L’hypocrisie du mouvement Black Lives Matter

Par Diane Dimond
21 juillet 2020
Mis à jour: 21 juillet 2020

Black Lives Matter, la vie des Noirs compte. Bien sûr qu’elles comptent. Mais il est désormais tout à fait clair que la vie, la sécurité et la dignité des hommes, des femmes et des enfants d’origine africaine ne sont pas vraiment ce qui motive les organisateurs du mouvement « Black Lives Matter », et c’est une honte.

Le monde entier a été informé des objectifs du BLM. Nous voyons maintenant qu’il s’agit de créer des troubles publics et rien de plus. Nous aurions dû nous en rendre compte lorsqu’une de ses co-fondatrices a fièrement déclaré être une « marxiste de formation ». Le marxisme, par définition, « plaide pour une révolution ouvrière qui renverse le capitalisme en faveur du communisme ».

Le site web du BLM affirme que le groupe « développe son pouvoir pour apporter la justice, la guérison et la liberté aux personnes d’origine africaine ». Vraiment ? Alors pourquoi ne se mobilisent-ils pas dans les quartiers sensibles où les Afro-Américains sont souvent les victimes ?

À New York, les organisateurs du BLM dédient la plus grande partie de leurs efforts à peindre leur nom sur les murs des rues, mais ils ne font rien pour aider à arrêter le massacre croissant de citoyens, principalement afro-américains. Les fusillades ont augmenté de 46 % au cours des six premiers mois de cette année, et les homicides ont augmenté de plus de 20 %. Pourtant, les appels du BLM à défrayer la police se poursuivent, et la réponse du maire a été de réduire d’un milliard $ le budget de la police de New York. L’unité anti-criminalité du département – qui se concentrait sur le désarmement des criminels et la réduction des crimes violents dans les quartiers à majorité minoritaire – a été dissoute.

Comment cela peut-il avoir un sens ?

Le dernier choc pour les New-Yorkais est survenu lorsqu’un petit garçon de 22 mois, Davell Gardner, a été abattu sans raison lors d’un barbecue à Brooklyn. La fusillade a également blessé trois hommes. Toutes les victimes étaient de race noire, et la police soupçonne que les tireurs l’étaient aussi.

« Ils sont en train de parler de ‘Black Lives Matter' », a déclaré la grand-mère en deuil de Davell, « mais les vies des Noirs n’ont pas d’importance, parce que les Noirs essaient de tuer d’autres Noirs. » Samantha Garner a ajouté ce que nous pensons tous : « Il faut que cela cesse ! […] Attrapez ces salauds ! »

À Chicago, où plus de 100 personnes, pour la plupart d’origine africaine, ont été abattues par des civils au cours d’un récent week-end, un révérend local a déclaré qu’il s’agissait d’un champ de bataille « ouvert ». Près de 2 000 habitants de Chicago ont été abattus jusqu’à présent cette année, des centaines mortellement, et, oui, la majorité des victimes et des agresseurs connus sont d’origine africaine.

Alors, où en est le mouvement Black Lives Matter à Chicago pour tenter de freiner cette tendance ? Le BLM s’est-il introduit dans la ville des vents pour inciter les autorités locales, les leaders des communautés et les citoyens concernés pour tenter de combattre le carnage perpétré contre les Afro-Américains ? Non.

À Minneapolis, les autorités rapportent qu’au moins 116 personnes ont été abattues dans les quatre semaines qui ont suivi la mort de George Floyd. Récemment, trois fusillades perpétrées par des gangs ont eu lieu en une journée, dont une dans un quartier à majorité africaine du nord de Minneapolis où 50 enfants (âgés de 5 à 14 ans) se trouvaient lors d’un entraînement de football. Un témoin oculaire, une mère, a posté une vidéo effrayante affirmant que les tireurs n’avaient manifestement « aucun respect pour la vie ». Heureusement, aucun enfant n’a été abattu.

Black Lives Matter est-il intervenu pour aider à apaiser les blessures psychiques de ces enfants, pour la plupart d’origine africaine, ou pour mobiliser les adultes afin qu’ils se prémunissent contre un autre incident ? Non.

À Atlanta, dans le restaurant Wendy’s incendié où BLM s’est réuni lorsque la police a tué un Afro-Américain qui leur avait tiré dessus avec un taser, une autre tragédie a eu lieu. Une enfant d’origine africaine de 8 ans a été tuée par balle alors qu’elle passait en voiture. Une nouvelle fusillade aveugle entre Afro-Américains. Son père a dit plus tard aux criminels : « Vous avez tué un enfant. Elle n’a rien fait à personne. Les vies noires comptent ? Vous tuez les vôtres. »

Le slogan de Black Lives Matter fait désormais partie du lexique américain. Tous les citoyens clairvoyants l’adoptent ainsi que l’idée que les manœuvres policières violentes doivent être abolies. L’adhésion à ces idéaux et à l’organisation BLM sont deux choses très différentes.

Ce mouvement, financé par plusieurs millions de dollars offerts par des sociétés bien intentionnées, des célébrités et des personnes concernées, est fatalement vicié. Le BLM n’a pas de véritable leadership, de transparence fiscale et de déclaration de mission explicite.

Pour être viable, l’organisation doit condamner la violence perpétrée en son nom, ainsi que les activités illégales, les incendies, les pillages et le vandalisme si fréquents. Jusqu’à présent, nous n’avons pas entendu un seul mot de la part de leur dirigeante qui se décrit comme une marxiste.

En me souvenant des leçons tirées de l’époque des droits civiques dans les années 50 et 60, je me demande souvent ce que le Dr Martin Luther King Jr. ou Rosa Parks penserait du mouvement actuel pour la justice raciale. Je crois qu’ils seraient très déçus.

Diane Dimond est auteur et journaliste d’investigation. Son dernier livre s’intitule Thinking Outside the Crime and Justice Box (penser en dehors de la sphère du crime et de la justice).

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