C’est officiel : l’homéopathie ne sera plus remboursée par la sécurité sociale à partir de 2021

Par Epoch Times avec AFP
8 octobre 2019 Mis à jour: 8 octobre 2019

La décision est finalement tombée. Selon deux arrêtés publiés ce mardi 8 octobre au Journal officiel, les médicaments et les préparations homéopathiques ne seront plus remboursés par la sécurité sociale.

Se référant à l’avis accablant de la Haute autorité de santé qui a conclu fin juin à l’absence d’efficacité avérée des produits homéopathiques, le ministère de la Santé a publié mardi deux textes réglementaires pour organiser leur déremboursement.

Un premier arrêté porte sur la radiation des médicaments homéopathiques de la liste des spécialités remboursables. Des centaines de spécialités, certaines très connues comme l’arnica montana, le gelsemium sempervirens ou le nux vomica, sont citées.

Le symbole est fort : les pilules et préparations homéopathiques ne seront plus remboursées par la sécurité sociale. L’an dernier, l’homéopathie a représenté 126,8 millions d’euros sur environ 20 milliards pour l’ensemble des médicaments remboursés, selon l’assurance maladie.

Déremboursement complet en janvier 2021

La commission de transparence a donné un avis défavorable au remboursement de ces médicaments en raison de « l’absence de démonstration probante d’efficacité (…) dans les affections/symptômes pour lesquels des données ont été retrouvées dans la littérature », « l’absence de démonstration d’une efficacité supérieure au placebo ou à un comparateur actif » et le fait que « ces médicaments homéopathiques ne permettent pas, dans le cadre d’une stratégie thérapeutique, de réduire la consommation d’autres médicaments« , rappelle le gouvernement dans cet arrêté.

Un second arrêté met fin à la prise en charge par l’assurance maladie des préparations homéopathiques, réalisées par les pharmaciens, « en l’absence d’intérêt démontré pour la santé publique ».

Dans les deux cas, le déremboursement complet interviendra au 1er janvier 2021.

Entre-temps, a précisé le ministère de la Santé, il appartiendra à l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie de fixer la baisse du taux de prise en charge au 1er janvier 2020 à 15%.

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