L’hydroxychloroquine réduit le taux de mortalité lié au Covid-19, selon une étude américaine

Par Zachary Stieber
4 juillet 2020
Mis à jour: 4 juillet 2020

L’hydroxychloroquine, médicament antipaludique, réduit le taux de mortalité des patients atteints du Covid-19, ont déclaré des chercheurs américains.

Les chercheurs ont effectué une analyse rétrospective sur plus de 2 500 patients hospitalisés entre le 10 mars et le 2 mai dans les établissements de santé Henry Ford, dans le Michigan (États-Unis). Plus de 2 000 de ces patients ont bénéficié d’un traitement à base d’hydroxychloroquine, un antipaludéen associé à l’azithromycine, un antibiotique.

L’étude a révélé que 13 % des personnes qui ont été traitées exclusivement avec de l’hydroxychloroquine sont décédées, alors que 26,4 % des personnes qui n’ont pas reçu ce médicament sont décédées.

L’hydroxychloroquine seule a réduit le taux de mortalité de 66 % et l’antipaludéen avec l’antibiotique ont réduit le taux de 71 %, selon les chercheurs.

La grande majorité des patients ont bénéficié du médicament moins de 48 heures après leur admission.

« Notre analyse montre que l’utilisation de l’hydroxychloroquine a contribué à sauver des vies », a déclaré le Dr Steven Kalkanis, neurochirurgien, vice-président en chef et directeur académique du système de santé. « En tant que médecins et scientifiques, nous nous appuyons sur ces données pour mieux comprendre. Et les données disponibles sont claires : il y a des avantages à utiliser ce médicament pour traiter les patients malades et hospitalisés. »

CORONAVIRUS : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Les patients qui ont bénéficié de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine ont également eu un taux de mortalité inférieur à celui des personnes qui n’ont reçu ni l’un ni l’autre, tout comme les patients qui ont reçu que de l’azithromycine.

Vue de l’entrée principale de l’hôpital Henry Ford à Detroit, Michigan, le 8 avril 2020. (Elaine Cromie/Getty Images)

« Les résultats ont été soigneusement analysés et examinés par des pairs », a ajouté le Dr Marcus Zervos, chef de la division des maladies infectieuses chez Henry Ford, qui a co-écrit l’étude avec le Dr Samia Arshad, épidémiologiste.

« Nous attribuons nos résultats, qui diffèrent des autres études, à un traitement précoce et à une combinaison d’interventions réalisées pour apporter un soutien aux patients, y compris une surveillance cardiaque attentive », a déclaré M. Zervos. « Notre dosage diffère également des autres études qui ne montrent pas les bienfaits du traitement. Et d’autres études menées n’ont pas fait l’objet d’un examen par des pairs, ont un nombre limité de patients, des populations de patients différentes, ou d’autres différences par rapport aux études. »

Aucun des patients n’a subi d’effets secondaires, ont déclaré les chercheurs, bien qu’il ait été recommandé aux patients surveillés en raison de problèmes cardiaques de ne pas prendre le traitement.

L’âge moyen des patients était de 64 ans. Le groupe était composé de 51 % d’hommes et de 56 % d’Afro-Américains.

Les conclusions sont issues d’une étude évaluée par des pairs et publiée dans le Journal international des maladies infectieuses.

Quel que soit le traitement reçu, la mortalité était la plus élevée chez les patients de plus de 65 ans, les patients identifiés comme caucasiens, les patients admis avec un taux d’oxygène réduit et les patients nécessitant une prise en charge dans des unités de soins intensifs, ont déclaré les chercheurs.

Les résultats doivent être interprétés avec une certaine prudence, a déclaré M. Zervos, et doivent être confirmés par des essais cliniques contrôlés et randomisés. L’hydrxychloroquine devrait être utilisée en dehors des hôpitaux, a-t-il dit.

L’hydroxychloroquine et la chloroquine, qui lui est étroitement liée, ont fait l’objet d’un examen minutieux depuis que le président Donald Trump les a présentés au début de l’année comme des traitements potentiels pour le Covid-19, une maladie causée par le virus du PCC* (Parti communiste chinois). Les médicaments ont été prescrits à des patients hospitalisés et non hospitalisés dans tous les États-Unis en fonction de comptes rendus anecdotiques qui suggéraient une certaine efficacité contre le Covid-19.

Hydroxychloroquine (Photo par GEORGE FREY/AFP via Getty Images)

Certains essais cliniques ont par la suite révélé que l’antipaludéen était inefficace pour certains dosages. Plusieurs essais sur le médicament ont été interrompus le mois dernier.

L’étude la plus diffusée, une rétrospective qui, selon les chercheurs, concernait près de 100 000 patients, a été retirée début juin alors que trois de ces chercheurs ont déclaré ne pas pouvoir vérifier les données.

D’autres études ont suggéré que l’hydroxychloroquine est efficace. L’une d’entre elles a montré qu’elle permettait de faire sortir plus rapidement les patients des hôpitaux lorsqu’elle était associée au zinc et à l’azithromycine.

Des chercheurs indiens ont déclaré que l’antipaludéen est un prophylactique efficace contre le virus du PCC.

Les autorités américaines chargées de la sécurité alimentaire et des médicaments ont mis fin à l’autorisation de l’utilisation d’urgence des antipaludiques le mois dernier.

Il n’est plus raisonnable de croire que l’hydroxychloroquine et la chloroquine peuvent être efficaces dans le traitement du Covid-19, a déclaré Denise Hinton, responsable scientifique de l’agence.

Certains des essais ont mis en évidence des effets secondaires, notamment des rythmes cardiaques irréguliers, a averti l’agence.

L’Association des médecins et chirurgiens américains, qui soutient l’hydroxychloroquine et a compilé une liste d’études suggérant son efficacité, a déclaré que l’autorisation ne s’appliquait qu’aux doses données au stock national stratégique. L’hydroxychloroquine a été approuvée il y a plusieurs décennies pour la lutte contre le paludisme et peut donc être prescrite par les médecins pour d’autres maladies.

* Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

RECOMMANDÉ