Les vaccins anti-Covid-19 pourraient être à l’origine de variants, selon des experts israéliens et européens

Par Lawrence Solomon
3 juillet 2021
Mis à jour: 4 juillet 2021

En janvier, un rapport du service de renseignement des forces de défense israéliennes (pdf) mettait en garde contre le fait que le programme de vaccination de masse en Israël pourrait créer une mutation résistante aux vaccins Covid-19. Préparé pour le Centre national d’information et de connaissances sur le coronavirus, le rapport indiquait que « la campagne de vaccination de masse qui se déroule parallèlement à l’épidémie active en Israël peut ‘pousser le virus à évoluer' ».

En mai, Luc Montagnier de l’Institut Pasteur, le virologue dont la découverte du VIH lui a valu un prix Nobel en 2008, a averti que les vaccins Covid-19 suscitent des variants plus mortels. « Je fais des expériences à l’Institut avec des patients qui sont tombés malades du coronavirus après avoir été vaccinés. Je vais vous montrer qu’ils sont en train de créer des variants résistants au vaccin », a-t-il déclaré lors d’une interview en France. « Ce sont les anticorps produits par le virus qui permettent à une infection de se renforcer. […] Il est clair que les nouveaux variants sont créés […] grâce à la vaccination. »

Bien que d’autres ne soient pas d’accord, le fait qu’une vaccination de masse au milieu d’une pandémie puisse créer des variants relève de la science fondamentale, a déclaré le Dr Geert Vanden Bossche, virologue belge, dont les références dans l’industrie des vaccins incluent des postes chez GSK Biologicals, Novartis Vaccines, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) ainsi que la Fondation Bill et Melinda Gates.

Dans un discours-programme prononcé lors du Sommet sur les vaccins aux États-Unis et dans une lettre adressée à l’Organisation mondiale de la santé (pdf), le Dr Bossche a exposé le danger. Comme les vaccins contre le Covid-19 sont incapables d’éliminer rapidement le virus Covid-19, ils créent un terrain propice à l’apparition de variants, un peu comme cela se produit avec les bactéries qui ne sont pas éliminées lorsque les patients ne prennent pas un traitement complet d’antibiotiques. Le virus a alors le temps de s’adapter et de muter – ce qui ne le tue pas rapidement rend sa progéniture plus forte – ce qui a donné lieu à cette suite interminable de variants que nous observons actuellement.

Selon le Dr Bossche, le danger de cette « évasion immunitaire » est considérablement accru par les confinements, qui empêchent le système immunitaire inné de l’organisme d’être suffisamment sollicité par des agents pathogènes aléatoires et d’autres agents environnementaux pour qu’il reste entraîné et en forme, un peu comme le déconditionnement qui se produit lorsque nous ne faisons pas suffisamment d’exercice physique pour maintenir notre cœur, nos poumons et nos autres muscles en forme.

La tempête parfaite d’un système immunitaire inné inapte et de vaccins Covid-19 inefficaces contre des virus mutants de plus en plus virulents de leur propre fabrication verra les personnes précédemment infectées par le Covid-19 et les vaccinés eux-mêmes succomber à l’infection par les variants, a affirmé le Dr Bossche, qui a ajouté que les vaccinés courent un risque particulier, car les anticorps spécifiques à longue durée de vie produits par la vaccination ont particulièrement tendance à neutraliser les anticorps généraux du corps (pdf).

La théorie selon laquelle les vaccins ne sont pas aussi efficaces contre les variants a été étayée par une étude non évaluée par des pairs réalisée en mai par 14 chercheurs de cinq écoles de médecine et universités allemandes, qui ont découvert que le variant Delta (indien) B.1.617 hautement transmissible – l’un des quatre variants classés par l’OMS comme « variant préoccupant au niveau mondial«  – est plus à même que le virus original d’infecter des patients qui ont été précédemment vaccinés ou infectés.

Les auteurs ont conclu que la capacité du variant Delta à échapper aux anticorps spécifiques du Covid-19 « peut contribuer à la propagation rapide de ce variant », ajoutant que « dans les populations présentant un pourcentage élevé de personnes ayant des réponses immunitaires préexistantes contre le SRAS-CoV-2[alias Covid-19], les variants viraux qui peuvent échapper au contrôle immunitaire ont un avantage sélectif ». Ils ont noté qu’un phénomène similaire a pu se produire avec le variant sud-africain, B.1.351, et une mutation brésilienne appelée P.1, qui semblent également prospérer dans les populations ayant acquis une immunité contre le Covid-19.

En d’autres termes, les personnes immunisées contre le Covid-19 pourraient être encore vulnérables à des variants plus transmissibles et/ou mortels du virus.

Une autre étude non évaluée par des pairs qui étaye cette théorie a été réalisée par les services de santé israéliens Clalit et l’université de Tel Aviv. Elle a analysé 800 personnes qui avaient été infectées par le Covid-19 – 400 d’entre elles avaient été préalablement vaccinées et 400 n’avaient pas été vaccinées – pour découvrir que celles qui avaient été entièrement vaccinées par deux injections Pfizer avaient contracté le variant sud-africain à un taux huit fois supérieur à celui des personnes non vaccinées (bien que la taille de l’échantillon soit très petite). L’étude, qui a comparé les deux groupes en fonction de données démographiques telles que l’âge et le sexe, a également révélé que les personnes ayant reçu une injection Pfizer ont plus souvent contracté le variant britannique que celles qui n’en ont reçu aucune.

Deux nouvelles inquiétudes ont été exprimées dans un article paru dans Science au début de l’année, intitulé « New mutations raise specter of ‘immune escape' » (le phénomène des nouvelles mutations soulève la question de l’ « évasion immunitaire »), qui décrivait comment des mutations plus mortelles pouvaient apprendre à échapper à la réponse immunitaire chez des personnes précédemment guéries ou vaccinées, ce qui conférait à la mutation un avantage dans les populations à forte immunité. Dans un exemple, Jesse Bloom, biologiste évolutionniste au Fred Hutchinson Cancer Research Center, a montré que E484K, une mutation d’un variant sud-africain inquiétant appelé 501Y.V2, réduisait la puissance d’anticorps spécifiques d’un facteur pouvant atteindre 10.

Pour lutter contre les vagues de mutations provoquées par le Covid-19, de nombreux experts insistent sur la nécessité de créer de nouveaux vaccins. Mais si ces vaccins sont administrés pendant une pandémie, d’autres avertissent qu’ils pourraient simplement perpétuer un cercle vicieux où de nouvelles variantes engendrent le besoin de nouveaux vaccins engendrant de nouvelles variantes.

Lawrence Solomon est chroniqueur à Epoch Times, auteur et directeur exécutif du Consumer Policy Institute, basé à Toronto. LawrenceSolomon@nextcity.com @LSolomonTweets

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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