhicule aérien sans pilote (UAV) Putra, a confié l’université dans un communiqué.

Le professeur Mohamed Thariq Hameed Sultan, chef d’une équipe de chercheurs à l’université Putra de Malaisie (Avec l’aimable autorisation de l’université Putra de Malaisie)

Selon le communiqué, le drone Putra est la « première innovation de ce genre » à utiliser des fibres naturelles provenant de feuilles d’ananas, ainsi que des moteurs, des pales et des batteries rechargeables pour assurer son fonctionnement.

Le professeur Mohamed Thariq Hameed Sultan de l’UPM, qui dirige l’équipe de chercheurs, a dit dans le communiqué que « la plupart des drones sont actuellement fabriqués en plastique, en fibre de carbone et en aluminium, et sont classés dans la catégorie des fibres synthétiques ».

Lors de vols d’essai, le drone innovant a atteint des altitudes de 30 mètres et a été capable de voler pendant 20 minutes d’affilée, précise le communiqué.

(Avec l’aimable autorisation de l’université Putra de Malaisie)

Le professeur Sultan a mentionné à Reuters que le squelette biocomposite du drone Putra offre un « rapport résistance/poids plus élevé » que ses homologues synthétiques et qu’il est moins cher et plus léger.

Il a ajouté qu’un squelette biocomposite totalement dysfonctionnel pourrait être enterré dans le sol où il « se dégraderait en deux semaines ».

Selon le communiqué d’UPM, l’une des caractéristiques les plus avantageuses du drone, outre son squelette écologique, est sa capacité de résistance électrique qui peut empêcher le dispositif de se court-circuiter.

(Avec l’aimable autorisation de l’université Putra de Malaisie)

L’équipe de l’UPM travaille en étroite collaboration avec les producteurs d’ananas de la Malaisie pour poursuivre leurs recherches, en vue de mettre au point un drone plus grand et plus robuste, équipé de capteurs d’images pour faciliter l’agriculture et les inspections aériennes.

William Robert Alvisse, de la Malaysian Unmanned Drones Activist Society, une ONG qui travaille avec l’UPM sur de futurs modèles utilisant des matériaux biocomposites, a dit à Reuters que son équipe s’efforce « d’aider l’industrie, les agriculteurs, à augmenter leur rendement et à faciliter leur travail ».

Selon Reuters, les agriculteurs cherchent des solutions de revenus dans le cadre de la pandémie en cours et encouragent cette nouvelle demande pour les tiges et les feuilles d’ananas qui n’étaient autrefois que des déchets inutiles.

(Avec l’aimable autorisation de l’université Putra de Malaisie)
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