Les talibans sont accusés d’avoir exécuté une policière afghane enceinte devant sa famille

Par Lorenz Duchamps
8 septembre 2021
Mis à jour: 8 septembre 2021

Le groupe terroriste des talibans a été accusé d’avoir tué une policière enceinte de 8 mois devant sa famille au cours du week-end, selon des témoins.

Cet incident intervient dans un contexte où les préoccupations et les rapports concernant la répression à l’encontre des femmes en Afghanistan sous le régime des talibans se multiplient.

Un porte-parole du groupe a démenti ces accusations lors d’un entretien avec la BBC, précisant qu’une enquête sur ce crime est en cours.

« Nous sommes au courant de cet incident, et je confirme que les talibans ne l’ont pas tuée, notre enquête est en cours », a déclaré le porte-parole Zabiullah Mujaheed.

Des proches de la victime, identifiée par sa sœur comme étant Negar Masoomi, ont déclaré qu’elle travaillait dans une prison locale à Ghor, une province du centre de l’Afghanistan.

Le 4 septembre, trois terroristes talibans armés seraient entrés de force dans la maison où vit la famille. Ils auraient ligoté tout le monde et fouillé la maison avant d’exécuter Negar Masoomi au couteau.

« Ils ont tué notre mère sous nos yeux. Ils l’ont tuée avec un couteau », a déclaré Mohammad Hanif, fils de la victime, à un journaliste local de CNN basé à Ghor. Le motif de sa mort reste pour l’instant flou.

Les talibans ont promis qu’ils ne chercheraient pas à se venger de leurs anciens ennemis et ont assuré qu’ils respecteraient les droits des femmes et accorderaient l’amnistie à ceux qui les ont combattus dans le passé.

Zabiullah Mujaheed a répété la promesse d’amnistie du groupe terroriste pour ceux qui ont travaillé pour l’administration précédente et a attribué ce meurtre à une « inimitié personnelle ou autre chose ».

Lorsque les talibans étaient au pouvoir par le passé, entre 1996 et 2001, avant l’opération militaire menée par les États-Unis il y a deux décennies qui a évincé le groupe, ils ont interdit aux femmes de travailler, la plupart d’entre elles étaient confinées à la maison. Ils interdisaient également aux femmes de sortir de chez elles sans être accompagnées et les obligeaient à se couvrir entièrement le corps.

Ces dernières semaines, les talibans ont exhorté les femmes afghanes qui travaillent à rester temporairement à l’intérieur jusqu’à ce que les combattants du groupe terroriste soient formés au « respect et au traitement des femmes ».

« Nos forces de sécurité ne sont pas formées pour négocier avec les femmes, ni pour leur parler », a déclaré un porte-parole du groupe, Zabihullah Mujahid, lors d’un point de presse organisé le 24 août, en faisant référence à certains membres du groupe.

Ce week-end, des terroristes talibans en tenue de camouflage ont tiré des coups de feu en l’air, mettant fin de manière brutale et terrifiante à une manifestation organisée à Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, par des femmes réclamant l’égalité des droits auprès des nouveaux dirigeants.

La marche des femmes – la deuxième en l’espace de quelques jours à Kaboul – a commencé dans le calme. Les manifestants ont déposé une couronne devant le ministère afghan de la Défense en hommage aux soldats afghans morts en combattant les talibans, avant de se diriger vers le palais présidentiel.

Lorsque les manifestants ont atteint le palais présidentiel, une douzaine de terroristes talibans ont foncé dans la foule, tirant en l’air et faisant fuir les manifestants.

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