État d’urgence sanitaire: « Vous êtes en train de construire, le sourire aux lèvres, un régime autoritaire » s’alarme Jean-Luc Mélenchon

Par Epoch Times avec AFP
5 novembre 2020
Mis à jour: 5 novembre 2020

Des maires qui refusent de fermer les petits commerces, l’opposition qui s’inquiète pour ses droits: la crise sanitaire accentue la concentration du pouvoir contenue en germe dans la Ve République, exposant l’exécutif à l’accusation d’ « autoritarisme ».

Depuis l’annonce du reconfinement il y a une semaine, les oppositions ont haussé le ton, dénonçant tour à tour le manque de concertation, des mesures prises dans l’opacité des conseils de défense, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire ou encore le recours aux ordonnances.

A l’image du patron des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qui ne cesse de dénoncer « les dérives » de l’exécutif. « Vous commencez à aller de plus en plus loin dans l’autoritarisme jusqu’à vous mêler (…) de la vie quotidienne des gens », a-t-il accusé à l’Assemblée nationale, après la fermeture des magasins de proximité et des rayons de produits non essentiels dans les supermarchés.

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, qui a appelé les maires de sa formation politique à désobéir à l’Etat en maintenant les magasins ouverts, lui a emboîté le pas. « Il y a une dérive qui finit par caractériser un autoritarisme déplacé », a-t-il dénoncé.

L’eurodéputé EELV, Yannick Jadot, s’en est pris à Emmanuel Macron qui « décide seul avec quelques conseillers », et le patron des Républicains, Christian Jacob, a attribué les couacs de l’exécutif à un « président de la République (qui) ne donne pas des instructions claires » au Premier ministre Jean Castex.

Ces critiques sont-elles fondées ?

« En France, je pense que nous flirtons avec un autoritarisme centralisateur qui devient problématique », affirme à l’AFP Romain Pasquier, politologue et directeur de recherche au CNRS, convaincu qu’une « partie de la société accepte de plus en plus mal les normes qui tombent du haut sans concertation préalable ».

« Si nous ne sommes pas capables dans la crise sanitaire de redonner une marge de manoeuvre au local pour que les gens décident dans leur cadre de vie d’un certain nombre de choses sur leur propre liberté, on verse dans une certaine forme d’autoritarisme démocratique (…) qui finit par miner la confiance dans le système politique français », prévient-t-il.

De son côté, l’exécutif rejette avec force les accusations d’autoritarisme et rappelle à quel point il doit agir vite face à la propagation de l’épidémie ou la menace terroriste.

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