L’ex-président égyptien des Frères musulmans Mohamed Morsi meurt lors de son audience au tribunal

Par afp
17 juin 2019 Mis à jour: 12 juillet 2019

L’ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, 67 ans, est mort lundi après une audition devant un tribunal du Caire, près de six ans après sa destitution par son successeur Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée.

« Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes… Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés… et a été immédiatement transporté à l’hôpital… » où il est décédé, selon un communiqué du parquet général égyptien.

« Il est arrivé à l’hôpital à exactement 16h50 et il n’y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps », a-t-il le parquet général.

L’ancien président, en détention depuis juillet 2013, comparaissait lundi dans la cage réservée aux accusés à l’intérieur du complexe pénitentiaire de Tora dans le sud du Caire.

Interrogé par l’AFP, l’un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud, a déclaré: « nous n’avons même pas pu le voir au tribunal à cause des parois de verre blindé (du box) insonorisé. Mais d’autres détenus nous ont fait signe qu’il n’avait plus de pouls ».  

« Je l’ai vu emporté sur une civière dans le complexe judiciaire » de la prison de Tora, a-t-il ajouté.

Dans un message posté sur Facebook, Ahmed, le fils de M. Morsi a confirmé la mort du président déchu.

Selon Jonathan Schanzer, du cercle de réflexion Foundation for Defence of Democracies (FDD), « étant donné les circonstances, Mohamed Morsi sera considéré comme un martyr. Et les théories du complot autour de sa mort vont certainement prospérer ».  Mais selon ce dernier, « les Frères musulmans resteront moribonds en Egypte. Et ils resteront affaiblis dans le reste de la région ».

Il était accusé de fomenter des actes de terrorisme

Le leader islamiste était emprisonné depuis sa destitution par l’armée. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires dont un dossier d’espionnage pour l’Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza.

Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

« Il y a eu une pause entre deux séances pour des affaires différentes… Ils avaient juste terminé la séance concernant l’affaire l’espionnage », a dit à l’AFP une source judiciaire lundi après l’annonce de la mort de l’ancien président.

Depuis sa destitution, son tombeur et ancien ministre de la Défense Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression sans merci contre l’opposition islamiste et en particulier les Frères musulmans, dont des milliers de membres ont été emprisonnés.

Epochtimes.fr avec AFP

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